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En l'an 2214, un astre gigantesque avance avec une vitesse démesurée vers la planète Terre en détruisant tout sur son passage. Le gouvernement tente de terrasser cette planète sortie tout droit des Enfers mais en vain : chaque attaque perpétrée contre celle-ci la fait grossir un peu plus et la rend plus puissante. Il ne reste plus que 48h pour éviter l'impact entre les deux planètes et seuls des extraterrestres alliés détiennent le secret de l'anéantissement de l'ennemi spatial. Quatre pierres, représentant chacune un élément (terre, eau, feu et vent), positionnées autour d'un cinquième élément (l'être suprême, parfait), pourront former un champ énergétique suffisamment puissant pour stopper la progression de cette planète ennemie et la détruire à tout jamais. Mais, alors que les alliés extraterrestres se rendaient sur terre pour donner les pierres magiques ainsi que le cinquième élément, ceux-ci se font attaqués par des monstres venus d'une autre planète, désireux de mettre la main sur ces précieux objets. Seule une jeune femme survit à l'attaque : celle que l'on appelle le "cinquième élément". La malheureuse, perdue dans ce monde inconnu pour elle qu'est la Terre, va rencontrer un chauffeur de taxi appelé Korben, ancien major dans l'armée américaine, avec qui elle va devoir retrouver les quatre pierres pour sauver l'humanité. Mais la tâche n'est pas de tout repos : le machiavélique Zorg, un businessman ayant fait un pacte avec le Mal, ainsi que des monstres hideux venus d'une autre planète vont tout faire pour s'accaparer les précieuses pierres.



Produit en 1996 et sorti en France en 1997, "le cinquième élément" a marqué le cinéma français des années 90 dans le registre de la science-fiction. Encore aujourd'hui, le film de Luc Besson (à qui l'on doit entre autres "le dernier combat", "le grand bleu", "Nikita", "Léon", "taxi", "Arthur et les Minimoys"…) fait partie du top 5 des plus gros succès français sur le territoire américain de toute l'histoire du cinéma! Récompensé dans de nombreux pays (dont en 1998 avec le César du meilleur réalisateur, le César des meilleurs décors et le César de la plus belle photographie, mais également le BAFTA des meilleurs effets spéciaux), "le cinquième élément" demeure un grand film de science-fiction pour lequel Luc Besson s'est battu afin qu'il garde la nationalité française, malgré qu'il ait été tourné au Royaume Uni et que la plupart des acteurs et actrices composant le casting soient américains…
Mais quelles sont les raisons qui ont fait que "le cinquième élément" a connu un si important succès dans le Monde? Pour le savoir, décortiquons comme il se doit ce film et voyons s'il mérite véritablement ce statut de chef d'œuvre que beaucoup lui collent à la peau (ou plutôt à la pellicule devrais-je dire).

L'une des premières choses que l'on remarque lors du visionnage de ce long-métrage, c'est que l'on ne s'ennuie pas une seule seconde (une phrase du film reflète d'ailleurs bien ceci : "toutes les 5 minutes, y'a une bombe qui explose ou j'sais pas quoi!"). En effet, le film réussit à nous tenir en haleine du début à la fin, et ceci par divers moyens : tout d'abord l'action (prédominante dans la seconde partie du film), puis l'humour (omniprésente dans les dialogues et les situations un brin fofolles) et enfin cette façon d'enchaîner les séquences avec une fluidité exceptionnelle (pas de temps mort, des péripéties toujours présentes : chaque séquence amène sa pierre à l'édifice d'une façon ou d'une autre). Car, la première chose que l'on peut dire, c'est que le rythme ne manque pas et que l'action demeure l'une des pièces maîtresse de ce film (à la manière des volets de la saga des "die hard" diront certains pour faire le rapprochement avec Bruce Willis) : fusillades, courses-poursuites, explosions… Les confrontations sont multiples (Korben est à la fois confronté à la police, puis aux extraterrestres hideux, puis au terrible Zorg, sans parler que les ennemis de Korben ne sont pas forcément amis d'où des confrontations entre les monstres et Zorg ou entre la police et les monstres… On se croirait dans "Shaft", c'est pour dire! RIRES).



