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Alors qu'ils survolent les mers pour repérer des bans de poissons, les jeunes pilotes Tsukioka et Kobayashi rencontrent Godzilla et un autre monstre en train de se livrer une bataille féroce. Les deux créatures disparaissent dans l'océan, mais refont bientôt surface près d'Osaka, qui sera dès lors le cadre d'un combat à mort entre les deux monstres et les hommes.



Un an après le film d'origine, la première suite voit déja le jour. Reprenant un schéma similaire au film de Honda, "Le Retour de Godzilla" va toutefois introduire une variante importante qui va conditionner nombre de films de la saga: godzilla est en effet confronté pour la première fois à un autre monstre géant, réveillé lui aussi par les essais nucléaires: Anguirus (également connu sur le nom de Angilas, voire de Anzilla selon les versions). Ce dernier est également un dinosaure mutant, à l'origine une variété d'Ankylosaurus, herbivore placide à carapace ornée d'épines, même s'il est décrit dans le film comme un carnassier rapide...Cette incursion d'une autre créature pour faire face à Godzilla deviendra plus tard une des caractéristiques mêmes de la saga, puisqu'à part dans "Le Retour de Godzilla (1984)", le monstre sera toujours confronté à d'autres.



Pour tenter d'assurer une certaine continuité, et justifier la présence du Big G malgrè la fin de "Godzilla", le monstre atomique est présenté comme un Godzilla différent de celui d'origine. Cela permet également de justifier sa différence d'apparence entre les deux films. En effet, il arbore ici un physique moins pataud, et un visage bien plus agressif que l'original, même si le costume n'est toujours pas très convaincant. La continuité entre les deux films est également marquée par une séquence vidéo de l'attaque de Godzilla à Tokyo, la présence du Dr Yamane (joué par Takashi Shimura), et divers commentaires de la population. Evidemment, Tokyo ayant été détruite quelques mois auparavant, l'action se déplace afin de détruire un nouveau terrain de jeu: Osaka. Et qui dit deux monstres, dit deux fois plus de destructions, deux fois plus vite. En effet, godzilla et Anguirus vont s'en donner à coeur joie. Ils écrasent, détruisent, piétinent à un rythme effréné. D'ailleurs, le combat entre les créatures est chorégraphié et filmé de façon très rapide. Cela insuffle certes de l'énergie à ces scènes, mais donne surtout une impression de vivacité qui sied mal à des monstres de ces dimensions et qui, à vrai, rend un peu ridicules et difficiles à suivre ces combats. Cela reste tout de même par moments très spectaculaire, avec notamment la destruction du Château de Osaka, l'un des monuments les plus connus du Japon.



Mais malgré la présence de ces deux monstres, le film les délaisse très souvent pour suivre les héros humains. On ne nous épargnera pas par exemple un commencement d'histoire amoureuse, mais surtout l'évasion de prisonniers lors de leur transfert. Cet événement aura son importance puisqu'il aboutira à l'échec du plan initial des militaires pour éloigner Godzilla de la ville. Les scènes concernant ces prisonniers sont assez drôles, avec une énorme tendance des acteurs à en faire trop, et à tomber les uns après les autres à chaque apparition. Petites fusillades, poursuite automobile, le tout étant assez maladroit, pour arriver aux derniers actes du film. Après le combat décrit plus haut, on assiste de nouvelles scènes sans monstres, puis à la réapparition du monstre vainqueur. Dès lors, on suivra les tentatives humaines pour arrêter ce monstre, pendant de nombreuses minutes. Ces dernières scènes seront assez pénibles à suivre: on assistera à des images semblables d'attaques aériennes pendant vingt minutes. Cette répétition est d'autant plus pénible que les maquettes, jusque là assez réussies (du moins, tant que les plans ne sont pas trop rapprochés), sont particulièrement loupées, notamment quand les avions larguent des missiles...



Cette première suite de "Godzilla" reprend donc la plupart des éléments inaugurés par son modèle, et en crée un nouveau en instaurant le versus entre deux monstres. Toutefois, le film délaisse un peu trop ses créatures au profit de sous intrigues humaines, et pêche dans sa réalisation par un montage trop rapide et trop répétitif.








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