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Quel est le point commun entre Nu Image et Ripper? L'hystérie animalière et le meurtre chirurgical ? Son réalisateur, John Eyres. "Octopus" c'était lui, une production NI ma foi plutôt sympathique et sans prétention. Un succès financier tentaculaire dans les vidéos-clubs, qui va lui permettre de s'attaquer un an plus tard au projet qui lui tient à cœur : la légende de Jack l'éventreur. Molly est l'unique survivante d'un massacre perpétré cinq ans auparavant, sur une île en compagnie de ses amis. Traumatisée mais également fascinée par cette douloureuse expérience, elle part étudier la psychologie des serials-killers au sein de la prestigieuse université de Berkeley. Très rapidement, les nouvelles personnes qui l'entourent sont assassinées les unes après les autres. La signature de chaque meurtre n'est pas sans rappeler celle de Jack the Ripper…



Le sujet de départ est donc fort simple et classique. Le réalisateur oscille constamment entre thriller et slasher, nous invitant ainsi à enquêter, surveiller et mémoriser les faits. Car l'un des atouts du film est de se référer à la véritable histoire de Jack l'éventreur, du point de vue historique, et de l'identité véritable des victimes de l'époque.
Un petit rappel des faits donc qui nous renvoie aux méthodes employées par The Ripper, à savoir un découpage minutieux de ses victimes accompagné de messages muraux sanguinolents sur les lieux de ses méfaits. Une occasion de souligner l'excellent travail des maquilleurs et autres spécialistes des effets spéciaux, qui, visuellement et graphiquement, nous offrent un bon nombre de scènes qui ne sont pas sans rappeler "Vendredi 13".



Après une intro électrisante et cauchemardesque, la mise en scène de chaque meurtre fait preuve d'originalité, argumentée d'un crédit temps conséquent pour une longue et douloureuse mise à mort.
Le casting n'est pas en reste, réunissant quelques têtes habituées du film de genre. Dans le rôle principal, l'énigmatique et angélique A.J Cook ("Destination finale 2","Wishmaster 3","The Virgin Suicides"), Jürgen Prochnow dans le rôle de l'enquêteur ("House of the dead", "Twin peaks", "Dune"), et le très charismatique Bruce Martin Payne en ex-agent du FBI reconverti en professeur de psychologie criminelle ("Donjons et Dragons","Hurlements 6","Wharlock 3"). Tout ce joli monde entouré d'une pléiade de jeunes comédiens crédibles et investis, aidés par un scénario loin d'être mauvais.



Comme cité précédemment, le scénariste Pat Bermel (acteur à ses heures perdues, vu notamment dans "La mouche 2") a effectué un indéniable travail de recherche historique pour apporter une crédibilité au film et soutenir ainsi son approche personnelle de la véritable histoire. Libre ensuite à chacun d'imaginer ce qu'il veut, les légendes sont d'ailleurs faites pour cela.



Le réalisateur s'amuse également à nous embarquer sur de nombreuses pistes afin de mieux nous captiver, et très secrètement dans l'espoir de nous impliquer en tant que profiler. La mission est à moitié réussie cependant. Reconnaissons une mise en scène énergique dans une grande partie du film, mais les vingt dernières minutes, hélas, ne tiennent pas toutes leurs promesses. Le final du reste devient logique du point de vue du scénariste, mais plongera peut être bon nombre d'entre vous dans la frustration la plus totale.
A noter qu'une séquelle: "Ripper 2 : letter from within", verra le jour deux ans plus tard, avec aux commandes la même équipe à l'écriture, mais un casting et un réalisateur différent.
En résumé, installez vous dans votre canapé, oubliez tout ce que vous avez déjà lu sur Jack l'éventreur, et laissez-vous porter. Suivez l'affolante (!) Kelly Brooke sur le son pop/rock de la piste de danse et compatissez. Show must go on.








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