RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 2.1
(9 votes)
Lorsque le petit ami de Mattie se suicide, cette dernière se pose des questions, et en vient à faire un rapport entre ce suicide et Internet, qui semble être en corrélation avec des esprits qui seraient arrivés à pénétrer dans notre univers, via les nouvelles technologies. Dans son entourage, les gens disparaissent les uns après les autres.



S'attaquer à un remake du mythique et fascinant "Kairo" de Kurosawa était une gageure, dont seul les producteurs requins que sont les frères Wenstein, ont pu avoir l'audace d'un tel sacrilège. Initialement prévu pour être mis en scène par Wes Craven, avant que ce dernier ne soit éjecté du projet( à noter qu'il est toujours crédité au générique en tant que scénariste de ce "Pulse"), c'est finalement à un inconnu, Jim Sonzero, qu'échoit le bébé. Après des années de production, le film arrive en version light, c'est à dire programmé pour n'écoper que d'un PG-13 ans auprès du comité de censure américain. Le résultat est à la hauteur de l'emballage voulu par les producteurs: on aboutit à un film au rabais.


Là où l'original donnait dans une poésie morbide d'ambiance de fin du monde, le remake se la joue teenage movie, avec tout ce que ces qualificatifs peuvent avoir de désobligeant: notamment un casting principal composé de jeunes têtes-à-claques. Mention spéciale à la jeune Kristen Bell qui se trouve pastichée en clone de Sarah Michelle Gellar made in "The grudge" (jusque dans la coiffure et le port du sac ). Dès le départ, tout sent le faisandé avec l'abus de l'utilisation d'appareils technologiques (ordinateurs, téléphones portables...), et comme en toute chose l'abus finit par nuire au propos, qui tente de manière tellement simpliste de démontrer que les individus ne communiquent plus entre eux. Comme le montre plusieurs scènes entres les jeunes "futurs morts" qui s'envoient des sms, synonyme de fin de communication. Le seul élément percutant de ce film fantomatique!



Comme si les catastrophes ne venaient pas seules, les fantômes du film sont reconstitués numériquement, et sont peu crédibles au point qu'on se demande au bout d'à peine quelques minutes ce que l'on vient faire dans cette galère, tellement la vision du film en devient pénible. En même temps que la population disparaît sur le grand écran, l'on se met à espérer être ailleurs (comme les protagonistes en fait!) ou bien à prendre un bon magazine et se mettre à le feuilleter.
La photographie du film qui se veut soignée ne fait que souligner l'ennui procuré par ce film embrouillé et mal "terminé". Qui peut arriver à croire qu'un individu se mette à vouloir se protéger des spectres qui le menacent en entourant ses murs, portes et fenêtres de sparadraps rouges?! Sans oublier le héros (Ian Somerhalder: "Lost", "Les lois de l'attraction") qui arrive à sortir indemne d'un couloir alors qu'il est entouré de fantômes; ceux-ci ayant la capacité à vider leurs victimes de toute volonté de vie, les poussant au suicide. Cette rationalisation d'une histoire paranormale ne s'imposait pas non plus. On s'étonnera aussi que personne ne semble se soucier de la disparition progressive de la population. Mais bon, on n'est plus à une incohérence près, faisant perdre tout crédit à un film qui partait d'un mauvais pied.


Bref, l'ambiance est plombée par l'accumulation des poncifs que l'on souhaiterait ne plus jamais à revoir. Alors que des films possédant la patte d'un véritable artiste comme "The woods" sortent dans l'anonymat et directement en vidéo, d'autres comme ce "Pulse" bénéficient d'une sortie en salles. Sans provoquer le moindre frisson en dehors d'un public pré pubère (la cible de ce produit aux retournements attendus et prévisibles), "Pulse" est un film à oublier et à éviter le plus soigneusement possible et qui ne vous fera pas avoir peur de la technologie contrairement au sujet de son intrigue. "Pulse" loupe totalement son but.








Du même réalisateur :