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Un homme engage un détective pour surveiller sa jeune femme, l'inventeur d'un formidable conservateur voit des morts s'accumuler autour de lui, une jeune femme peintre voit son petit monde s'écroûler lentement autour d'elle.



L'avant dernier volume arrive enfin, ce qui ne veut pas dire apparemment que la qualité des premiers volumes revient au grand galop. Cela reste une fois de plus regardable, sympathique, quoique plus gore pour ce volume là. Et forcement, un sketch plus mauvais que les autres alourdi l'ensemble. Mauvaise habitude…



* Qui sème le vent : Commençons par un thriller bien classique voulez-vous ? Ah oui, parfaitement classique : pas de sang, pas vraiment d'humour noir, pas beaucoup de surprises. Cependant il s'élève d'un cran par rapport au pathétique "Dernière limite" du volume 7. Dans celui-ci, on se retrouve encore dans l'histoire galvaudée du type jaloux engageant un détective pour surveiller sa femme, plus jeune que lui et un peu trop belle. Surtout qu'elle repousse un peu son mari depuis quelque temps. Et forcément, le mari jaloux croit qu'elle le trompe avec le prêtre, incarné par ce séducteur de Chris Sarandon.

Contrairement à "Dernière limite", on tire deux choses particulièrement intéressante de cet épisode : la chute finale, pas gore pour un sou mais très cruelle, et Patsy Kensit, toujours aussi superbe, fragile et désirable comme jamais. Quant au reste, on peut dire que l'épisode est à l'image de son réalisateur Kyle MacLachlan (qui a déjà joué dans le très bon épisode du volume 3) : gentil, sympa, mais finalement pas grand-chose à dire dessus. Trop de bavardages, pas assez d'action (c'est simple il ne se passe pratiquement rien), et seule la très belle Patsy Kensit sort le spectateur de sa torpeur.



* L'heure des comptes : En voila un vrai, un bon E.C comics. Certes on a vu plus "sympa" dans l'esprit, et plus original, mais il faut avouer qu'il s'en sort plutôt bien. Clancy Brown, grand cabotineur dans l'âme puisqu'il a incarné le bad guy de "Highlander" et de "Simetierre 2", endosse le costard cravate de l'inventeur d'un formidable conservateur, une sorte de liquide bleu fluo. Là encore, un clin d'œil au liquide de
"Re-Animator", voire peut-être à celui utilisé à la fin de l'épisode "Le concours" (du volume 3) à des fins atroces.

Cet inventeur voit une série d'assassinats se multiplier autour de lui, tous en rapport avec son fameux conservateur. Seulement il a un sérieux poids sur la conscience : lors de la découverte du liquide dans une tribu sauvage, il aurait sacrifié son meilleur ami lors d'une séance vaudou, en l'ayant enterré vivant tout en lui injectant une bonne dose du fameux produit. Entre vaudou, décapitation, zombie, ambiance limite "Seven" et meurtre sauvage, voilà une bonne petite surprise. Difficile de s'en priver, même si le personnage de Clancy Brown est loin d'être vraiment sympathique. Mais comme le décident les E.C Comics, ce sont les anti-héros qui prennent souvent le pas. Il y a du gore, pas énormément de surprise certes mais l'ensemble vaut le détour.



* Chair Peinture : Le morceau le plus important du volume, continuant à perpétrer la "tradition" du fameux troisième épisode meilleur que les autres. Un canevas assez classique mais qui fonctionne à pleins tubes, peut-être grâce à ces nombreuses touches d'humour noir très efficace. Du vrai E.C Comics quoi !

Peintre de toiles gorissimes, une jeune garce se refuse continuellement à son mari, gérant une industrie de savon au bord de la faillite. Bien entendu, la jeune femme n'hésite pas à le tromper dans son dos, et l'une de ses esquisses est devenue le logo principal des fameux savons. Mais tout s'écroule lorsqu'elle est détrônée par un jeune peintre farfelu un peu débile sur les bords, dont les peintures abstraites très laides font tabac. Voyant même que son mari préfère choisir les horribles peintures pour ses savons, elle l'assassine… à coups de savon !! Mais maintenant il faut se débarrasser du corps gênant…
On pourrait craindre en voyant le titre une nouvelle version de "La peinture au sang", et bien pas du tout, en fait on en est assez loin. La conclusion sauvagement gore, et les personnages tous un peu "limites" donnent vraiment un cachet délirant à l'ensemble. D'ailleurs, je fais remarquer que l'épisode n'a jamais été diffusé chez nous, puisqu'il fait partie de la saison 6, inédite sur nos télés.

Un bon volet mais qui n'a rien de sensationnel par rapport à d'autres volumes. Mais il y a des idées, du gore et de la folie. Donc bon…








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