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L’autrichien le plus célèbre de la planète se lance dans le culturisme dès l’âge de quatorze ans. Il remporte le titre de Monsieur Univers à l’âge de vingt ans. Mais que faire ensuite ? Il utilisera son impressionnante musculature pour sortir de l’anonymat et en faire un atout de taille. Arnold s’expatrie aux Etats-Unis ou il va tenter une carrière au cinéma.

L’apprenti acteur doit alors faire face à un handicap majeur : son accent autrichien. Cocasserie de la situation, pour son premier rôle dans une série B quelconque : "Hercule à New York" (1970), il est doublé tellement son accent le rend incompréhensible. Pendant qu’Arnold tente d’améliorer son accent, il passe divers castings et rien de vraiment mémorable n’en ressort durant les années 70. Il échoue par exemple sur le rôle-titre de la série télévisée, "l’incroyable Hulk". Son seul véritable rôle, il le devra à Bob Rafelson qui lui confie un rôle de bodybuilder dans "Stay hungry". Notre Schwarzy se trouve par la suite nominé au Golden Globe 1977 du meilleur espoir masculin. Cette nomination ne lui suffit pas à percer, et se poursuit alors pour lui une période pour lui de vaches maigres.

Lorsque John Milius le choisit pour être Conan en 1982, nul ne se doute alors que le film va en faire une méga star. Dans un rôle assez ingrat (l’acteur parle peu), où la gestuelle compte énormément, "Conan le barbare", fait de Schwarzenegger une vedette du box-office. Revers de la médaille, le voilà catalogué dans un registre précis, l’héroïc- fantasy et le monsieur muscle, dont il aura bien du mal à en sortir. Donc, en toute logique, on le retrouve dans "Conan le destructeur" (1983) de Richard Fleischer ainsi que dans "Kalidor", un ersatz de "Conan" aux côtés de Brigitte Nielsen. James Cameron, ébahi, par son imposante masse musculaire, lui proposera le rôle d’un cyborg dans "Terminator".
Avec ce rôle, Schwarzenegger, endosse un rôle mythique qui lui colle encore à la peau tant d’années après. D’ailleurs, il retrouvera James Cameron pour l’inévitable séquelle : "Terminator 2" et le film d’action débridé, "True Lies" avec Jamie Lee Curtis. Tous ces films là seront des succès. Comme quoi la fidélité paye. Et le salaire suit ! Il sera l’un des premiers acteurs à recevoir un cachet de 20 millions de $ par films.

Il fera aussi partie de ses stars que l'on retrouve dans le corrosive série, "Les contes de la crypte" (dans un épisode en 1990, "The switch").

La décennie 80 sera celle du règne du King Arnold (dont le seul véritable rival dans sa catégorie sera Stallone) qui aime le cinéma fantastique et qui le lui rend bien, engrangeant succès sur succès : "Predator" (1987) ou encore "Total Recall "(1990). Il règne en maître du box-office, semblant invulnérable et intouchable. Pourtant, l’homme est faillible dans ses choix et inévitablement joue dans des films d’actions certes sympathique mais pas toujours mémorables : "Commando", "Le contrat", "Double détente". Sentant le poids des années passées et souhaitant changer de registre, Arnold tente un détour par la comédie. Malgré les déboires, il s’entête : "Jumeaux", "Un flic à la maternelle", "Junior" qui ne convaincront ni les critiques ni le public.
Avec la seconde moitié des années 90, voit naître l’émergence d’une concurrence dans le registre du film d’action (Keanu Reeves, Nicolas Cage). Arnold connaît alors un certain essoufflement. Il engendre les films qui sont artistiquements peu viables, dont un "Batman et Robin" qui en a fait rire plus d’un ! Son âge d’or semble derrière lui et ses tentatives d’amorcer le virage entre le 20ème et le 21ème siècle échoueront (Cf. "La fin des temps" ou l’acteur profite de l’engouement pour les films apocalyptiques pour redorer son blason auprès de la jeune génération. Peine perdue) Pourtant, dans le lot des quelques films très caricaturales ("Dommage Collatéral") qu’il tourne, il lui arrive de faire le bon choix en optant pour un film de SF plus intelligent que la moyenne, portant sur le problème du clonage et de l’éthique : "A l’aube du sixième jour".
Sa dernière incursion au cinéma se fera avec "Terminator 3" dernier volet de la célèbre trilogie mais sans James Cameron aux manettes. Bien qu’usée, la recette fonctionne encore. Et l’on se prend à rêver d’un retour de Shwarzy devant la caméra avec des projets comme "King Conan" ou "Terminator 4".
Mais pour l’instant, le voilà occupé à ses fonctions de Gouverneur de la Californie, poste auquel il a été élu en octobre 2003. Membre du parti Républicain, il faut nuancer son positionnement politique car après tout il fait partie du clan des Kennedy grâce à son mariage avec Maria Shriver, nièce de l’ancien président John Fitzerald et de Robert Kennedy. Le couple, heureux en ménage, est prolifique puisque de leur union depuis 1986 naîtront quatre enfants.
Quant à l’avenir cinématographique de Schwarzenegger, il dépendra du destin de celui que l’on surnomme maintenant Governator. Si sa carrière politique défaille il reviendra vers le cinéma qui continue à lui faire les yeux doux.
Mais une chose est sûre : Arnold will back !

Gérald GIACOMINI
Le 13 avril 2006.



Lionel Colnard