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L'archéologue Steve Banning, accompagné par son ami Babe Jensen, découvre dans les rues du Caire un vase révélant l'endroit où se trouve le tombeau de la princesse égyptienne Ananka. Grâce à un artiste spécialisé dans les spectacles de magie, nos deux compères réunissent les fonds necessaire pour leur expédition. L'artiste emmène sa fille Marta faire le voyage avec eux. Les recherches dans le desert commencent, sous la surveillance du Professeur Andoheb, gardien du tombeau de la princesse Ananka et détenteur du pouvoir de faire revenir à la vie la momie Kharis. Voyant que les archéologues se rapprochent de plus en plus de leur but, Andoheb va réveiller Kharis afin que celui-ci protège le secret du tombeau de la princesse...



En 1932, la Universal propulse sur le devant de l'écran un nouveau monstre, après Dracula et la créature de Frankenstein, la Momie. Interprété par Boris Karloff, le film de Karl Freund est un grand succès et se classe d'emblée comme un classique du cinéma fantastique. Ce n'est pourtant qu'en 1940 que le studio fera de nouveau appel à la momie, et ce, pour quatre film, dont "La Main de la Momie" sera le premier de la série.

La séquence nous présentant Kharis encore humain se faire momifier est quasiment identique à celle du film de 32, à quelques détails près. Kharis, amoureux de la princesse Ananka, décide d'utiliser les feuilles interdites de Tana pour faire revenir à la vie la princesse. Arrété par le Pharaon, Kharis est condammé à être momifié puis enterré vivant, sa langue ayant été tranchée. Comme on le voit, le postulat est le même que dans le film de Freund. Le Grand Prêtre du temple étant sur le point de mourir, il confie à son fils Andoheb le secret des feuilles de Tana, afin que celui-ci puisse faire revenir à la vie la momie si des étrangers venaient à profaner la tombe d'Ananka.



Nous faisons alors connaissance avec Steve Banning, archéologue, et son compagnon Babe Jensen, dont la présence sert plus à introduire des séquences comiques qu'à avoir une réelle utilité. Des séquences comiques qui viennent par ailleurs alourdir le rythme du film, qui est déjà plutôt lent. Il faudra en effet quarante bonnes minutes pour que nos deux héros partent enfin dans le desert à la recherche du tombeau d'Ananka. Quarante minutes dans lesquelles il ne se passe pas grand chose si ce n'est la découverte du vase sur lequel est indiqué l'emplacement du tombeau, la rencontre avec le magicien Solvani et sa ravissante fille Marta et les retrouvailles avec Andoheb, devenu professeur en égyptologie au grand musée du Caire. Voulant protéger à tout prix le tombeau d'Ananka, Andoheb ira jusqu'à signifier que le vase n'a aucune valeur et n'est qu'une copie, avant de le faire tomber par "inadvertance". Qu'importe, Banning et Jensen décident de partir en plein desert.



La première découverte de notre équipe sera en fait le tombeau de Kharis, ce qui permettra à Andoheb de le faire revenir à la vie grâce aux feuilles de Tana. A la différence du film de 1932, Kharis apparaîtra tout au long du film sous ses bandelettes, ce qui lui confère un vrai statut de "monstre" du cinéma fantastique. Sa première apparition dans son sarcophage sera quand à elle identique au film de Freund. Même posture, même bras replié...

Une fois réveillée, la Momie va accomplir sa vengeance et tuer les profanateurs de tombeau. Avançant d'un pas lent, la momie possède néanmoins une grande force, tuant ses victimes en les étranglant d'une seule main. Un monstre qui donnera bien du fil à retordre à Banning, surtout quand celle-ci va enlever Marta.



"La Main de la Momie" n'a pas le même aura que le film avec Karloff. La réalisation de Cabanne est des plus classique et l'ajout d'humour nuit à l'ensemble de l'oeuvre. Une fois la momie en vie, on assiste par contre à un séduisant spectacle, emplie de nostalgie, avec un monstre charismatique de par son look. Certes, on est loin de la créature de Frankenstein mais personnellement, j'aime beaucoup ce personnage de la momie, monstre vengeur muet. Les acteurs ne sont pas exceptionnels mais font ce qu'on attend d'eux. On regrettera la multiplication des dialogues et on aurait préféré un film plus rythmé, surtout compte tenu de sa courte durée d'1h10.

Cette "Main de la Momie" n'est donc pas un grand classique de la Universal mais un petit film sympathique, qui laisse néanmoins un peu le spectateur sur sa faim par rapport au film de 1932.

Disponible en DVD et BR chez Elephant Films






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