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Réalisation
Noriaki Yuasa

Scénariste
Nisan Takahashi

Date de sortie
1968

Genre
kaiju eiga

Tagline


Cast
Kojirô Hongô
Tôru Takatsuka
Carl Craig
Peter Williams
Carl Clay
Michiko Yaegaki


Pays
Japon

Production


Musique
Kenjiro Hirose

Effets spéciaux



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Moyenne: 1.5
(2 votes)
Un vaisseau extraterrestre menaçant s'approche dangereusement de la Terre. Heureusement, la tortue géante Gamera veille : elle détruit l'astronef. Mais les extraterrestres ont le temps d'envoyer un message à leurs compatriotes qui vivent cachés sur Terre. Ils vont découvrir le point faible de Gamera...



Cette fois, les choses sérieuses commencent. Après les trois premiers, on pouvait presque se demander si la réputation de « saga pour les enfants » de Gamera n’était pas un peu exagérée. Certes, ils étaient bien présents, notamment dans "Gamera vs Gyaos", mais cela restait presque raisonnable. Cette fois, c’est bel et bien fini : avec "Gamera vs Viras", les enfants prennent le pouvoir, pour notre plus grand malheur.

Deux gosses insupportables, un japonais et un américain, seront donc les principaux personnages du film. Ils font évidemment les 400 coups ensemble, n’hésitant pas à saboter un sous-marin ou à en prendre le contrôle. Le duo est par ailleurs parfaitement complémentaire : le petit japonais, Masao, est évidemment un petit génie, capable de bricoler un émetteur de poche ou de comprendre instantanément le fonctionnement d’un vaisseau spatial ; Jim, le petit américain, est évidemment un peu bêta mais compense par une remarquable habileté au lasso. Ensemble, ils seront tour à tour témoin de la première attaque des Viras, puis pris en otage (l’ONU préférera même sacrifier la planète plutôt que de risquer leurs vies !), avant de se libérer seuls, de sauver Gamera et de le conseiller lors de son éternel combat final. Et les adultes dans tout ça ? Ben, euh…



Si l’omniprésence de ces insupportables gamins est une véritable épreuve pour le spectateur, ce ne sera néanmoins pas l’unique défaut du film. En plus d’un scénario très léger, Gamera vs Viras va surtout briller par un nombre impressionnant de scènes reprises des précédents volets. Et attention, il ne s’agit pas ici de quelques plans par-ci par-là : on a droit à une séquence de plus de 10 minutes où l’on revoit des passages entiers de "Gamera, le monstre géant", de "Gamera vs Barugon" et de "Gamera vs Gyaos". Pourquoi ? Parce que les aliens essaient de trouver le point faible de Gamera qui sera le même que celui de n’importe quel pédophile belge : Gamera aime un peu trop les enfants.



Et ça ne s’arrête pas là ! Quand les aliens contrôlent enfin la tortue géante, pourquoi donc tourner de nouvelles scènes ? On reprend de larges morceaux de "Gamera, le monstre géant", en y ajoutant de la couleur. Enfin, quand on en a envie, parce que de longs extraits sont restés en noir et blanc, comme ça, au beau milieu d’un film en couleur, sans aucune tentative pour dissimuler la différence ! Le film pousse même le vice jusqu’à utiliser plusieurs fois ses propres images, pour un total approchant les 20 minutes d’extraits repris…



Pour ne rien arranger, même le combat final, qui intervient très tard dans le film, sera très moyen. Loin de la violence des précédents volets, à un passage près, Gamera affronte donc une sorte de calamar géant, au costume ridicule (on croirait voir le "Calamari Wrestler" !), pour un combat défiant toute cohérence et tout sens de la mise en scène : il s’agit simplement du pire affrontement que j’aie pu voir dans un kaiju eiga jusqu’à aujourd’hui.

Après trois premiers films sympathique, la saga Gamera plonge donc dans la médiocrité avec ce Gamera vs Viras. Malgré quelques rares bonnes idées (j’aime beaucoup l’aspect du vaisseau extraterrestre), l’utilisation massive de stock-shots (il n’y a presque aucune scène de combat ou de destruction inédite) et l’omniprésence de ces gamins aussi irritants que stéréotypés est rapidement insupportable.