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Issu d’une longue lignée familiale (son identité complète est Everett Charles McGill III), cette force de la nature impose de par sa stature (1,96 !) et son visage si particulier qui vont lui permettre de jouer un grand nombre de "vilains" au cinéma.
Ses débuts en 1974 consistent en une apparition dans le drame "Enemies" pour la télévision. Un genre qui va le suivre jusqu'à la fin des années 70, tournant ainsi "Yanks" en 1979 avec pour partenaires Richard Gere, et Vanessa Redgrave ("les diables"), puis "Brubaker" aux côtés de Robert Redford et Morgan Freeman ("seven").
Il débute les eighties sur le territoire français puisque Jean-jacques Annaud lui offre le rôle de Naoh, le leader de la tribu préhistorique dans "la guerre du feu". Une composition très remarquée qui lui permet d’intégrer l’univers de Lynch en 1984 sur le tournage de "dune" où il campe le personnage de Stilgar.
Nous sommes en 1985 et Everett évolue toujours dans notre genre de prédilection puisqu’on le retrouve en révérend dans "peur bleue 1985", en proie à la malédiction du lycanthrope. Là aussi, son physique et ses mimiques si particulières font merveille et collent parfaitement à la nouvelle de Stephen King.
En 1986, on le retrouve dans un tout autre genre, le film de guerre : tout d’abord dans "Field of honor", puis dans le rôle du Major Malcolm dans "Le maître de guerre" dirigé par Clint Eastwood. Il participe en 1987 à la série "Werewolf" pour un épisode puis s’en va tourner en Espagne l’année suivante "Iguana", un film d’action . 1989 marque son retour dans un rôle "musclé" puisqu’il participe à la saga "James Bond" en rejoignant le casting de "permis de tuer".
Il débute l’année 90 avec un petit thriller "jezebel’s kiss" dans un rôle de Sheriff, partageant la distribution avec le génial Malcolm Mc Dowell ("orange mecanique"). Dans le même temps il commence le tournage de "twin peaks" (la série TV) et y participera jusqu’en 1991 au cours de 25 épisodes avec le personnage de Big Ed Hurley. Il s’agit là de sa seconde collaboration avec l’énigmatique David Lynch, et ce ne sera pas la dernière.
Une fois ce tournage télévisuel terminé il revient au genre avec un maître du genre, Wes Craven. Il incarne "l’homme" dans "le sous sol de la peur", une œuvre trop méconnue portant un regard grinçant sur la société américaine, et qui nous offre un couple de psychopathes caricaturé à outrance. Everett retrouve pour l’occasion Wendy Robie, déjà sa partenaire sur la série de "twin peaks" ; et leur "duo" fait mouche une fois de plus.
En 1992, Lynch le rappelle cette fois-ci pour la version cinématographique de "twin peaks" mais hélas, malgré sa participation, ses scènes seront finalement coupées lors du montage final. On le retrouve ensuite dan un polar "Jekyll Island" en 1998, juste avant de retrouver une fois de plus Lynch pour "une histoire vraie" en 1999.
On retient donc de cette filmographie sélective une forte propension pour les rôles "autoritaires", voire de désaxés. Sorti en son temps de l’Académie Royale des Arts dramatiques de Londres, sa formation semble ne pas être étrangère à ses possibilités d’incarner avec autant de convictions physiques les rôles de méchants.
D’une grande élégance, charismatique en diable, souhaitons qu’Everett nous revienne prochainement sur les écrans avec un personnage "borderline" comme nous les aimons tant.

Christophe JAKUBOWICZ
Le 26 décembre 2006



Lionel Colnard
LUMIèRE SUR