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"Troma's war fait passer Rambo III pour Lassie rentre à la maison !" annonce fièrement l'affiche originale du film… tout un programme. Un avion de Troma Air Lines s'écrase sur une petite île du pacifique, avec à son bord, un échantillon représentatif de la faune Tromavillaise. Quelques uns survivent et réussissent à s'extraire des débris de l'avion. Hors de portée de tout secours, ces braves citoyens de Tromaville vont devoir se frayer un chemin eux-même au travers de la jungle qui couvre l'île. Ils découvrent malencontreusement, que l'endroit où ils se sont crashés n'est autre que le repère d'un ignoble fasciste, entraînant ses troupes à la conquête du monde libre. Lorsque les rescapés sont découverts, puis emprisonnés, la guerre est déclarée. Les survivants vont alors se déchaîner et lutter chèrement pour leur vie, n'hésitant parfois pas, à être aussi répugnant que leurs adversaires. Ils tenteront au passage d'annihiler la recrudescence de terroristes et de sauver le monde…



S'il est vrai que le film est violent, il est aussi très cynique. Plus qu'un film de guerre, c'est une caricature du genre. Les citoyens de Tromaville sont des stéréotypes excessifs de la population américaine moyenne. Les méchants "communistes" sont très, très méchants et vont pousser les gentils à bout ; jusqu'à ce qu'ils pètent les plombs et deviennent violents, tout en gardant leur aspect "américains moyens." A ce titre, "Troma's war" n'hésite pas à sombrer dans le ridicule (Troma oblige dirons certains !), un nouveau-né se fait enlever, sa mère va alors se venger en utilisant la brassière du bébé comme arme. On pourra même voir une grand-mère enfiler un treillis et tirer à la sulfateuse, un conspirateur ou encore général bien nommé...



Les protagonistes sont donc de délicieuses caricatures, permettant au passage quelques ‘petites' piques politiques. Le film illustre l'expression consacrée "quelle connerie la guerre !", mais revient sur des faits réels comme le Vietnam ou encore la crise de Cuba. C'est en effet ce dernier conflit auquel "Troma's War" fait le plus ouvertement référence. Outre l'action qui se déroule dans une petite île couverte par la jungle, les terroristes apparaîtront étrangement familiers… Et, ratissant large, le métrage en profite pour laminer la société américaine notamment par une vision du communisme outrancière.



Du côté du film lui-même, le scénario n'est qu'un prétexte pour enchaîner les situations grotesques et les vannes débiles. En effet, les rescapés deviennent rapidement habité par la rage, et appliquent à la lettre l'adage "œil pour œil, dent pour dent." Les qualités scénaristiques sont donc limités.
En outre, ce n'est pas le plus sanglant des Troma, même si quelques scènes gores ponctuent le film. Toutefois il s'agit bien d'un Troma! Les fans apprécieront toujours l'humour débile et l'aspect "sans limite" du film, tendant à compenser un manque cruel de moyens.



Aucun doute, le spectateur est pris par l'épaule et se fait titiller la fibre cinéphilique. Pourtant le film peut apparaître lassant, puisqu'il se résume à une fusillade quasi-continuelle. Mais les Troma parus en France sont trop rares pour faire la fine bouche, et ce "Troma's war" est, malgré ses longueurs, une merveille d'inepties.

A voir!








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