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Au palmarès des interprètes de tueurs psychotiques, David Hess occupe une place de choix. Il voit le jour aux prémices de l’automne en septembre 42. Sa première passion artistique sera la musique, où d’ailleurs il commence très tôt à œuvrer. Il écrit des chansons sous le pseudonyme de David Hill vers la fin des années 50. Un de ses titres "All shook up" sera d’ailleurs repris par Elvis Presley himself !

Après plus de 30 années de carrière, David Hess n’a pas à proprement parler une longue filmographie (une petite trentaine), mais sa "gueule" et son aura ont largement contribué à la réussite de quelques films de genre.
Et son premier film sera un électrochoc. Sous la direction de Wes Craven, qui réalise là son second film, il tourne dans le désormais mythique "la dernière maison sur la gauche". Le film sera interdit dans de nombreux pays, les ligues féministes appelleront au boycott, et David Hess avec ce rôle traînera malgré lui une image de psychopathe dont il aura bien du mal à se défaire.

Il traverse ainsi les années 70 à jouer principalement dans des téléfilms, mais aussi à prêter sa voix pour des doublages. En 1977 il tourne dans "Death drive" le rôle d’un auto-stoppeur qui prend en otage un couple d’automobilistes. Les distributeurs décident de jouer à fond sur l’image de David et titrent le film "Hitchhike : last house on the left" pour le marché vidéo.

En 1979, il tourne dans "Avalanche express", un pseudo film catastrophe mâtiné de terrorisme dans lequel il donne la réplique entre autres à Lee Marvin et Linda Evans. Les années 80 se profilent, et cette décennie sera plutôt bonne pour notre homme.
Dès 1980, il tourne dans "la maison au fond du parc" de Déodato ("cannibal holocaust") avec à la clef encore un personnage de dégénéré. C’est au cours du tournage qu’il rencontrera Karoline Mardeck (le rôle de Susan) avec qui il aura 3 enfants et qui partage toujours sa vie.

En 1981 il retrouve Wes Craven et interprète Ferret dans "La créature du marais" aux côtés de Louis Jourdan et Adrienne Barbeau ("Fog", "le couvent"). Il tourne les années suivantes quelques téléfilms avant de retrouver un rôle de genre dans "body count" (Le camping de la terreur) de Déodato ("le dernier monde cannibale") qu’il retrouve pour la seconde fois.

Pour les années 90 on le retrouve aussi bien dans des thrillers que dans des films d’aventures ou encore dans un western spaghetti de 1993 de Enzo G.Castellari ("Les nouveaux barbares"). Il participe également à quelques séries italiennes sans grande importance.

Les années 2000 lui offrent une plus grande régularité, tout du moins sur le marché vidéo. En 2001 il tourne dans "Nutcracker : an american nightmare"
En 2004 on le retrouve à l’affiche de "the absence of light" doté d’un casting prestigieux où il côtoie Caroline Munro ("maniac"), Tony Todd ("candyman") ou encore Tom Savini ("la nuit des morts-vivants 1990"). Mais aussi dans "Zombie nation" puis "Zodial killer" en 2005 où un tueur sévit en s’inspirant des 12 signes du zodiaque.
Depuis 2005 on aurait dû le retrouver dans "curse of the beast" mais il semblerait que la production peine à rassembler tous les éléments pour assurer la sortie du film.

A noter que durant toutes ces années, David Hess n’en a pas pour autant délaissé la musique puisqu’il a composé en 2002 la partition du documentaire consacré au film d’Eli Roth "Cabin fever" : Cabin fever : beneath the skin. Il est également le compositeur du film qui l’a rendu célèbre : "la dernière maison sur la gauche". Il signe ses compositions sous le nom de David Alexander Hess.

Acteur international (USA, mais aussi beaucoup de films italiens et allemands) flanqué d’une "signature" physique évidente, David Hess aura eu bien du mal à se débarrasser de cette image borderline. Une image toutefois qui lui permet aujourd’hui d’occuper une place de choix chez les fans de rape and revenge.

Christophe JAKUBOWICZ
Le 12 avril 2006.



Lionel Colnard
LUMIèRE SUR