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Depuis la disparition de la HAMMER, le cinéma d’horreur britannique peinait à retrouver des réalisateurs de talent. Les années 2000 on permis de clore cette "malédiction" grâce à deux ardents amoureux du genre, Danny Boyle tout d’abord, et Neil Marshall.

Le jeune Neil voit le jour à NewCastle en Angleterre en mai 70 et étudiera ici-même à l’Ecole du Film dont il sortira diplômé à 22ans. Pour l’occasion il s’essaie au genre à travers un premier court-métrage de zombies. Il est alors engagé pour la TV en tant qu’assistant réalisateur sur le téléfilm "Driven" dont il effectue également le story-board.
Le temps ensuite de réaliser un court-métrage pour la TV, "dog eat dog", et il pose son premier pied dans le monde du cinéma en rejoignant le tournage de "killing time" en 1998. Un thriller réalisé par Bharat Nalluri (réalisateur de la seconde équipe sur "resident evil"), dont il effectue le montage et signe le scénario.

Un nouveau court-métrage en 1999 (Combat) puis il réalise son premier film en revenant à ses premières amours, le cinéma d’horreur.
Il met en scène 6 soldats anglais aux prises avec des loups-garous dans "dog soldiers" qui sort en 2002. On retrouve dans le film ce qui caractérise si bien l’humour anglais, via quelques dialogues décalés, qui apportent au métrage un mélange subtil d’épouvante et de comédie. "dog soldiers" remporte un joli succès et remet le film de lycanthrope à la mode. Il remporte 2 prix au BIFFF à Bruxelles ainsi qu’un autre à Cinenygma, le Festival du Film fantastique du Luxembourg.

Il va s’écouler trois années avant de retrouver Neil au cinéma, et toujours dans le domaine de l’horreur. Cette fois-ci il opte pour un survival exclusivement féminin. Concept original et redoutable pour les claustrophobes : "the descent" sort en 2005, et le joli succès de "dog soldiers" est ici remplacé par un triomphe un peu partout dans le Monde. Les américains lui décernent le Prix du Public au Festival du Film de Philadelphie, tandis que ses compatriotes le récompensent aux British Independant Film Awards en tant que meilleur réalisateur.

Pour l’heure, Neil Marshall a de nombreux projets en cours. Entré en production en 2007, il va réaliser "doomsday" dont le speech n’est pas sans rappeler un certain "28 jours plus tard" : alors qu’un virus ravage un pays, une unité d’élite est envoyée pour endiguer l’épidémie… On retrouvera au casting Rhona Motra ("le nombre 23"), Alexander Siddig ("le règne du feu") et le toujours impeccable Bob Hoskins.
Puis il mêlera action et aventure en réalisant "Sherlock Holmes", avant de s’atteler à "Outpost" dont on ne connaît encore aucune information (on vous tiendra au courant).

"dog soldiers" / "the descent" : déjà deux sans faute à seulement 36 ans. L’entrée dans la cour des grands se dessine.

Christophe JAKUBOWICZ
Le 4 avril 2007.



Lionel Colnard
LUMIèRE SUR