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De mystérieux objets s'écrasent dans les océans, près de nombreuses grandes villes. Ce qu'on ne pensait n'être que des météorites se révèlent finalement être des appareils extraterrestres, libérant une armée d'envahisseurs venus exterminer l'humanité et s'emparer de l'eau. Alors que ces forces surclassent rapidement les forces terrestres, des marines emmenés par le Lieutenant Martinez et le Sergent Nantz sont chargés de sauver des civils derrière les lignes ennemies à Los Angeles...



En février 1942 s'est déroulé un des événements ufologiques les plus célèbres, connu aujourd'hui sous le nom de Bataille de Los Angeles : peu de temps après l'attaque sur Pearl Harbor, des objets volants non identifiés sont repérés dans le ciel de L.A. Craignant une nouvelle offensive nippone, les américains ne se posèrent aucune question et ouvrirent le feu, sans toutefois abattre d'appareil. Les témoins déclarèrent par la suite avoir observé des boules lumineuses dans le ciel évitant les tirs de DCA. Si l'incident fut finalement considéré comme une fausse-alerte par les autorités, de nombreux doutes subsistent et le mystère n'a jamais été élucidé. C'est cette histoire qui a inspiré le nouveau film de Jonathan "Massacre à la tronçonneuse : le commencement" Liebesman, World Invasion : Battle Los Angeles.



WIBLA (ça va quand même plus vite) est un film de guerre avec des extraterrestres. Ni plus, ni moins. Deux armées s'opposent, et il y a finalement peu de différences entre les marines et les envahisseurs : de petits groupes de soldats lourdement armés, avec une hiérarchie bien précise, une unité médicale, les éclaireurs, le soutien aérien, etc...La seule différence vient surtout du fait que le soldat américain n'a peur de rien, et son courage n'a d'égal que son sens du sacrifice. Ainsi que son côté stéréotypé, puisqu'on retrouve toujours des personnages similaires, dans un modèle directement inspiré par "Aliens - le retour" de Cameron : le lieutenant (Ramòn "Transformers" Rodriguez) dont c'est la première mission et qui est rapidement dépassé par les événements, le sergent (Aaron "The Dark Knight" Eckhart) dont c'est la dernière sortie après une campagne précédente désastreuse, la jeune recrue, et la femme forte, évidemment interprétée par Michelle Rodriguez, décidément enfermée dans ce genre de rôle ("Resident Evil", "Avatar"). Du côté des aliens, rien de bien nouveau ni de bien précis : on les distingue généralement assez mal (la faute à des effets parfois limites ?), et tout ce qu'on saura d'eux se fera par le biais d'une vivisection peu convaincante ou de quelques écrans de télévisions croisés par les marines.



Liebesman choisit de réaliser son film en prenant pour modèles des films comme La Chute du faucon noir ou Il faut sauver le soldat Ryan, en accompagnant le plus possible ses personnages au coeur du chaos, caméra à l'épaule, façon documentaire. Si cela donne quelques passages très spectaculaires , notamment lors des embuscades tendues par l'ennemi ou du débarquement alien, le procédé laisse malheureusement trop souvent la place à des passages difficilement compréhensibles, l'image bougeant dans tous les sens, gâchant l'efficacité de certains actes de bravoure. C'est d'autant plus dommage que le film ne connaît quasiment aucun temps mort pendant 2heures et fonce tête baissée dans l'action, au détriment peut-être d'une histoire plus complexe.

Car le film ne va réserver aucune surprise, suivant cette fois largement des oeuvres telles qu' "Independence Day" : au début, on s'en prend plein la tronche, et finalement, on découvre un point faible (toujours étonnamment vulnérable) qu'une poignée de courageux va tenter de détruire pour reprendre Los Angeles et, par extension, sauver le monde. Rien de bien nouveau donc, mais assez efficace pour tenir en haleine en se reposant le cerveau. Ca mitraille, ça explose, ça se tue à un rythme soutenu, le film ne reprenant son souffle que pour appuyer, à l'aide d'une musique bien trop présente (et là encore, particulièrement stéréotypée), sur quelques passages laissant la place à l'émotion où les frères d'armes se font des déclarations d'amour et de loyauté.



Un scénario sans surprise, des personnages stéréotypés, mais une action ininterrompue pendant deux heures : c'est donc ce qu'est ce World Invasion : Battle Los Angeles. Ce qui aurait pu n'être qu'un bon gros divertissement sans prétention se retrouve malheureusement plombé par un Liebesman qui filme avec ses pieds et cette éternelle mise en valeur des soldats américains, courageux et n'hésitant pas à se sacrifier, mais qui restent tout de même des hommes sensibles. Engagez-vous, rengagez-vous qu'y disaient...