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Réalisation
Tobe Hooper

Scénariste
L.M. Kit Carson

Date de sortie
1986

Genre
survival

Tagline


Cast
Dennis Hopper
Caroline Williams
Bill Johnson
Jim Siedow
Bill Mosely...


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Jerry Lambert & Tobe Hooper

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.7
(38 votes)
Stretch, une jeune animatrice radio, se fait embêter par deux yuppies qui squattent ses ondes. Les deux idiots délirent bien quand ils sont pris en chasse par une grosse fourgonnette. Sur le toit du véhicule apparaît une sorte de cadavre gesticulant comme un fou. L'un des deux jeunes lui tire sur le visage, l'impact laissant alors apparaître celui qui manipulait le cadavre : Leatherface. Il démarre sa tronçonneuse et commence à découper le véhicule avant de découper le visage du conducteur. Dans sa station de radio, Stretch a tout enregistré du massacre. Peu après, elle rencontre le lieutenant Lefty, dont la nièce a été massacrée par la famille tronçonneuse. Lefty a un seul but dans la vie : retrouver les assassins et les faire payer. Stretch parvient à le convaincre d'écouter son enregistrement. Convaincu qu'il s'agit bien des tueurs qu'il recherche, il demande à Stretch de diffuser cette bande sur sa station. La réaction ne se fait pas attendre. Un soir, elle a la visite d'un curieux énergumène, Chop-Top, qui a une plaque de fer dans le crâne, et qui est enthousiasmé par l'écoute de cet enregistrement. Puis surgit Leatherface qui s'en prend à Stretch pendant que Chop-Top fracasse le crâne de l'autre animateur de la radio. Stretch titille les pulsions sexuelles de Leatherface qui la laisse s'enfuir. Lefty, qui avait prévu cet incident, troque ses deux pistolets contre deux petites tronçonneuses qu'il porte comme des colts et en tient une énorme entre les mains. Ayant découvert le repaire des deux tueurs, auquel vient s'ajouter Cook, le cuisto de la famille qui vient encore de gagner un prix en gastronomie (!) et bien sûr Grandpa, Stretch et Lefty s'embarque dans une terrifiante nuit d'horreur...



Très en vogue dans les années 80, les comédies horrifiques ont un style hérité des fameux E.C Comics, ces histoires d'horreur et de science-fiction bien connues des fantasticophiles. Des contes d'horreur teintés d'un humour noir très efficace. Tout est basé sur l'excès visuel et les monstres dégoulinants, cette formule sera reprise avec brio par des films comme "Re-Animator", "Vampire vous avez dit vampire?" ou "Evil Dead 2". "Massacre à la tronçonneuse 2" participera également à cette nouvelle vague de films d'horreur particulièrement savoureux, malheureusement l'accouchement de cette suite sera dur, très dur.
Au départ, Hooper voulait réaliser "Beyond the valley of the Texas chainsaw massacre", un projet alléchant qui finira par être annuler malheureusement. Associé à la Cannon, Hooper signera pour eux "Lifeforce" et "L'invasion vient de Mars", deux séries B très sympathiques qui rencontreront également de nombreux problèmes. Il est clair que Hooper voulait réaliser un film assez personnel, mais c'est sans compter sur la pression de la firme Cannon, qui ne désirait qu'une simple série B horrifique. La firme refuse le premier script de Hooper, qui cherchait au départ à réaliser un film d'horreur anti-yuppies. Non seulement Hooper devra réécrire le scénario mais il verra la Cannon couper certaines scènes, concernant pour la plupart le personnage de Dennis Hopper. Pire encore, la MPAA s'acharna sur le film et coupa des scènes trop violentes, toujours inédites aujourd'hui. Hooper sortira son film sans visa de censure et la Cannon lance une campagne de publicité basée sur une affiche parodiant celle du film "Breakfast Club". Même en DVD, le film est sous estimé : aucune édition collector, aucune édition zone 2 et pas de version réellement intégrale. Seul MGM le sortira à petit prix, avec sous titres français mais sans suppléments.



