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Le réalisateur Eric Stanze – déjà responsable de "Scrap-Book" et de "I Spit On your Corpse" – passe ici au poste de producteur et délègue la direction exécutive du film à ce qu'il a dû voir comme un espoir. En fait de jeune étoile, il s'agit plutôt ici d'une auto-satisfaction doublée d'un narcissisme exécrable. En effet le poulain de Stanze utilise les mêmes artifices que son maître. Est-ce un mal, ou le film souffre-t-il d'un condescendance prompte à écarter l'œil du spectateur? Un groupe d'amis partis camper en Canoë se heurtent à la faune locale sectaire et xénophobe. Le soir alors qu'ils discutent autour du feu, l'une des autochtones vient les prévenir qu'ils courent un danger certain. Non qu'un big foot rôde dans les parages, mais son frère – The Boy – sert au shérif pour se débarrasser des étrangers, d'une façon… définitive. Or ce dernier vient d'être libéré.



Voici l'intrigue, pas plus épaisse qu'une feuille de papier toilette simple couche. La seule intrigue que recèle un tel scénario est l'identité de The Boy. Pourtant, rien n'y fait, impossible de s'y intéresser. La surprise de son identité ne sera pas ici révélée, quand bien même elle n'a aucun intérêt. A dire vrai, ce n'est même pas une surprise.
Dans ce métrage la seule surprise est la médiocrité la plus totale dans laquelle se complaisent acteurs et réalisateur. Les effets de style sont plus que pitoyables. Ils relèvent tous du "hop je film un truc sans intérêt (comme un feu, une branche, même les poissons) pour apporter de l'émotion, un caractère romantique a l'intrigue". Bien sur aucun de ces artifices ne fonctionne, et prête plus à rire qu'à plonger le spectateur dans l'ambiance.

A cela vient s'ajouter une mise en scène aussi précise que celle du "Projet Blair Witch" : caméra (selon toute vraisemblance l'une de celles utilisées par le grand public pour filmer mamie à la plage) constamment en mouvement et image de pauvre qualité. Cela soit-disant pour réintroduire le style du slasher crasseux des années 70, avec un final directement volé à "Massacre à la Tronçonneuse".



Le bilan est donc le suivant : "The Undertow" s'apparente donc à une bobine plus qu'amateur, sans idée et sans personnalité. Mais le but de ce métrage est autre, l'argument de vente est le Gore outrancier. Encore une fois grosse déception : le sang n'apparaît qu'au bout de 40 longues minute de contemplation de paysage et de dialogues ineptes. Le vilain tue une dizaine de personne avec un manque d'imagination et de moyen compensée par la quantité de sang et de viande morte; puis c'est la fin. Hormis une scène où le Boy punaise sa victime contre un mur, tout le gore tombe à l'eau du fait d'une réalisation défectueuse, et – c'est bien pire encore – d'un manque de conviction. Le tueur est lâché, quelques massacres et puis au lit?! Le spectateur n'y croit pas un instant, pas plus que le réalisateur d'ailleurs.



Mais pour avoir été encensé par la presse spécialisée britannique ("DarkSide" et "Sex Gore Mutants"), il doit bien être possible de trouver certaines qualités à "The Undertow". Certes le film à un petit "je ne sais quoi" qui le rend légèrement attractif mais de là à en dire que " l'esthétique du film transcende son micro budget "…
Alors je me suis interrogé sur les raisons de cet engouement. Serait-ce dû au dossier Vidéo Nasties qui à occulté plus de vingt ans de cinéma gore au Royaume Uni? A moins que ce soient les scènes gore qui leur paraissent particulièrement osées?



Quoiqu'il en soit, "The Undertow" n'est rien d'autre qu'un film, au mieux médiocre. A regarder par dépit, entre amis pour rigoler… sinon cela risque d'être ennuyant.
Toutefois, pour nuancer mon propos, si vous savez à quoi vous attendre, et que vous n'êtes pas trop exigeant, alors le film pourra se révéler amusant.








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