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Au cours des années 90, la violence chez les jeunes n'a cessé de grimper, au point de prendre des proportions terribles. Dans de nombreuses grandes villes des Etats-Unis, des zones sont carrément abandonnées par la police, et contrôlées entièrement par des gangs. A Seattle, au milieu d'une de ces zones, se trouve le lycée Kennedy. En 1999, il est réouvert pour être le théatre d'une expérience éducative hors du commun : certains profs sont remplacés par des cyborgs autorisés à utiliser la force pour maintenir l'ordre au sein du lycée.



Mark Lester, déjà réalisateur de "Class 84", tente de remettre le couvert en réalisant cette séquelle agrémentée de quelques cyborgs belliqueux. Il nous raconte ici l'histoire de Cody, jeune délinquant emprisonné qui va être libéré et renvoyé à l'école : le lycée Kennedy. Cette fois-ci il a décidé de rester dans le droit chemin et il quitte son ancien gang. A l'inverse de "Class 84" qui montrait un jeune homme fils de yuppies bourrés de fric exprimer son mal de vivre en jouant les terreurs au lycée (je parle de Stegman) ici Cody tente de devenir un citoyen sans histoires malgré un environnement familial absolument craignos (mère toxico, etc...). Fini le temps où les professeurs sont les victimes d'élèves sans foi ni loi, l'Etat réagit et il a la main lourde.



La présentation des nouveaux professeurs pas comme les autres est concise, efficace, et Mark Lester semble décidé à aller droit au but. On a droit par exemple à une mémorable fessée. La première partie du film est correctement rythmée et m'a mis en appétit. Hélas, la suite est moins satisfaisante.



La partie centrale du film se focalise essentiellement sur la vie de Cody hors du lycée et ses déboires avec ses anciennes fréquentations. Toute cette partie n'est pas inutile mais cela alourdit considérablement le film. Difficile pour moi de m'intéresser sérieusement au sort de Cody quand l'acteur qui l'incarne (Bradley Gregg) joue comme une paire de tongs. Son amourette avec la fille du proviseur est un cliché d'autant plus pénible que la miss (Traci Lind) est tout aussi douée que lui. C'est surprenant de voir un impressionnant groupe de gros calibres du Bis pour jouer les seconds rôles (Patrick Kilpatrick, Pam Grier, John P. Ryan pour les profs cyborgs, Malcolm McDowell en proviseur du lycée, et Stacy Keach en savant fou mégalomane) alors que les rôles principaux sont tenus par des gens absolument pas convainquants. La palme revient au petit frère de Cody.



La fin du film réveillera ceux qui se seront assoupis grâce à quelques belles fusillades et explosions de bagnoles, tandis que les cyborgs révèlent leur vraie nature. Les effets spéciaux liés aux cyborgs sont inégaux mais globalement réussis pour une bisserie qui n'a pas dû avoir un très gros budget. Comme par hasard, l'affrontement final dans le lycée rappelle... "Class 84"!
L'accélération dans le derniers tiers du film est salutaire et fait passer le film de moyen/mauvais à moyen/bon. Une partie centrale plus nerveuse et un acteur principal plus charismatique, voilà ce qui m'a manqué pour que je m'éclate vraiment. Le film est tout de même loin d'être le désastre que je craignais. A voir une fois, au moins pour ses seconds rôles.

La fin ouverte laissait présager une éventuelle suite : ce fut chose faite en 1994 avec "Class of 1999 II : the substitute", par Spiro Razatos. Le film est sorti en France en vidéo sous le titre : "Class of 2001"

3/6 - M_pest





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