Mais ce qui fait également la force du film de Luc Besson, c'est le choix du casting. Là encore, comme dans beaucoup de films du réalisateur français, nous avons l'impression que les personnages du film ont été imaginés pour coller aux acteurs choisis. Ainsi, nous retrouvons dans le rôle de l'ex-major Korben Dallas l'un des monuments du cinéma américain de ces trois dernières décennies en la personne de Bruce Willis (saga des "die hard", "pulp fiction", "l'armée des douze singes", "Armageddon", "sixième sens", "incassable", "sin city"…). Un rôle qui lui va comme un gant et qui nous rappelle son rôle dans la saga des "die hard" : tantôt sérieux tantôt blagueur, mais toujours très professionnel et courageux, Korben Dallas est le stéréotype même du héros qui plait au public en général (la fausse brute qui sait se montrer tendre quand il rencontre une jolie jeune femme et sait se montrer impertinent quand il rencontre un gars du show-biz trop porté sur la raillerie et les paillettes).
Aux côtés de Bruce Willis, on retrouve la belle Milla Jovovich ("Jeanne d'Arc", la saga des "resident evil", "ultraviolet"…) dans la peau de Leeloo : une jeune femme venue d'un autre monde et qui s'avère être l'être suprême, le cinquième élément, l'incarnation de la perfection. Une sacrée femme cette Leeloo : pleine d'humour (notamment ces séquences où elle apprend progressivement la langue officielle de sa nouvelle terre d'accueil, ce qui lui vaudra des répliques devenues cultes comme celles où elle apprend les mots "autowash" et "multipass"…) mais également forte en caractère et courageuse (celle-ci n'hésite pas à nous faire part de jolies chorégraphies lors de ses confrontations avec les extraterrestres). Une remarquable interprétation pour celle qui deviendra l'épouse de Luc Besson durant quelques temps. A ces deux personnages principaux, notons également la présence de Gary Oldman, l'homme aux milles facettes ("JFK", "Dracula", "Hannibal", "Léon", "Batman begins"…) qui incarne ici un riche et machiavélique businessman qui ne souhaite qu'une seule chose : provoquer la destruction de la Terre pour pouvoir ensuite s'enrichir lors de sa reconstruction. Un personnage vil et cruel qui n'hésite pas à faire un marché avec le Mal ou avec des extraterrestres pour s'emparer des pierres magiques et ainsi empêcher le Bien de triompher. Enfin, citons la présence de Chris Tucker ("Friday", "Jackie Brown", la saga des "rush hour"…) dans le rôle irrésistible d'un présentateur radio loufoque (Ruby Rhod), vaniteux et déjanté, sorte de drag-queen afro-américaine aux tics sur-efféminés qui marque un curieux et amusant contraste avec le personnage de Korben Dallas quand tous deux sont confrontés l'un à l'autre.
Ajoutez à cet excellent casting des policiers enquiquineurs, un prêtre sans-gêne, une mère envahissante, des hôtesses ultra sexy aux décolletés très ouverts et des extraterrestres hideux (sortes de mélanges de bulldog et de cochon avec de grandes oreilles), bêtes et méchants qui viennent mettre leur grain de sel dans tout ce bazar et vous obtenez un savoureux cocktail de personnages ultra stéréotypés mais ô combien divertissants!



Mais qui dit science-fiction dit effets spéciaux. Là aussi, nous sommes ma fois très gâtés : vaisseaux spatiaux, ville futuriste, armes ultra sophistiquées… Tout est présent pour nous rappeler que nous sommes bien dans le même Monde, mais à une autre époque (2214 après JC). Outre le choix du casting américain sur-vitaminé, nous voyons un peu mieux à présent où sont passés les 90 millions de dollars de budget pour réaliser le film.
Le Monde futuriste imaginé par Luc Besson est grandiose : des gratte-ciels à perte de vue et entre chacun un grand vide dans lequel circulent des voitures volantes sur différents niveaux dont le plus bas est un épais brouillard, reflet de la pollution engendrée par toute cette modernisation. Monde urbain dans lequel nous assisterons entre autres à une course-poursuite très rythmée, Korben zigzagant entre chaque véhicule pour échapper à la police et finalement se cacher dans le brouillard dense situé au pied des gratte-ciels.

Le Monde de Luc Besson dans 200 ans est comme nous l'imaginons une bonne partie d'entre nous : une surpopulation grandissant encore et toujours (200 milliards de terriens selon le président), ce qui provoque la promiscuité sociale (nos grands et élogieux gratte-ciels cachent en réalité d'incroyables fourmilières dans lesquelles les gens vivent dans des petits appartements étroits où tout est automatisé).

Nous restons dans le modernisme avec la modélisation des armes de nos valeureux (mais atrocement bêtes) extraterrestres. En effet, nous aurons droit à une jolie présentation d'une arme révolutionnaire aux multiples options : lance-roquettes, lance-flamme, système "ice-cube" (permettant de geler son ennemi en lui lançant un jet de glace), multiples munitions telles que balles à tête chercheuse ou flèches empoisonnées (ou explosives au choix)… Un arsenal qui va donner du fil à retordre à nos vaillants héros et qui va émoustiller les fanatiques des armes à feu.

N'oublions pas, outre le modernisme des décors et des ustensiles et accessoires, les nombreux effets spéciaux engendrés par les diverses cascades, explosions et fusillades, principalement dans la deuxième partie du film, lors de l'assaut d'un palace. Cette partie nous fait part de séquences dans un grand hôtel où l'action prédomine et où la panique fait rage au sein des touristes lors de l'apparition en fanfare de nos extraterrestres mi-chien mi-cochon (au grand damne de notre pauvre et écervelé Ruby Rhod qui ne cesse de crier telle une grande folle dans les couloirs du somptueux palace, accroché comme du chewing-gum à Korben).



Enfin, finissons notre petite analyse du film par la bande originale. Même si celle-ci n'est pas extraordinaire (et s'avère même parfois un peu simple, voire même inexistante, lors de certaines séquences), notons que celle-ci est assez variée, alternant raï, musique électronique, reggae et opéra (LA scène de la diva bleue et son opéra/techno renversant). La bande originale est signée une fois de plus Eric Serra ("le grand bleu", "Nikita", "Léon", "GoldenEye", "Jeanne d'Arc", "wasabi", "Arthur et les Minimoys"…), alias RXRA, grand collaborateur de Luc Besson vous l'aurez remarqué.

Au final, "le cinquième élément" est une pure merveille, un divertissement riche en péripéties, action et humour qui montre bien que Luc Besson est un très grand réalisateur et qu'il n'a pas fini de nous étonner.
Avec tous ces débordements d'action, le film trouve encore le temps de nous sortir une morale contre les armements nucléaires, les forces armées et les doctrines hitlériennes (référence à cette phrase de Leeloo : "A quoi ça sert de sauver la vie quand on voit ce que vous en faites?").

Un film à placer aux côtés de "mars attacks !" et "men in black", deux films de science-fiction à l'humour très présent sortis au cinéma la même année que "le cinquième élément".
A voir et à revoir sans modération : une perle du genre.






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