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A seulement 28 ans, Alexandre fait partie des jeunes talents du cinéma de genre, à l’instar d’Eli Roth.
Fils du réalisateur français Alexandre Arcady et de Marie-Jo Jouan, critique de cinéma, la forte probabilité de retrouver le jeune homme dans le milieu du cinéma semblait inévitable.

Il n’a pas tout à fait 20 ans lorsqu’il réalise son premier court "Over the rainbow", qui se retrouvera directement sélectionné au Festival de Cannes en 1997 dans la catégorie courts-métrages. Le jeune Alexandre Arcady (oui il porte en réalité le même prénom que son père d’où son pseudonyme) est alors à l’aube d'un succes-movie qu’il ne soupçonne sûrement pas à cette époque là.
Deux ans plus tard il réalise son premier long métrage "Furia", un film d’Anticipation tiré de la nouvelle de Julio Cortazar (scénariste de "Blow up"). Le film est nominé au Festival Fantasporto en 2001.

Parallèlement, Alexandre continue son apprentissage aux côtés de son père principalement sur les tournages de ce dernier. Ainsi il occupe le poste assistant réalisateur de la seconde équipe sur "Là-bas…mon pays" en 2000, "Entre chiens et loups" en 2002 (dont il signe le scénario), ou encore "Mariage mixte" en 2004.

Mais avant cette dernière collaboration père/fils sur "Mariage mixte", il y a l’année 2003, et la sortie de "Haute tension". On serait tenté de dire, n’ayons pas peur des mots, que le cinéma de genre français attendait ce moment depuis des lustres. Du moins concernant le gore, car Eric Valette et son formidable "Maléfique" nous avait déjà réconcilié un an auparavant avec le fantastique.
Mais là, Alexandre fait très fort : "Haute tension" ne lésine sur rien et surtout pas sur l’hémoglobine. Aja fait appel à une légende du maquillage, Gianetto de Rossi (fidèle collaborateur de feu Lucio Fulci entre autres), et le résultat est saisissant. "Haute tension" est un film percutant de par ses images mais également dans son propos. Rarement un film de genre, de surcroît français, n’était allé aussi loin en terme de violence.
Résultat : même la presse non-spécialisée est séduite et les critiques favorables pleuvent. Les connaisseurs et de surcroît professionnels ne s’y trompent pas non plus : au festival de Sitgès en 2003, "Haute tension" remporte le Grand Prix, ainsi que les trophées de meilleur réalisateur, meilleurs maquillages, et meilleure actrice pour Cécile de France.

L'histoire ne s’arrête pas là, puisque "Haute tension" sort aux Etats-Unis. Le succès public est minime mais les critiques et les professionnels, eux, réservent un accueil chaleureux au film et lui ouvrent ainsi les portes d'Hollywood... Dès lors, tout va s’enchaîner très rapidement: Le remake de "La colline a des yeux" de Craven lui est confiée. Le film cartonne au box-office US et les critiques sont unanimes : plus violent et plus gore que l’original (qui lui jouait principalement sur l’ambiance).

Il va également tourner "Into the mirror 2006", le remake de "Geoul Sokeuro" ("Into the mirror") du coréen Seong-Ho Kim. Pour 2007, il réalisera "The waiting", l’histoire d’une femme qui se croit possédée par le fantôme de sa fille décédée. L’écriture sera quant à elle confiée aux scénaristes du récent "Boogeyman".

Véritable chouchou des afficionados que nous sommes, mais aussi outre-atlantique, souhaitons à Alexandre de poursuivre sa carrière intelligemment et surtout de ne pas céder au tiroir-caisse américain à tout prix. Espérons surtout un retour chez nous prochainement pour nous livrer un nouveau film d’horreur made in France.

AJA. Pourquoi ce pseudo ? j’ai un peu réfléchi (lol) et voici ma conclusion (non-officielle) : A-lexandre/J-ouan/A-rcady > initiales de son prénom, nom de famille de sa mère et de son père.
Alexandre, si tu passes sur le site, merci de me tenir au courant :-D

Christophe JAKUBOWICZ
Le 17 avril 2006.



Lionel Colnard
LUMIèRE SUR