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Modeste ouvrier, Douglas Quaid rêve de s’évader de sa vie frustrante. L’implantation de souvenirs que propose la société Rekall lui paraît l’échappatoire idéale. S’offrir des souvenirs d’agent secret serait parfait… Mais lorsque la procédure d’implantation tourne mal, Quaid se retrouve traqué par la police. Il ne peut plus faire confiance à personne, sauf peut-être à une inconnue qui travaille pour une mystérieuse résistance clandestine. Très vite, la frontière entre l’imagination et la réalité se brouille. Qui est réellement Quaid, et quel est son destin ?



Et le remake de la semaine est... «Total Recall» ! Si le film original, dans lequel Paul Verhoeven («Starship Troopers») dirigeait Arnold Schwarzenegger, a sensiblement vieilli, notamment en ce qui concerne les décors et les effets spéciaux, il reste une des oeuvres majeures de la science-fiction. Aussi, beaucoup ont-ils grincé des dents à l’annonce d’un remake / d’une nouvelle adaptation de la nouvelle Souvenirs à vendre de Philip K. Dick. Et forcément, le fait que la réalisation soit confiée à Len Wiseman, déjà derrière la caméra pour les moyens «Underworld» 1 et 2, et le rôle principal à Colin Farrell («Minority Report», «Fright Night») alors que Tom Hardy («The Dark Knight Rises») ou Michael Fassbender («Prometheus») étaient pressentis, n’étaient pas de nature à rassurer.



Et il ne faut pas longtemps au film pour confirmer nos premières craintes. Après une introduction où Jessica Biel et Colin Farrell affrontent des ennemis sortis d’ «I, Robot», on va rapidement s’apercevoir qu’il ne sera plus question ni de Mars ni de mutants. A leur place, on se retrouve avec le pauvre continent Australien et les ouvriers qui vont quotidiennement travailler de l’autre côté de la Terre, dans l’Union Fédérale Britannique, au moyen du seul moyen de transport : la Chute, qui passe par le centre de la planète. Le reste du globe est quant à lui inhabitable en raison de guerres chimiques...Bref, de la SF de comptoir, bien loin du dépaysement que pouvait offrir le film de Verhoeven.



Car la comparaison va être inévitable. D’abord parce que le film prend bien soin de reprendre le même nom afin d’engranger des dollars sur le dos de son illustre aîné (oh si, on ajoute Mémoires programmées en France...toi aussi, camoufle ton remake avec un sous-titre ringard, vivement Les Dents de la mer : la chasse au requin !). Ensuite et surtout, parce que malgré les deux différences évoquées plus haut, le film suit le même déroulement, reprenant des scènes à l’identique. Un aspect qui pourrait être ignoré si le reste du film était à la hauteur, mais non. Horriblement redondant, le film de Wiseman va contamment jongler entre scènes d’action et courses poursuites, le tout entrecoupé de quelques pauses explicatives avant de repartir de plus belle. Ainsi, l’histoire n’avance jamais vraiment et surtout, on a l’impression d’une absence totale d’enjeux, ce qui handicape considérablement le climax.



On notera quand même les rares qualités du film : Jessica Biel et surtout Kate Beckinsale s’en sortent plutôt bien, surtout en comparaison avec Colin Farrell. Les effets spéciaux et les décors sont très réussis, même si on pourra s’amuser de la ressemblance avec plusieurs autres films de science fiction, comme «Minority Report», «I, Robot» ou même «Le Cinquième élément». Et finalement, on ne s’ennuie pas trop pendant 2 heures, les scènes d’action étant assez divertissantes pour nous maintenir éveillés. Ca reste néanmoins bien peu, et surtout insuffisant pour ne pas ranger Total Recall : Mémoires Programmées dans la longue liste des remakes sans grand intérêt.