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CONNEXION


Genre
Combat

Systeme
XBOX 360

Developpeur
Namco Bandai

Annee
2009

Votre note: -
Moyenne: 5.8
(4 votes)


Pour venger son père mort en duel, le jeune Afro va apprendre le maniement du sabre afin d'aller défier le nouveau numéro 1. Pour ce faire, il devra trouver le bandeau numéro 2 et faire quelques morts autours de lui pour attirer l'attention...


Afro Samurai est à l'origine un manga, qui a inspiré un animé, qui a inspiré un jeu vidéo. Le média vidéo ludique ne couvrirait que les premiers épisodes de la phase audiovisuelle.
Si j'emploie le conditionnel, nuançant donc mon propos d'un voile de doute, c'est parce que je n'ai connaissance ni du manga, ni de l'animé. Ce que je recherchais lorsque j'ai fait l'acquisition du jeu, c'est un exutoire, quelque chose de bourrin quoi !

Afro Samurai retrace la vengeance d'Afro, un samurai noir de peau. Dans le japon féodal, deux bandeaux font la loi. Le bandeau numéro 1 confère à son détenteur la puissance d'un dieu, tandis que le second bandeau permet de défier le porteur du premier. Ça c'est la partie la plus compréhensible du scénario car le reste est pour le moins chaotique : des ellipses, des flashbacks, un personnage principal schizophrène et une histoire constellée d'éléments modernes sont au programme. Si l'on frise parfois le steam punk, il n'est pas rare qu'un téléphone portable sonne. Résultat, tout au cours des quelques niveaux que propose le jeu, on se demande toujours où l'on est et ce que l'on y fait.



Pour être tout à fait franc, c’est aussi opaque que la cornée “catharacteuse” d'un ivrogne en phase terminale de delirium tremens, cela n'affecte en rien le plaisir de jouer. Au contraire, la partie revêt un aspect surréaliste, soulignant un peu plus le côté bordel décomplexé du jeu. Car où que vous soyez dans Afro Samurai, c'est toujours un immense plaisir de rentrer dans le lard des ennemis à grands coups de katana. Comme dans tout beat'em all qui se respecte, le joueur enchaîne les combos pour dépecer ses ennemis. A cela, Afro Samurai ajoute le mode concentration : plus vous déglinguez d'ennemis, plus longtemps vous pourrez demeurer concentré. Ce mode ressemble à un bullet time en noir et blanc, et permet de trancher les vilains avec plus ou moins de précision. Et les membres volent dans d'immenses gerbes de sang (dans les options, un menu statistiques permet de voir combien de litres de sang ont été déversés, combien de têtes tranchées...).

Ce carnage se déroule dans un univers sublimement modélisé. Les graphismes font honneur à l'animé, et ajoutent au plaisir de jouer. Pour ne rien gâcher, les doublages sont fait par Samuel L. Jackson et Ron Perlman. C'est un pur bonheur, d'autant que les lignes de dialogues ne sont pas piquées des hannetons. Toutefois, ce ne sont pas seulement les douces voix des deux acteurs qui viendront vous chatouiller les tympans. Afro Samurai est rythmé par la sublime musique de RZA. Tout au long du jeu, on a qu'une envie : mettre le son plus fort !



Deux ombres au tableau, cependant. Tout d'abord, le jeu se finit BEAUCOUP trop vite. Sept heures suffisent à en venir à bout. En revanche, on y revient avec plaisir pour fouiller les niveaux de fond en comble et débloquer les succès (pour ceux qui jouent sur Xbox 360).
Autre point noir : les phases de plate-formes. J'ai envie d'être vulgaire rien qu'à repenser à ces horribles séquences de jeux qui poussent le samurai à courir sur des murs et sauter de plate-forme en plate-forme. C'EST DE LA MERDE ! Le jeu demande d'être d'une précision millimétrique, faute de quoi, c'est la chute. La simple évocation de ces phases de jeu, me donne la nausée (et je reste poli). La seule chose qu'elles apportent au joueur, c'est une envie irrépressible d'insérer la manette dans l'écran de télévision.

4/6 - Colin Vettier