RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
Danny Lee, Herman Yau

Scénariste
Law Kam Fai

Date de sortie
1992

Genre
trash

Tagline


Cast
Emily Kwan
Danny Lee
Julie Lee...


Pays
Hong Kong

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.5
(2 votes)
En 1978 à Hong Kong, Wong Chi Hang, habile tricheur, gagne au Mah-jong. Mais son adversaire refuse de lui donner l'argent de la partie. Wong Chi Hang, excédé va l'assassiner sauvagement et s'évanouir dans la nature. 8 ans plus tard, sur une plage de Macao, des enfants découvrent des membres humains échoués dans un sac. S'ouvre alors une enquête policière dirigée par des officiers particulièrement crétins et misogynes. Enquête qui va les mener vers un petit restaurant où Wong Chi Hang, alors immigré clandestin, a remplacé les anciens dirigeants...



Le classement à Hong Kong se fait par catégories, la 3ème étant la plus haute. Elle correspond à une interdiction aux mineurs. The Untold Story en fait partie et l'on comprend aisément pourquoi à la vue du film. Ici il y a du gore, du viol (avec poils pubiens dévoilés, ce qui est normalement interdit de ce côté du monde) et encore du gore... Tout pour faire courir le spectateur aux toilettes. J'avoue ne pas être très sensible de l'estomac, mais là le film flirt souvent avec le trop plein... Effet garanti pour le repas ingurgité quelques heures plus tôt.



En effet le réalisateur ne recule devant rien, et l'on se demande parfois le but de cette démarche qui parfois donne l'impression d'aller trop loin. Le massacre de toute une famille, enfants compris raisonne longtemps dans la tête après la vision du film. Des passages du film sont donc d'une extrême cruauté, sans jamais être risibles, d'où un profond malaise qui se glisse dans la conscience du cinéphile. Certaines scènes sont ouvertement drôles mais la plupart ne prête pas à rire.



L'ambiance globale du film - toutes les scènes mettant en jeu Anthony Wong - est malsaine et poisseuse. La folie du joueur de Mah-jong est totalement projetée sur le spectateur, témoin de ses exactions. Cette réflexion en amène une autre : pourquoi en Occident les acteurs de séries Z jouent comme des étrons fumants alors que ceux de Hong Kong sont bluffant de vérité ? Il suffit de voir la performance de Anthony Wong Chau-Sang, campant un dégénéré sans aucune fausse note, avec un charisme unique. Il ne lui est nul besoin de parler, sa seule présence écrase de vérité. A ce titre, la totalité du métrage repose sur sa performance d'acteur absolument inimitable. C'est là la raison pour laquelle le film prend aux tripes, rien n'est surfait, surtout pas le jeu de l'acteur principal ; tout y est sale ou en passe de l'être.

De ce point de vue le film est une totale réussite : vomitif, angoissant et mâtinée de vannes pourries (les enquêteurs avec leurs humour douteux semblent tout droit sortis d'un manga).



Pourtant quelque chose à la vision du film gène... Un petit rien qui fait grincer les rouages, non du film mais de la personne du cinéphage. On en ressort comme sali par la pourriture ambiante déversée par ce film.

Un pur film de série Z donc, à conseiller à tout les Asia-maniaques, fans de joyeusetés gore qui n'ont pas peur d'aller trop loin. Et là pas de doute, le film va trop loin, ce qui semble être un trait de caractère de M. Herman Yau qui, quelques années plus tard, ira de nouveau trop loin avec Ebola Syndrome, un film à la fois complètement fou et totalement à côté de la plaque (un bonheur !!!). Quoiqu'il en soit, Untold Story est un film d'Herman Yau, et le climax unique s'en ressent.

Une question se pose : peut-ont reprocher à un film d'être (trop) entier ?








Du même réalisateur :