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En l'an 2000, les Etats-Unis ont conquis le monde entier. Le gouvernement des Provinces Unies d'Amérique organise la cinquième édition de la course transcontinentale où tous les coups sont permis. Le principe : accumuler le plus de points possible en écrasant des piétons, répartis en plusieurs catégories, ou en franchissant le premier la ligne d'arrivée. Le vainqueur pourra serrer la main du Président, véritable maître du monde. Au départ : des engins de mort motorisés et trahissant la personnalité du pilote. Parmi eux, le héros national, Frankenstein, accompagné d'une nouvelle co-pilote. Parmi les concurrents, son rival, Machine-Gun Joe Viterbo, prêt à tout pour gagner la course...



Les années 50 s'achèvent, et Roger Corman gagne sa réputation de producteur prolifique de " réarrangement " de grands succès. Ici, c'est "RollerBall", sorti l'année précédente, qui est refondu dans le moule Roger Corman.



Inspiré d'une nouvelle de Ib Melchior, Death Race 2000 se révèle être une très bonne série B. Tellement bonne d'ailleurs, qu'elle en inspira quelques jeux vidéos, à commencer par le sulfureux Carmaggedon, dont le design de la voiture est trait-pour-trait celui du film de Paul Bartel. A l'origine envisagé par son producteur comme un pur produit d'exploitation, Death Race 2000 se retrouve vite prendre les traits d'un réquisitoire contre une société baignée dans la violence et abrutie par des divertissements bêtifiant.



Ainsi le film pose la question du rôle des médias, ici peints au vitriol, dans notre quotidien. Il s'interroge aussi sur le vrai but des divertissements, ce qui prend tout son sens lorsque l'on voit l'ampleur du Super Bowl aux Etats-Unis.

Le message du film serait donc "continuez le combat, ne vous endormez pas dans votre confort moderne." Cependant avant d'être un portrait caricatural d'une société hégémonique, le film est avant tout une pure série B, un très bon divertissement. Le rythme est soutenu, et durant ses quelques 70 minutes, on ne s'ennuie pas un seul instant. Le spectateur est ainsi conduit par la main jusqu'à un twist final non dénué d'intérêt. Fidèle à l'esprit de son producteur, Death Race 2000 comporte son lot de bolides customisés, quelques effets gore et des scènes de topless.



Ce qui en fait un divertissement très fun, sans être prétentieux pour un sou, et le film atteint son but : divertir. Et face aux blockbusters insipides qui nous proviennent par paquets de douze d'Hollywood, cette petite production Roger Corman fait l'impression d'une bouffée d'air pur.

Le film est également connu sous le titre "Les Seigneurs de la Route".






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