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Stephen C.Miner fait partie de ces réalisateurs qui ne font l’objet d’aucun culte. A l’évocation de son nom, bien souvent les gens sont bien incapables de mettre des titres sur ses œuvres majeures. Fan du cinéma de genre que vous êtes, vous allez constater dans les lignes suivantes que vous avez probablement vu l’intégralité de sa filmographie, tant ses films sont connus de tous et ont remporté chaque fois un succès confortable.
Sa première expérience professionnelle ne sera pas des moindres puisqu’il va travailler en tant qu’assistant sur le tournage de "la dernière maison sur la gauche" de Wes Craven, dans lequel il fera également de la figuration. Il portera aussi la casquette d’assistant de production aux côtés du responsable Sean S. Cunningham ("vendredi 13")

Toutes les facettes de l’homme dans un seul film : Steve est réalisateur, acteur, et producteur. Durant les seventies il va principalement exercer en tant qu’assistant de production et réalisateur de seconde équipe. Ainsi on le retrouve derrière la seconde caméra en 1973 sur "Case of the full moon murder", un thriller érotico/horrifique de Cunningham, puis sur deux productions en 1978 : "Here comes the tiger" et "Manny’s orphans".

Il débutera les années 80, toujours avec Cunnighman, en assurant la production de l’incontournable slasher du début de cette décennie : "vendredi 13". Sa toute première réalisation n’interviendra qu’un an plus tard, avec la bénédiction de son ami Sean. Il réalise le second volet des tribulations de Jason Voorhees : "vendredi 13 chapitre 2 : le tueur du vendredi". Après le succès de cette séquelle, il enchaînera l’année suivante avec le 3e volet : "vendredi 13 chapitre 3 : meurtres en 3D", dans lequel il fera là aussi de la figuration.

A ce sujet, Steve Miner est le seul réalisateur a avoir réalisé deux segments de "vendredi 13". Il est aussi celui qui nous montrera Jason avec un sac sur la tête, puis enfin l’épisode où notre bourrin revêtira le masque de hockey pour la toute première fois. A ce titre, Steve Miner a marqué la saga de son empreinte.

Steve semble avoir pris goût au genre et dès 1986 il tourne "house", précurseur d’une future tétralogie. Catalogué plutôt comme une comédie horrifique, le film, sans atteindre des sommets se regarde sans déplaisir et reste le meilleur segment de la saga.
Entre 1988 et 1989 il tourne pour la télévision un nombre conséquent d’épisodes pour la série "the wonder years", mais prend le temps de se lancer dans un nouveau tournage axé sur la sorcellerie. Julian Sands au casting dans le rôle d’un sorcier maléfique est aux commandes de "warlock" qui fera là l’objet d’une trilogie. Hormis la performance de l’acteur, le film est loin d’être un chef d’œuvre, et d’ailleurs les deux volets suivants ne remonteront pas franchement le niveau.

Jusqu’en 1998, Miner va se tourner vers le petit écran en réalisant bon nombre d’épisodes pour plusieurs séries : "Diagnosis murder", "Chicago hope", "Relativity", ou bien encore la plus connue chez nous, "Dawson". Il prend le temps de réaliser en 1992 une dramatique : "forever young" puis deux ans plus tard le remake de "mon père ce héros", où Depardieu reprend son rôle dans cet avatar US.
1998 est aussi l’anniversaire des 20 ans d’ "halloween, la nuit des masques", et pour l’occasion Steve va s’atteler à rendre hommage à la saga en tournant "halloween 20 ans après". Et il faut bien reconnaître que la qualité, absente depuis plusieurs épisodes refait surface dans ce segment, grâce à une savante réalisation. Le cinéaste aura également l’élégance de dédier le film à Donald Pleasence, décédé à la fin du tournage précédent, "halloween 6".

Un an plus tard, il s’attaque à un genre, pas toujours le plus réussi, à savoir les films de grosses bêbêtes. Et il choisit un crocodile géant pour tourner "lake placid" co-produit par son cousin Jeff Kalligheri. Incroyable mix entre l’humour et l’hémoglobine, le film, grâce à une réalisation diablement bien rythmée et quelques dialogues succulents s’avère tout à fait recommandable et distrayant.
Puis les années 2000 le verront une fois de plus se tourner vers la télévision aux commandes de séries telles que "Smallville" ou encore "Karen Sisco" pour les plus connues.

C’est en 2007 qu’il va revenir au genre avec le remake d’un film culte, "le jour des morts-vivants" de Romero. Tâche difficile quand on sait combien les fans vouent un amour sans borne au Père US des zombies. Il va sans dire que Steve Miner va être attendu au tournant avec, mais ce tranquille vétéran de l’horreur saura peut-être nous surprendre, qui sait…

Christophe JAKUBOWICZ
Le 8 mai 2007.



Lionel Colnard
LUMIèRE SUR