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Et un polar italien qui en a, un ! Dario est un inspecteur de police "mangeur de polenta" (autrement dit un milanais) fraîchement débarqué dans la plus belle ville du monde (vous l'aurez compris, il s'agit de Naples). Sur Place, il se retrouve flanqué d'un Maréchal – Cerulli – haut en couleurs, adapté aux mœurs locales. Si les deux comparses n'arrêtent pas de se chamailler, ils se lient très vite d'amitié. Ce lien qui les unit sera très rapidement mis à l'épreuve puisque les deux policiers entreprennent de faire tomber le baron de la drogue local. Leur tâche sera facilitée par les acolytes de la grosse ponte qui tentent un à un de doubler le patron. Un film original en somme !



Calibre Magnum Pour l'inspecteur n'est nullement un Giallo, mais un film policier dans les règles. D'où un scénario manquant cruellement d'originalité, c'est pourquoi si vous êtes à la recherche d'un métrage qui révolutionne le genre, vous n'avez pas frappé à la bonne porte. Magnum a tôt fait de sombrer dans les poncifs du genre.
Jugez plutôt : des courses poursuites en voiture dans les rues de Naples, des assassinats, des méchants très très méchants…

Inutile d'insister, Magnum est commun au possible. Cependant qui dit conventionnel ne sous entend pas nécessairement manque de rebondissements. Dans le cas présent, c'est tout le contraire : le métrage de Tarantini (ça ne s'invente pas) dépense en coup de théâtre ce qu'il économise en originalité.



A chaque instant on pense que l'intrigue étant dénouée, le gentil va repartir sur fond de soleil couchant. Pourtant, cela ne rate pas, Dario a encore moult choses a faire, et ne démord pas de sa quête.
Secondé par Cerulli, Dario va écumer les rues de Naples, parsemant grandement les rangs des mafias locales. Tout cela pour le plus grand plaisir du spectateur.

Tout les ingrédients du parfait divertissement sont réunis (à la sauce italienne bien sûr !) : du suspens, de l'humour, des femmes magnifiques, de l'émotion et des engins motorisés (même si, je vous l'accorde, on fait plus excitant que ces vieilles caisses à savons). Le tout se déroulant dans un Naples bouillonnant, plus vrai que nature.



La réelle qualité de ce polar réside en fin de compte dans sa mise en scène. Ce n'est que grâce au talent du réalisateur que le spectateur ne tombe pas inanimé, foudroyé par l'ennui. Le découpage de Calibre Magnum... est très énergique, sans pour autant tenir lieu d'inventaire de plans trop courts.
En fait toute cette énergie provient de l'animation qui compose chaque plan. Toutes les images grouillent de vie. Résultat, l'immersion est parfaite : pour un peu on aurait presque l'impression de parcourir les rues de Naples aux côtés de nos deux héros.

C'est donc par une mise en scène ingénieuse que Tarrantini nous transporte dans son univers et réussit à nous faire oublier les ficelles – que dis-je, les cordes – déjà vu maintes et maintes fois.



Aux indéniables qualités de mise en scène s'ajoutent des acteurs de premiers choix. Luc Merrenda est absolument incroyable en flic charmeur, sans peur et sans reproche. Quand à son acolyte, il incarne ici le policier Napolitain stéréotypé : il profite de la vie à chaque instant sans pour autant délaisser son travail. Très bavard, c'est lui qui apporte légèreté et humour au métrage de Tarrantini. Cela, sans pour autant jouer le rôle du side kick horripilant.

La prestance des deux acteurs achève donc de donner à Calibre Magnum... une impression de vie. Des images magnifiques, des acteurs sublimes et une musique appropriée (les Goblins avec un aspect funky)… Ne manque qu'un scénario original pour faire un chef d'œuvre. Dommage. Très.

Le titre vient bien sûr de l'arme de l'inspecteur... Et non de son nom comme le laisse entendre le titre Américain (A Man Called Magnum).