Dans cette séquelle, on est très loin du ton sérieux et réaliste du premier film. On nage dans un délire grand guignolesque jouissif et plutôt fun, et qui malgré ses nombreuses coupures, tient assez bien la route. Dès le début, l'idée du premier concept de Hooper, à savoir une guerre totale aux yuppies, ressort quelque peu. Deux yuppies donc (ces jeunes beaux insupportables pleins d'avenir) arpentent une route du Texas ou ils sèment quelque peu la pagaille, et vont jusqu'à casser les pieds d'une animatrice de radio, par le biais du téléphone. Mais la nuit tombe, et en traversant un pont, ils se font massacrer par Leatherface et sa famille. Stretch, l'animatrice de la radio, a tout enregistrée et décide d'en parler au Lieutenant Lefty Enright, dont la famille a été massacrée par l'infâme famille de psychopathe. Mais Stretch diffuse l'enregistrement à la radio et se retrouve poursuivie malgré elle par Leatherface et ses comparses. Un scénario plutôt léger, qui devrait être sûrement plus intéressant dans sa version complète. Mais heureusement, on ne s'ennuie pas et on a le plaisir de retrouver la famille Saywer.



Totalement relookée par Tom Savini qui s'occupe également des effets gores, la famille de Leatherface est presque identique à celle du premier film : Leatherface bien sur, cette fois plus proche du gros puceau dégénéré et pathétique, Cook, cuisinier de la famille et taré complet et le grand père, toujours aussi mou et décrépi que dans le premier. S'ajoute à cela l'auto-stoppeur du premier, écrasé par un camion à la fin du premier je vous le rappelle et devenu ici un misérable pantin en décomposition, et Chop Top, un malade complet qui est à deux doigts de voler la vedette à Leatherface. Frère jumeau de l'auto-stoppeur, il a vécu la guerre du Viet-Nam (ce qui explique son absence dans le premier volet) et en a hérité une plaque en métal au niveau du crâne, une plaque qu'il ne cesse de gratter avec un crochet qu'il enflamme constamment, lui permettant de décrocher des morceaux de peaux qu'il grignote sans cesse. Notons que Gunnar Hansen ne reprend pas son rôle ici, seul Jim Siedow retrouve sont rôle de Cook. L'ambiance est assez différente de celle du premier, ici on plonge directement dans la barbaque sanguinolente, autrement dit une ambiance qui ne reflète pas le réalisme macabre du premier et se rapproche plutôt du gore craspec. Jamais effrayant, Massacre à la tronçonneuse 2 réserve pourtant une scène mémorable, jonglant entre une atmosphère étouffante et poisseuse, et un humour noir sordide qui met réellement mal à l'aise. Cette scène nous montre Stretch bloquée dans la boucherie privée de Leatherface, ou celui-ci découpe en chantonnant sa dernière victime. Surprise par le tueur masqué, elle devra danser avec son soupirant, coiffée d'un visage sanguinolent fraîchement découpé sur son ex-copain. Le thème musical de la scène est franchement malsain, et la pauvre victime ira jusqu'à se retrouver les mains liées, avec l'infâme masque encore collé à son visage.



Par ailleurs on signalera une héroïne parfois très crispante, essayant tant bien que mal de battre le record des cris les plus énervants de l'histoire du cinéma. Leatherface en tombera, oh surprise, amoureux et tentera sans succès de la séduire, et pour la première et dernière fois dans sa carrière de tueur boucher, il ira jusqu'à mimer un pénétration avec sa tronçonneuse !! Un élément intéressant se situe à la fin du film, lorsque après avoir terrassé son adversaire, l'héroïne pête littéralement un plomb et entame une "danse de la tronçonneuse" très différente de celle de Leatherface mais qui quelque part montre bien que son état psychologique était véritablement sous pression. Quelques gags macabres assez efficaces sont parsemés dans le film (le fameux chili con carne), et le décor de la maison, au style très "Ed Gein", du premier opus disparaît au profit du sous sol d'un parc d'attraction, une immense galerie souterraine aux teintes rouges et à la décoration principalement composée de cadavres en piteux état. Dommage pour Hooper qui reprend inutilement la scène du grand-père tentant de tuer mollement sa victime, une faute scénaristique rapidement sauvée par l'excellente scène finale ou Enright combat à la tronçonneuse Leatherface alors que Stretch se fait poursuivre par un Chop Top totalement enragé. On espère de voir arriver un jour la version définitive de cette excellente suite, très différente de son prédécesseur mais hautement réjouissante.

La bande-annonce du film était carrément excellente. On y voyait une vieille tronconneuse un peu rouillée et une main qui tenait une burette à huile et qui commencait à graisser les chaînes avec une voix-off qui disait "Après 13 ans d'absence, il reviennent..." et la tronçonneuse démarrait et on voyait quelques scènes du film. Rapide, court mais diablement efficace !