RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 2.1
(9 votes)
Un motard déverse un produit douteux dans la citerne remplie de lait d'un camion. Par la suite, trois jeunes filles trouvent la mort en absorbant le blanc breuvage. La police pointe du doigt l'usine chimique de la région mais pour le directeur, il ne peut s'agir d'un produit de son usine. Un directeur pas très honnête, qui, pour gagner de l'argent, soudoie un homme afin qu'il s'occupe de se débarasser des déchêts chimiques de son usine. L'homme ne trouve rien de mieux que de déverser les déchets dans le cimetière. Ce qui va provoquer la résurrection des trois jeunes filles, qui vont ensemble accomplir une effroyable vengeance...



L'AVIS :

Amis amateurs de série Z, vous qui êtes fans du fameux Le lac des Morts Vivants, le film dont je vais vous parler aujourd'hui est pour vous ! Réalisé en 1987, dans la Sarthe, cette production française fait partie d'un genre qui était, à l'époque, quasi inexistant dans notre pays : le film gore. On pourrait citer tout de même certains films de Jean Rollin comme Les Raisins de la Mort, La Morte Vivante ou bien encore le Ogroff de Norbert Moutier mais sinon, le cinéma gore n'est franchement pas à la mode chez nous. D'ailleurs, le producteur de La Revanche des Mortes Vivantes, Jean-Claude Roy, savait exactement ce qu'il voulait faire avec ce film : un long-métrage gore français ! Comme le monde est petit, Jean Rollin lui communique le nom de Benoit Lestang, qui a réalisé les effets spéciaux et de maquillage sur La Morte Vivante. C'est donc à ce talentueux artisan que sera confié le soin de réaliser les masques, prothèses et effets gores de La Revanche des Mortes Vivantes et ce, avec un budget microscopique.



Le scénario du film est un peu confus : on suit au début un motard qui déverse un produit dans du lait, puis on découvre que le lait est intoxiqué et cause la mort de trois jeunes filles, qui travaillaient pour l'usine chimique de la région. On fait alors connaissance avec la secrétaire du directeur qui connait le motard, loue les services d'une prostituée pour filmer son patron à son insu et j'en passe. Bref, on se dit qu'elle a bien des choses à se reprocher celle-là ! Mais le directeur n'est pas mieux, puisqu'au lieu de payer pour stocker les déchets de son usine, il les fait déverser dans le cimetière du coin. C'en est vraiment trop pour nos trois mortes, qui décident de se lever de leur tombeau et de se venger ! Ça s'annonce bien pour les fans de gros Z ! Elles vont donc commencer leur vengeance en éliminant la femme du directeur. Le gore fait son apparition et notre pauvre dame aura l’œil crevé à coup de talon aiguille. Sympa ! Après leur méfait, nos mortes retournent dans leur tombeau. Intervient un nouveau personnage, Christian, le chimiste de l'usine et amant de la femme du directeur, qui débite ses phrases de dialogues soit comme un poème, soit de façon monocorde du plus bel effet ! Inexpressif au possible, il concours sans soucis pour obtenir la palme du plus mauvais acteur du film ! Et pourtant, il y a de la concurrence !



On poursuit cette drôle d'aventure avec l'homme de main du directeur qui vient reverser ses déchets dans le cimetière, faisant sortir à nouveau les mortes vivantes, cette fois sous l’œil de Christian qui n'en croit pas ses yeux justement ! L'homme de main rencontrera sur la route nos charmantes mortes vivantes qui lui réserveront un sort peu enviable, pour l'une des scènes les plus gores et les plus douloureuses du film, les personnes l'ayant vu savent de quoi je veux parler ! Réalisé par Pierre B. Reinhard, metteur en scène ayant travaillé dans le cinéma X, La Revanche des Mortes Vivantes flirte souvent avec l'érotisme, un érotisme léger, qui ne réveillera pas un mort mais qui égaye notre vision ! Comme chez Jean Rollin, le mariage du gore et du sexe est monnaie courante dans le film, on ne s'en plaindra pas même si ça n'apporte rien de neuf au niveau du déroulement de l'histoire. Par la suite, on assiste encore au réveil de nos trois copines, qui, aussi incroyable que cela puisse paraître, savent conduire ! De plus, on découvre qu'elles sont plutôt perverses car elles réservent une bien étrange punition à une de leur victime, en lui enfonçant une épée dans le vagin après avoir abusé de ses charmes ! Un grand moment de n'importe quoi jubilatoire !



Une autre séquence bien glauque mettra en scène la femme enceinte de Christian, qui voit son ventre fondre sous un effet d'un acide et laisse apercevoir le fœtus ensanglanté. Choquant, quasi gratuit, mais l'effet voulu est bien atteint. Je ne dévoilerai pas le twist final qui vaut aussi son pesant de cacahuètes. Pour l'anecdote, ce twist a été retiré des copies cinéma suite aux plaintes des aficionados. A vous de voir ce que vous en pensez ! Mal joué, proposant des dialogues hilarants, un rythme pas franchement soutenu mais servi par des maquillages et des effets gores de qualité, ainsi que par une bonne partition musicale de Christian Bonneau (sous le pseudo de Christopher Ried), La Revanche des Mortes Vivantes est une oeuvre fauchée qui prête plus à sourire qu'autre chose. Elle ne participera jamais à faire briller de mille feux le cinéma horrifique français mais elle a le mérite d'exister et d'avoir essayer de s'aventurer dans un genre souvent conspué par chez nous. Rien que pour ça, elle mérite d'être découverte !


Disponible en combo DVD + BR + BO chez LE CHAT QUI FUME

LE DVD / BR :
Personne n'aurait pu imaginer que ce film, catégorisé dans la rubrique nanar français cinq étoiles, se soit vu offert une édition de cette qualité ! Digipack trois volets avec fourreau, DVD et BR du film avec, cerise sur le gâteau, le CD de la B.O ! Niveau bonus, on a des interviews de Pierre B. Reinhard, de Jean-Claude Roy, de Benoit Lestang, ainsi qu'un module sur ce dernier traité par Christophe Lemaire qui l'a bien connu. Lemaire signe également un petit livret de deux pages fourni avec cette édition de luxe. Un petit module de 4minutes sur la diffusion du film sur Ciné FX et des bandes-annonces sont aussi au menu. De quoi combler les fans de ce film hors-norme.






Du même réalisateur :