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Suite au décès de son père, un héros de la deuxième Guerre Mondiale, Robert Blabert (…) repart chez lui. En parcourant les effets personnels du défunt, il tombe sur un journal intime relatant la légende d'une cargaison de lingots d'or enterrée dans une oasis en plein désert. Il réunit ses amis et ils partent à la recherche du trésor, gardé par une armée de soldats nazis, victimes d'une malédiction les ayant transformé en zombies.



A part ses zombies nazis, ce film n'a pas grand chose à voir avec d'autres films classiques du genre (ni avec Lawrence d'Arabie, d'ailleurs –oui, ça se passe dans le désert…). Il est vendu dans un pack réunissant deux autres joyeusetés zombiesques : "Le lac des morts-vivants" (Jean Rollin) et "Une vierge chez les morts vivants" (Jess Franco, encore). Ici, les zombies tuent pour garder le trésor et se nourrissent presque comme si c'était une arrière-pensée ("On est des zombies, faut bien y aller…"). Malgré cela, ne touchez pas à votre télécommande parce qu'on passe un très bon moment, ponctué de quelques hallucinations et fous rires inévitables, comme il se doit pour tout bon nanar involontaire.

L'intro nous présente deux jolies donzelles qui s'arrêtent dans l'oasis du titre (en vo). Pourquoi sont-elles là ? J'avoue ne pas avoir très bien compris (est-ce grave, docteur ?), mais aucune importance, elles sont là parce qu'elles sont blondes, portent des mini-shorts et des bottes. Et qu'elles vont servir de hors-d'œuvre aux zombies. Quel intérêt scénaristique avec le reste du film ? Svp, ne posez pas ce genre de questions, on n'est pas là pour ça.



Lorsque Robert lit le journal laissé par son père, nous avons droit à une partie de l'histoire en flashback relatant l'attaque du cargo par les nazis, agrémenté d'images de guerre d'archives. Le père de Robert (qui n'a pas de nom) est le seul survivant et il sera accueilli chez un sheik qui a une très jolie jeune fille, Ayesha. Evidemment, Robert Senior tombe amoureux et fricote avec la belle. Quelques jours plus tard, il rejoint les troupes alliées et ne retournera chez le sheik que deux ans après. Là, il apprend qu'Ayesha est morte en donnant naissance à son fils, Robert Junior, qu'il ramène alors avec lui. Fin du flashback.

Robert et ses amis font alors le voyage, mais un autre homme aimerait aussi remettre ses mimines moites sur le trésor, et il a l'incroyable chance de le retrouver avant nos camarades. Mais comme c'est un "méssant", lui et son équipe vont vite se faire croquer par les zombies, laissant la place libre à Robert Blabert (j'adore !) et Co.



Les zombies, tiens, parlons-en. Eh bien, ils sont très laids. Pas autant que dans "Le lac des morts-vivants", parce que quelques efforts ont quand même été faits. Ils ont des choses collées sur la figure de façon à représenter de la peau décomposée, sans doute, mais on dirait plutôt qu'ils ont été victimes de brûlures au 3ème degré. Quelques vers de terre grouillants et de faux yeux en balles de ping-pong coupées en deux complètent l'illusion. De plus, ils mordent beaucoup mais semblent rester collés à la plaie de sorte qu'on ne les voit jamais rien arracher. Et quelques bouts de tripaille placés hors champ et soulevés en triomphe nous font juste ricaner d'autant plus. Sans parler de leur avancée si lente qu'on se demande s'ils vont même avoir le temps d'arriver au campement de nos jeunes héros avant la fin du film (oui, parce qu'il faut que je vous dise qu'il ne dure qu'1h21. Et que les zombies ne présenteront une réelle menace que vers 1h05…).



Les acteurs ? Hi hi, vous êtes d'humeur taquine, aujourd'hui… Le premier critère de sélection (si tant est qu'il y en ait eu – "Eh toi. Viens te placer ici." "Euh, non, moi, j'suis juste le technicien de surface, m'sieur." "C'est pas grave, nous, on fait un film tout pourri.") semble avoir été le manque total d'expression faciale. Tout le monde se regarde mourir etc... sans que ça leur fasse ni chaud ni froid. Et nous, on hallucine et se repasse la scène juste pour le plaisir. Allez, quelques perles pour vous donner envie : assis devant leur tente, le guide arabe aide l'un des jeunes à s'asseoir en tailleur. Cela dure plusieurs secondes et tout le monde trouve cela fort amusant (vous aussi, vous verrez). A un autre moment, Robert va voir deux hommes sur le marché. L'un tient un micro et l'autre, une caméra (attention, ça va aller très vite !) :
"Qu'est-ce que vous faites ici ?"
"Il s'occupe de la caméra et moi, je m'occupe du son."

La bande son est vraiment pénible, l'érotisme pas titillant pour un sou, les inserts du ciel ne correspondant pas avec le moment du jour ou l'oasis en ombre chinoise sont ridicules et si quelqu'un a compris la signification de cette minuscule araignée que l'on voit plusieurs fois juste avant l'arrivée des zombies, merci de me faire signe. Et puis je ne résiste pas à l'envie de vous donner l'indice concernant LE plan qui vaut assurément le détour : Robert Senior et un drap blanc. Vous comprendrez.

Le film existe en 3 versions de longueur différente : Argentine – 88mins, Espagne – 84mins et USA – 82mins. Cette version en faisant 81, je pense qu'il doit s'agir du montage américain. Le seul bonus à signaler est la BA et une interview très sympathique de 30 minutes de Franco (va-t-il pouvoir fumer sa cigarette un jour ?), où, dans sa première phrase, on apprend qu'il n'aime pas Romero ni les morts-vivants qu'il traite carrément d'imbéciles. Il n'a d'ailleurs jamais eu l'intention de focaliser sur les zombies, mais sur son histoire (oui, d'accord, le focus est très flou par moments – arrêtez de m'embêter, maintenant !). Enfin, l'image est impeccable, le son passable et la vf, exécrable. Pas indispensable, mais tellement plaisant…