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Nuit d'Halloween (31 octobre 1978)- seconde partie. Blessée et choquée par l'attaque dont elle a été la victime, Laurie Strode est conduite a l'hôpital d'Haddonfield. Son agresseur, Michael Myers, n'est pas mort et échappe aux recherches de la police. Toujours pousuivi par le Dr Loomis, il s'introduit dans l'hôpital où il est bien décidé à terminer son oeuvre...



Lorsque John Carpenter et sa complice Debra Hill s'attèlent à la suite d' "halloween, la nuit des masques", ils savent le faire en toute modestie, se contentant de suivre le concept d'origine sans tomber dans les débordement sanglants des slashers opportunistes ("vendredi 13") qui se sont engouffrés dans la brèche. Le lieu de l'action se déplace dans un hôpital et place cette séquelle dans la vague des slashers hospitaliers qui déferlèrent au début des années 80 ("massacre hospital", "terreur à l'hôpital central"). "Halloween 2" en constitue d'ailleurs le haut du panier grâce notamment à l'ombre que fait planer son croquemitaine à la démarche robotique et qui dégage une présence inquiétante de tout les instants.



Comme dans tout bon slasher qui se respecte, le film reprend les mêmes et recommence. Jamie Lee Curtis et Donald Pleasence rempilent dans leurs rôles respectifs. Cette fois, le coeur de l'intrigue change et met l'accent sur la confrontation entre le Dr Loomis et Michael Myers. Tout doit donc conduire à un affrontement final attendu entre ces deux adversaires. Laurie Strode sert ici plus de faire valoir au point d'avoir laissé un souvenir plus que mitigée à la scream queen de l'époque Jamiee Lee Curtis ("le bal de l'horreur", "le monstre du train") dont le seul apport est grâce à l'intermédiaire des rêves, de se rappeler un souvenir de grande importance au point de donner un sens aux acteurs du tueur.

Passé une première partie qui tire à la ligne avec encore des déambulations dans les rues d'Haddonfield, la partie se déroulant dans l'hôpital est particulièrement mortifère. Les meurtres sont bien plus nombreux et graphiques sans tomber dans l'excès gore. Une maîtrise parfaite des couloirs de l'hôpital montant une certain savoir de la part de Rick Rosenthal ("halloween resurrection") dans le dosage du suspense, avec une légère réorchestration de la la musique de Big John. La réalisation sait utiliser à bon escient les écrans de contrôle qui sont souvent trompeurs quant aux positionnements des protagonistes.



Le grand point de cette suite est que le scénario approfondit un peu plus les motivations du personnage de Myers qui se trouve attaché à un certain culte celte, Samhain. Même le Dr Loomis se trouve un moment pris de court par des intervenants extérieurs conscients du danger de Myers. Sans trop expliciter les motivations de son croquemitaine, Carpenter (toujours à l'oeuvre sur le scénario), fait avancer " Halloween 2 ", tout en ne pensant pas qu'il y aurait une nouvelle suite mettant à l'oeuvre Michael Myers.

Quant aux meurtres (le principal attrait de ce type de film), ils sont très réussis: du gardien surpris par Myers à une infirmière qui est menacée par une seringue, à un autre meurtre qui voit une victime vidée de son sang. Quota rempli pour "Halloween 2", qui verse dans la surenchère, mais qui nécessita de retourner certaines séquences (le premier montage s'avérant trop soft. Une habitude dans la saga puisque le même problème se posera avec "halloween 4". Les moeurs n'étant plus à la pure suggestion), scènes tournées par John Carpenter en personne, qui veille comme un père sur son enfant. Bonne idée aussi de faire utiliser à Michael Myers plusieurs armes pour commettre ses méfaits.



Suite pleinement réussie et qui sait se montrer véritablement utile, "Halloween 2", réussit à être aussi angoissant que son illustre modèle, l'effet de surprise en moins. Même s'il fût épaulé par John Carpenter qui intervint en sauveur lors du montage final, Rick Rosenthal n'a pas à rougir du travail accompli. Et, puis, le final est grandiose (dommage que les opus suivants viendront remettre en cause cette conclusion explosive).








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