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Virginia Wainwright a réussi à se faire admettre parmi les "Crawford 10", l'élite de son école, des élèves aux conditions financières aisées, et qui aiment bien faire la fête et braver les interdits, se sentant sous la protection des richesses de leurs parents. Virginia va bientôt fêter son dix-huitième anniversaire. A l'approche de la date fatidique, de nombreux meurtres et disparitions se produisent parmi les "Crawford 10". Virginia, qui a eu un grave accident de voiture deux ans auparavant, entraînant le décès de sa mère, a du subir une lourde opération du cerveau et elle est souvent victime d'absences, ne se rappelant pas certains souvenirs. Les meurtres sont-ils liés au passé de Virginia ?



L'AVIS :

Le réalisateur J. Lee Thompson a déjà une longue filmographie derrière lui en 1981, année durant laquelle il décide de réaliser Happy Birthday to Me, puisque sa carrière débute dans les années 50. A son palmarès, on lui doit par exemple Les Canons de Navarone en 1961, Les Nerfs à Vif en 1962, Les Rois du Soleil en 63, La Bataille de la Planète des Singes en 73 ou bien encore quelques aventures policières mettant en vedette Charles Bronson dans les années 80. Avec Happy Birthday to Me, J. Lee Thompson décide de s'attaquer au genre vedette du film d'horreur des années 80, à savoir le slasher movie, ou comment décimer la majeure partie du casting à l'arme blanche tout en tenant secrète l'identité du tueur. Mettant principalement en scène des jeunes aimant faire la fête, le slasher de Thompson ne déroge pas à cette règle et nos protagonistes principaux sont de jeunes étudiants friqués, regroupés en une sorte de fraternité difficile d'accès. On a là tous les clichés du genre, avec le sportif, le blagueur, le fan de moto-cross, le garçon timide mis un peu à l'écart, et bien sûr de nombreuses jeunes filles qui ne refuse pas un joint ou un verre de bière.



C'est dans ce petit groupe que vient d'entrer Virginia, fille au passé douloureux, puisque ayant été victime d'un grave accident de voiture il y a deux ans. Sa mère trouva la mort et Virginia du subir une intervention du cerveau assez complexe, servant de cobaye à une nouvelle méthode de régénération des tissus par ultra sons. Sa mémoire n'a pas encore retrouvé toutes ses fonctions et la jeune fille souffre souvent de troubles passagers, ne se rappelant pas des événements qui se sont passés. Virginia est interprétée par Melissa Sue Anderson, un nom qui vous fera sûrement tiquer, surtout si vous êtes fan de la série culte La petite maison dans la Prairie. Le passé de Virginia en fait donc la coupable parfaite. Fragile, ayant des problèmes de mémoires, revivant certains événements par flashs lorsque ses nouveaux amis font certaines choses, comme une course de voiture sur un pont élévateur, tout concourt à nous faire croire que l'assassin ne pourrait être une autre personne. Et si c'était réellement le cas ?



L'habileté du réalisateur fera tenir ce suspense jusqu'à la fin. On le sait, tout est possible dans un slasher, l'assassin peut aussi bien être la personne dont on s'occupe le moins que le héros ou l'héroïne du film. D'ailleurs, des suspects, il y en a d'autres. Pourquoi pas Rudi, jeune garçon timide, souvent mis à l'écart du groupe ou victime de plaisanterie, et qui semble sous le charme de Virginia ? Pourquoi pas Etienne, beau gosse un peu voyeur, qui n'hésite pas à s'introduire la nuit dans la chambre de Virginia pour l'épier prendre son bain ? Pourquoi pas John, le blagueur, attiré lui aussi par Virginia malgré qu'il a déjà une petite amie ? Pourquoi pas une fille jalouse ? N'oublions pas le docteur Faraday, joué par Glenn Ford, acteur mythique, qui suit l'avancée du traitement de Virginia. Néanmoins, cette dernière hypothèse est vite écartée puisqu'il apparaît clairement que les victimes connaissent très bien leur meurtrier, le laissant s'approcher sans aucune crainte ni doute. Bref, autant de possibilités que de personnages ce qui nous donne de quoi bien se creuser la tête ! Bien sûr, les diverses pistes vont aller en s'amenuisant, les nombreuses victimes commençant à réduire le nombre de coupable potentiel. Parmi les clichés du slasher, on retrouve aussi la caméra subjective, le port de gants noirs, les fausses scènes de tension nous mettant sur de fausses pistes, bref, nous sommes bien en terrain connu et J. Lee Thompson fait un travail des plus honnêtes à ce niveau.



Parfois, on serait tenté de dire que Happy Birthday to Me se rattache même plus au giallo ou au thriller, puisque les scénaristes ont fait un effort côté histoire, développant l'intrigue et le personnage de Virginia de façon intéressante, en tout cas de façon bien plus approfondie que dans les autres films de ce genre. C'est ce qui fait d'ailleurs toute l'originalité du film, ce scénario bien plus élaboré que la moyenne. Si les meurtres ne sont pas très sanglants, les amateurs apprécieront par contre le final grand guignolesque et particulièrement macabre, avec moult rebondissements et retournements de situations. D'une durée inhabituelle de 110 minutes, Happy Birthday to Me est une oeuvre à redécouvrir et qui se bonifie avec le temps. Je l'ai beaucoup plus apprécié lors de cette nouvelle vision via le superbe Blu-Ray édité par Rimini que lorsque je l'avais vu en VHS.

Disponible en combo DVD + BR + LIVRET chez RIMINI EDITIONS

L'éditeur Rimini Editions nous propose ce film de J. Lee Thompson dans une très belle édition. Le packaging est très classe, avec un fourreau reprenant le célèbre visuel de l'affiche originale puis un digipack trois volets contenant un livret de 20 pages, très informatif, de Marc Toullec ainsi que le DVD et le BR. Ce dernier propose une image de très bonne qualité qui comblera d'aise les fans du film. Cerise sur le gâteau, le documentaire de 78 minutes sur l'histoire et les codes du slasher movie, Slice and Dice : The Slasher Film Forever, est proposé en bonus en VOSTF ! Une chouette idée qui permettra aux nombreux intervenants de nous parler de ce genre très apprécié tout autant qu"'il peut être décrié. Bref, une édition à ne pas rater pour voir ce Happy Birthday to Me dans les meilleures conditions possibles.






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