RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
George Lucas

Scénariste
George Lucas

Date de sortie
1977

Genre
saga Star Wars

Tagline


Cast
Mark Hamill
Carrie Fisher
Harrison ford
Peter Cushing
Alec Guinness


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
John Williams

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 5.3
(20 votes)
L'Empire règne en maître dans toute la galaxie, la répression fait rage. Un groupe de résistance baptisé la Rébellion tente quand même de contrecarrer les plans de l'Empire. A sa tête se trouve la princesse Leïa Organa. De son côté, Luke Skywalker, jeune garçon fermier, rêve de devenir "astropilote". Il apprendra, par un certain Obi-wan Kenobi, qu'il est le descendant d'un chevalier Jedi mort durant la dernière grande guerre. A la suite de l'enlèvement de la princesse Leïa par les forces du mal, il part à sa recherche en compagnie de deux droïdes (D2R2 et C-3PO), un chasseur de primes de l'espace (Han Solo) et d'un représentant de l'espèce Wookie (Chewbacca).



"Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...". Ainsi s'ouvre le premier volet d'une trilogie qui deviendra rapidement culte et engendrera un nombre conséquent d'avatars et de copies plus ou moins avouées. Près de vingt ans plus tard, Georges Lucas remettra le couvert pour une nouvelle et décevante trilogie "upgradée" aux effets spéciaux mais sans la magie des débuts. Encore qu'en termes de magie, ce premier volet a tout de même pris un sérieux coup dans l'aile (que les fanatiques ne m'en veuillent pas trop, je vais de ce pas me confesser... ).

Il est, en effet, étonnant de constater combien la nouvelle vision d'un film que l'on a vu pour la dernière fois il y a plus de vingt longues années peut procurer de réminiscences nostalgiques, mais aussi de fausses idées qui (hélas) dynamitent certains des merveilleux souvenirs d'un passé lointain et révolu (un mouchoir pour la douze. Merci).
"La guerre des étoiles" restant pour toute une génération un des films les plus emblématiques qui soient, on en vient à oublier combien le temps qui passe redonne leurs vraies valeurs aux choses, quitte à faire exploser à la figure les plus doux souvenirs des agapes estivales (amenez aussi une boite de Kleenex pour la douze ! Merci).



On oubli la faiblesse (toute relative, mais quand même) des dialogues, la version française toute pourrie (et la VO c'est pour les huîtres ? NDLR), l'interprétation d'une fadeur d'endive molle de Luke Skywalker (un Jedi lui ? allons, allons), la coupe de cheveux ridicule de la princesse Leïa qui la fait ressembler à une Bécassine sidérale, la mollesse de la plupart des scènes d'action (à l'exception notable de celle, finale, de l'attaque de l'Etoile Noire), les baisses de tension de l'intrigue, l'humour de boy-scout de Han Solo, les habits de Playmobil des représentants de la Force.

Mais on oublie aussi, les étonnants et toujours hilarants droïdes, l'incroyable faune extraterrestre, les effets spéciaux toujours efficaces et chargés d'une certaine nostalgie pour les couleurs fluos, les cris gutturaux de Chewbacca, la qualité ébouriffante du montage et la présence dans un de ses derniers grands rôles, du formidable Peter Cushing.



Reste que plus de 30 ans après sa sortie et des centaines de films marchant allégrement sur ses plates-bandes, "La guerre des étoiles" se déguste toujours avec plaisir. Jamais ennuyeux, notamment grâce à une mise en scène nerveuse, à des personnages nombreux et variés et à ce mélange réussi de science-fiction et d'héroic-fantasy.

En effet, ne point s'y tromper vous devrez, la saga Star Wars, sous un décorum classique de film de science-fiction, n'est rien d'autre qu'une transposition habile de l'univers de l'héroic-fantasy cher à Tolkien et à ses avatars. Lutte du bien contre le mal, personnages volontairement stéréotypés, mélange de magie et de religiosité (proche de l'animisme) sous le vocable de " la Force", initiation, mondes lointains, monstres, on y trouve même une princesse (avec une jolie coupe de cheveux, mais je l'ai déjà dit, non ?) etc.

C'est probablement la mise en avant de valeurs proches de celles de la geste chevaleresque dans le cadre d'un futur lointain qui a marqué les esprits au fer rouge et a fait de cette saga un immense succès.

Syncrétisme entre les oeuvres de Edgard Rice Burroughs, le western, la mythologie, le film de samouraï et profitant du renouveau du "space-opéra" dans la littérature de science-fiction avec des oeuvres très populaires comme "Dune", "Starship Troopers" ou "2001, l'odyssée de l'espace" par exemples, Georges Lucas parvient à créer à l'écran ce " Sens of Wonder" (littéralement "Sensation de puissance") typique des oeuvres dépaysantes et singulières.



Le réalisateur a donc su capter l'air du temps, et nanti d'un budget confortable mais loin des monstrueux budgets des blockbusters d'aujourd'hui pour l'époque (11 millions de dollars soit pas plus de 40 millions en dollars constants), et d'une équipe talentueuse, il a réussi à créer ni plus, ni moins, qu'une nouvelle dimension cinématographique, ce qui n'est pas rien tout de même.

Succession de tableaux rocambolesques, de morceaux de bravoures, de personnages devenus depuis des archétypes et possédant un des méchants les plus emblématiques de l'histoire du cinéma (Dark Vador), "La Guerre des étoiles" recèle, dans ses multiples sous-textes et sous-intrigues, de quoi alimenter encore pendant longtemps les discussions de ses millions de fans à travers le monde.


Reste qu'en ce qui concerne l'auteur de ces lignes, ce premier opus reste un brouillon (certes plutôt jouissif) qui en 2009 se regarde comme une madeleine qui a perdu de sa douceur et de sa consistance (que les fans éternels ne m'attaquent pas en justice, je n'ai pas les moyens de payer les dommages et intérêts ou alors qu'ils attaquent le rédacteur en chef !).
Un brouillon, en comparaison de sa formidable suite "L'Empire contre-attaque", véritable condensé de l'esprit "Star Wars", l'arme ultime de Georges Lucas, qui d'ailleurs ne fera jamais mieux. Mais c'est une autre histoire qui se déroule également : "Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...".