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Native de Pologne, la jeune Ingoushka (son prénom de naissance) reste à ce jour le pendant féminin de Christopher Lee ("dracula prince des ténèbres") au sein de la firme HAMMER. Dans cette univers gothique, on retient surtout son rôle de Countess Dracula en 1971, le plus emblématique pour les fans.
Ses débuts cinématographiques se feront principalement en Espagne où elle tourne des personnages mineurs dans des productions où bien souvent elle n’est même pas créditée au générique. Il faudra attendra 1965 pour une véritable apparition et ce, dans un film classé parmi les 20 plus grands films de tous les temps : Docteur Jivago.

En 1969 elle tourne sous la direction de Brian G.Hutton le film de guerre "Quand les aigles attaquent", et ses partenaires ont pour noms Clint Eastwood et Richard Burton. On connaît des débuts plus difficiles, et c’est un an plus tard qu’elle va faire sa première incursion dans le genre fantastique.
1970, Peter Duffel lui propose le rôle de Carla Lynde dans "la maison qui tue", un film à sketches, écrits par Robert Bloch qui n’est rien de moins que l’auteur de "psychose".
Survient en 1971 donc "countess dracula" qui va asseoir sa notoriété vampirique au sein de la défunte firme anglaise. Cette adaptation inspirée de l’histoire de la Comtesse Bathory sera un énorme succès et fera d’Ingrid Pitt une icône de l’horreur des seventies.

Auréolée de ce succès, elle tourne la même année "the vampire lovers" sous la direction du grand Roy Ward ("les cicatrices de dracula"). Elle retrouve l’autre star de la firme, à savoir Christopher Lee ("une fille pour le diable") en 1973, sur le tournage de "the wicker man", où elle incarne une bibliothécaire dans ce film empreint de pratiques païennes, de cérémonies secrètes et autres disparitions d’enfants. Film culte qui va connaître les affres d’un remake à l’heure où j’écris.

Les années 80 seront sous le signe de la diversité, puisqu’on retrouve Ingrid tout d’abord dans "commando", un film d’espionnage en 1982 (ne pas confondre avec le film de monsieur "predator"). Elle incarne aussi cette même année le rôle d’Elvira pour la télévision dans la série "Smiley’s people".
Suite de "nom de code :les oies sauvages", elle participe à sa suite très dispensable "nom de code : oies sauvages II" en 1985 : l’histoire d’un mercenaire qui part à la poursuite d’un ancien nazi). Enfin pour terminer la décennie, elle aborde la science-fiction avec "transmutations" de George Pavlou : des habitants de cités souterraines affrontant ceux qui vivent au dehors… un film sans grand intérêt si ce n’est la présence de Clive Barker ("hellraiser") à l’écriture du scénario.

Depuis les années 2000, Ingrid semble vouloir poursuivre sa carrière définitivement dans le genre puisqu’elle participe dans un premier temps pour un épisode à la série Urban Gothic – légendes sanglantes, intitulé "Vampirology" ; un retour aux sources pour la belle Ingrid en quelques sortes.
Elle joue également en compagnie de sa sœur Steffanie dans un film d’horreur à petit budget "the asylum", ainsi que dans le court-métrage "queen fingers", où elle campe une femme ayant l’art de tout faire pousser dans son jardin. Tout un programme.

Elle va également s’essayer à l’exercice du doublage en 2003, en prêtant sa voix au personnage de Lady Violator dans le film d’animation et de science-fiction "dominator"
En 2006, elle tourne "minotaur" (toujours attendu chez nous) aux côtés de Tony Todd, Monsieur "candyman". Un second film achève cette année là, "see of dust", où elle tient le rôle principal avec pour partenaires Tom Savini ("zombie", "maniac", "une nuit en enfer") et Rutger Hauer ("sin city", "the hitcher", "blade runner").

Pour en savoir plus sur la belle "bloodsucker", et à l’attention de tous ses fans, vous trouverez de plus amples informations sur le site officiel de la Belle : http://www.pittofhorror.com

Christophe JAKUBOWICZ
Le 15 février 2007



Lionel Colnard
LUMIèRE SUR