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Cette jeune canadienne diplômée de l’université anglaise de Columbia voit le jour au printemps 77 à Vancouver. Très tôt elle s’intéresse à tout ce qui touche à l’artistique et prend des cours d’arts dramatiques à Vancouver notamment. C’est là qu’elle va d’ailleurs rencontrer une de ses futures meilleures amies, Laura Harris ("severance", "the faculty"). Elle découvre en dehors du jeu d’actrice, le plaisir de la peinture et de la sculpture, deux arts qu’elle aime à exercer dès que le temps le lui permet.

En 1990, elle obtient son premier rôle: elle interprète le personnage de Berverly à l’âge de 12 ans dans l’adaptation télévisée d’un roman de Stephen King : "Ca" et son terrifiant clown interprété par Tim Curry ("the rocky horror picture show").
Une première expérience dans le domaine du fantastique qu’elle va prolonger bien plus tard, car pour l’heure c’est à la TV et dans des séries qu’on la retrouve principalement entre 1990 et 1999. Elle joue ainsi de petits rôles dans "Cold in blood" en 1996, ou encore dans l’épisode "All souls" de la série culte "X-files" en 98. Elle tourne aussi cette année là pour le cinéma son premier rôle dans un film d’action aux côtés d’Eric Roberts ("raptor", "the prophecy 2") qu’elle avait déjà côtoyé dans "Cold in blood".

Il faudra attendre l’année 2000 pour qu’Emily connaisse la consécration avec "Ginger snaps" : une lecture originale de la lycanthropie qui frappe deux sœurs au cœur de leur adolescence, avec tous les désagréments que l’on puisse imaginer. "Ginger snaps" en plus d’être un film bouleversant, nous montre tout le talent d’Emily, accompagnée de sa "sœur" Katherine Isabelle qui deviendra elle aussi une star avec ce rôle. A propos de son personnage "Brigitte", Emily reconnaît avoir eu peu de mal à s’immerger dans le rôle, reconnaissant être assez introvertie dans sa vie personnelle. Elle obtiendra pour son rôle le prix de la meilleure actrice au Festival International du cinéma fantastique à Malaga en Espagne.

Le succès du film passe les frontières du Canada et cartonne aussi bien en Europe qu’aux USA, et c’est donc logiquement qu’une séquelle est rapidement mise en chantier. Ce sera même une trilogie que les producteurs décideront rapidement, puisqu’à ce moment là ils comptent terminer la saga en dévoilant les origines de l’histoire. Il faudra cependant attendre quelques années avant leurs sorties et en attendant, Emily retourne à la TV dans quelques séries, puis rejoint en 2001 le tournage de "Prozac Nation", inspiré du roman d’Elizabeth Wurtzel qui narre la jeunesse dépressive américaine. L’occasion pour Emily de côtoyer Christina Ricci ("sleepy hollow", "cursed") dans le rôle titre.

En 2002, elle tourne dans le thriller "Insomnia" aux côtés d’Al Pacino, Robin Williams et Hillary Swank, avant de rejoindre la série de la Quatrième Dimension le temps d’un épisode. Deux années se passent et l’année 2004 lui réserve les tournages successifs des deux segments manquants à la trilogie "Ginger snaps".
Elle tourne ainsi "ginger snaps 2", la suite directe du premier opus où cette fois-ci le film est centré sur son personnage de Brigitte, en proie elle aussi à l’infection. Le film est beaucoup plus "psychologique" que le premier et le personnage de Khaterine Isabelle n’apparaît qu’à travers quelques flash-backs. Le film est plus sombre (hôpital psychiatrique oblige) et le propos beaucoup plus clinique. Loin de décevoir les fans, "ginger snaps 2", même s’il ne rencontre pas autant de succès que son prédécesseur se veut une séquelle intelligente et "instructive" à l’évolution de l’histoire, quoiqu’on en dise. Puis elle retrouve sa partenaire pour la préquelle qui clôt la saga avec "ginger snaps: aux origines du mal" où le public va découvrir là où tout a commencé…

Le temps d’apparaître dans un épisode de la série "dead like me" cette même année, et Emily en rejoint une autre, "Da Vinci’s Inquest" en 2005 pour laquelle elle avait fait ses début en 1998 avec son personnage récurrent de Sue Lewis.
En 2006, elle s’essaie à la comédie romantique dans "She’s the man" où elle n’a qu’un petit rôle.

Cette jeune femme, grande admiratrice de Kathy Bates ("Misery", "Dolores claiborne") et fan de Billie Holiday semble peiner à retrouver un second souffle dans sa carrière. Souhaitons que de nombreux réalisateurs pensent à elle pour de nouvelles aventures fantastiques (par exemple) afin de continuer à nous séduire. Car en terme de séduction, Emily n’a pas grand chose à envier à Katherine Isabelle. Rappelons aux mauvaises langues que son personnage de Brigitte était volontairement enlaidi, et qu’il vous suffit de lever la tête, et de visiter son site officiel ci-dessous, pour vous apercevoir que la jeune femme possède un très joli minois.

http://www.emilyperkins.com/

Christophe JAKUBOWICZ
Le 14 mars 2007



Lionel Colnard
LUMIèRE SUR