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Il existe, parmi les artisans du cinéma de genre, quelques personnes qui deviennent mythiques de par un seul film. Stuart Rosenberg est de celles-ci.
Il voit le jour à Brooklyn durant l’été 1927 et poursuivra une excellente scolarité qui l'amènera d’ailleurs à devenir professeur de lettres en université. Parallèlement, il s’intéresse déjà aux métiers du cinéma, et c’est comme monteur qu’il débutera sur les plateaux de télévision.

C’est ainsi que durant les années 50 et 60, il devient réalisateur pour le petit écran, rapidement couronné de succès et très demandé. 3 séries cultes notamment porteront sa griffe le temps de quelques épisodes : 5 épisodes de "Alfred Hitchcock Presents" entre 1959 et 1961, la série "les incorruptibles" de 1960 à 1962 avec 15 épisodes, puis La quatrième dimension entre 1960 et 1963 le temps de 3 segments.
En 1960 il réalise pour le cinéma "Murder.Inc", ancré dans le milieu du syndicat du crime organisé, et qui voit au générique un Peter Falk ("Columbo") transcendé par son personnage, ce qui lui vaudra l’année suivante une nomination aux Oscars.

Stuart Rosenberg avec de tels débuts montre son goût prononcé pour le fantastique et le thriller. En 1967 il va connaître enfin son premier grand succès cinématographique en compagnie de Paul Newman qu’il dirige dans "Luke la main froide". Petit à petit, Rosenberg montre l’étendue de ses "réserves" artistiques en touchant à plusieurs genres.
Il dirige ainsi en 1969 Catherine Deneuve ("les prédateurs") et Jack Lemmon dans une comédie "Folies d’avril" avant de retrouver Paul Newman un an plus tard pour "WUSA".
Il entretiendra avec l’acteur une véritable amitié professionnelle, témoins leurs autres collaborations en 1972 sur "les indésirables" puis pour le thriller "La toile d’araignée" en 1975.

Mais Stuart Rosenberg n’est jamais aussi bon que lorsqu’il aborde le cinéma dans sa noirceur la plus absolue. Nous sommes en 1979 et LE film de sa carrière sort sur les écrans du monde entier. A l’instar de films tels que "les dents de la mer", ou encore "la malédiction", "amityville la maison du diable" va être un véritable électrochoc.
L’histoire, tirée de faits réels, au demeurant sordides, va marquer durablement les esprits, et aujourd’hui encore. L’histoire n’en finit pas de faire couler de l’encre, malgré la disparition des divers protagonistes, et la maison est toujours un lieu de "pèlerinage".

Peut-on véritablement se relever d’un tel succès ? certains réalisateurs ont prouvé depuis que cela était possible, mais concernant Stuart, le reste de sa carrière ne provoquera plus un tel engouement suscité par Amityville. Retenons tout de même la sortie de "Brubaker" en 1980 avec Robert Redford dans ce drame carcéral. Le film rencontrera lui aussi un bon succès avant que Stuart ne réalise en 1984 "le pape de greenwich village", un film de mafieux orchestré par Eric Roberts ("pterodactyles") et Mickey Rourke ("sin city").
Sa dernière réalisation date de 1991 avec la sortie du drame "My heroes have always been cowboys" avec Gary Busey ("predator 2").

Pour information, son fils benjamin, travaille lui aussi dans le cinéma comme assistant réalisateur. Il a d’ailleurs travaillé avec son père sur la seconde équipe d’ "amityville la maison du diable". On retrouve son nom dans d’autres films de genre, tels que "la mutante 2", "stigmata" ou plus récemment "pulse".

Décédé d’un arrêt cardiaque le 15 mars 2007, Stuart Rosenberg nous laisse avec "amityville la maison du diable", un film définitivement culte, qui n’a depuis bientôt trente ans, trouvé aucun successeur.

Pour en savoir plus sur toute l’histoire qui a engendré film, retrouvez le dossier spécial qui lui est consacré : DOSSIER AMITYVILLE

Christophe JAKUBOWICZ
Le 22 mars 2007.



Lionel Colnard
LUMIèRE SUR