RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 5
(14 votes)
Un couple avec leur jeune fils, Ben, Marian et David Rolf, accompagné de la vieille tante Elizabeth, deviennent locataires d'une gigantesque maison à un prix défiant toute concurrence. Les vieux propriétaires, un peu excentriques, leur demandent uniquement d'aimer leur maison comme eux ils l'aiment et surtout, de déposer un plateau repas trois fois par jour à leur mère, une femme de 85 ans qui vit recluse dans la chambre du grenier et qui ne peut se déplacer. Une fois installé, les quatre locataires goûtent au charme de la maison. Karen prend en charge la vieille dame dans le grenier et interdit à quiconque de s'en occuper à sa place. Peu à peu, l'atmosphère de la maison semble avoir des effets néfastes sur Ben, qui refait des cauchemars et tente de noyer son fils dans la piscine...



Petit classique des films de maisons hantées, Trauma, de Dan Curtis mérite aisément d'être redécouvert. Sorti trois ans avant "Amityville", il a depuis été relégué en arrière plan. Pourtant, à bien des égards, il s'agit d'un film subtil et délicat, dans l'art de distiller une angoisse chez le spectateur. L'interprétation des acteurs est excellente et contribue à rendre crédible une histoire assez ténue : que ce soit Oliver Reed, Karen Black ou encore Bette Davis.



Mais, le véritable personnage central de l'intrigue est la maison elle-même. Dont le mystère n'est dévoilé qu'à la toute fin. Par petites touches, on sent bien qu'il se passe des événements étranges : la maison reprend des couleurs, Marian passe son temps à s'occuper de Mm Allardyce, son mari devient violent et a failli noyer leur fils, David, dans la piscine… Autant d'éléments perturbateurs, mais dont on ignore la provenance. Bien que l'on se doute que c'est la maison qui est à l'origine de ces phénomènes, semblant se nourrir tel un vampire, de la force de ses occupants. Des locataires, qui n'arrivent pas à sortir de la maison et de sa propriété lorsqu'ils essaient de partir. Ben Rolf est sujet à la vision d'un mystérieux chauffeur annonciateur de mort (il revoit l'enterrement de sa mère). Une vision prémonitoire du destin des protagonistes. Ce mystérieux chauffeur (faisant office de croquemort) apparaît d'ailleurs au moment de la mort de tante Elizabeth.



Progressivement la structure familiale se délite et chacun se met à soupçonner l'autre. La confiance -élément moteur de toute bonne famille qui se respecte- vole en éclats. Un point important du scénario qui a visiblement passionné Dan Curtis, qui filme au plus près de chaque personnage, leurs émotions et les changements qui s'opèrent en eux.
Quelques petits griefs néanmoins : l'histoire avance peu et semble faire du sur-place (par deux fois la piscine se révèle un lieu dangereux), un rythme un peu lent, le refus du recours au grand- guignol. D'ailleurs, les uniques scènes-chocs sont placées à la fin du film. Une fin précipitée, qui tranche avec le reste du long-métrage.



En faisant de la maison l'acteur principal, on est plus dans une ambiance à la Edgar Poe ("La chute de la maison Usher") que dans les films d'esprits vengeurs, tels qu'ils vont surgir quelques années après. Ici, pas d'allusions à la religion pour venir combattre un quelconque démon ou diable. La nature des phénomènes restant opaque jusqu'aux 3 dernières minutes. La tension ne se relâche pas, grâce à une musique en adéquation avec son sujet : terrifiante.

Disponible en combo DVD + BR + Livret chez RIMINI EDITIONS

LE COMBO :
Toujours sous les mêmes couleurs que les précédentes sorties de l'éditeur (Le Bal de l'Horreur, Happy Birthday, Mutations), ce qui permet aux fans d'avoir une superbe collection homogène dans sa vidéothèque, Trauma se compose d'un digipack trois volets sous fourreau, avec le film en HD en DVD et un BR, avec VF et VOSTF sonorisées en DTS 2.0. L'image est très bonne, avec un beau grain cinéma et une belle définition. Les bonus nous propose trois entretiens, l'un avec le terrifiant chauffeur de corbillard Anthony James, l'un avec Lee Montgomery qui se rappelle qu'il était le chouchou de ses dames lors du tournage via son jeune âge à l'époque et un dernier avec le scénariste William F. Nolan. La bande annonce originale est également au menu, tout comme un livret de 24 pages, toujours rédigé par Marc Toullec, et toujours très informatif, comme d'habitude.