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De son vrai nom Jones, le jeune David Robert voit le jour en janvier 1947 dans un quartier populaire de Londres. Attachons-nous principalement à ses incursions dans le domaine du cinéma fantastique tant sa carrière musicale n’est plus à présenter. Véritable icône Rock, Bowie n’a plus grand chose à prouver. Il est encore un adolescent lorsqu’il sort plusieurs 45trs mais sa carrière ne décolle pas. Il en profite pour se retirer quelques temps et part en Ecosse pour une retraite boudhiste.

Il fait sa première apparition au cinéma dans "Les soldats vierges", un drame sur fond d’armée britannique. Nous sommes en 1969 et il sort également l’album "Space Oddity" inspiré du film de Kubrick "2001 : l'odyssée de l’espace". La BBC utilise le titre phare pour couvrir l’information et les premiers de l’homme sur la lune. Le disque est un triomphe en Angleterre.

Au tout début des années 70, il se crée le personnage de Ziggy Stardust et accède à une renommée mondiale, non seulement par le génie de sa musique mais également par ses coups d’éclats : il pose ainsi en robe sur un de ses albums en 1971 et l’image fait scandale. Ce ne sera pas le dernier. Il adopte un look androgyne, famélique, se teint les cheveux en rouge, tel est le personnage de Ziggy : les fans exultent et commencent à lui vouer un culte. De son mariage avec Angela Bennet viendra son premier enfant en janvier 1972. Pour l’occasion il en profite à cet instant précis pour révéler à la presse qu’il est homosexuel : shocking ! dans le milieu bien pensant britannique, hystérie chez les fans. Le mythe est en marche.
La star androgyne déchaîne ainsi les foules par des années de concerts et ce jusqu’en 1973. Histoire de ne rien faire comme les autres, c’est au cours de son concert du 3 juillet 1973 qu’il annonce la "mort" de Ziggy Stardust, sans en avoir prévenu auparavant ses agents ! Les fans cette fois-ci sont hystériques mais pas pour de bonnes raisons. Bowie semble vouloir tourner la page sur son personnage, ce qui ne l’empêche pas de garder un look ambigu.

En 1976, il revient au cinéma avec l’homme qui venait d’ailleurs*** de Nicholas Roeg. Puis il tourne "Just a gigolo" (dont le titre à lui seul exprime le sujet du film) en 1979 aux côtés de deux monstres sacrés du cinéma hollywoodien : Marlène Dietrich et Kim Novak. La classe.

En 1981 il tourne dans l’adaptation de la biographie de "Christiane F…13 ans, droguée, prostituée" : il apporte juste son identité dans le film, se contentant d’apparaître en concert à Berlin. Les années 80 seront véritablement celles du cinéma pour Bowie. Il enchaîne avec "Furyo" de Oshima : une œuvre sublime, culte et saluée de par le monde.

1983 sera l’année de "The hunger" ("les prédateurs") aux côtés de Catherine Deneuve et Susan Sarandon, où il incarne un vampire pathétique et affaibli. Le film, au-delà de l’interprétation, offre une photographie superbe et la sensualité transpire du métrage. Bingo ! le film cartonne et devient une référence.

En 1985 il tourne "Série noire pour une nuit blanche" de John Landis ("le loup-garou de londres"), une comédie dramatique avec pour partenaires des habitués de films de genre : Jeff Goldblum ("la mouche") et Michelle Pfeiffer ("ladyhawke la femme de la nuit").

Et il continue à tourner… 1986 et la sortie de "Labyrinthe", un conte fantastique de Jim Henson, ainsi qu’ "Absolute beginners", une comédie musicale. Il signera d’ailleurs la bande-son pour les deux films.

En 1988, il fait une apparition chez Scorsese dans "La dernière tentation du Christ" dans le rôle de Ponce Pilate. Le film choque (des menaces d’attentats s’abattent sur le réalisateur), et de ce fait ne rencontre pas le succès escompté. Scandale donc du côté de l’Eglise, mais pour une fois Bowie n’y est absolument pour rien.

Les années 90 débutent plutôt bien puisqu’il rejoint David Lynch en 1991 pour "Twin Peaks" dans lequel il interprète le personnage de Philipp Jeffries.

En 1993, le monde découvre la sculpturale top-model Iman à ses côtés. Leur mariage est célébré la même année.

Puis en 1996 il tourne un film autobiographique sur la vie de "Basquiat", jeune génie de la peinture décédé par overdose. Bowie joue Andy Warhol à la perfection et son jeu trouble la critique qui reconnaît là une véritable performance.

Plus discret, il tourne en 2001 "Mr Rice’s secret", un film fantastique contant l’histoire d’un jeune atteint d’une maladie incurable qui part à la recherche d’une élixir de guérison, accompagné de son ami disparu 400 ans plus tôt.
La même année il fait un caméo dans la comédie de Ben Stiller "Zoolander".

2004, il participe à un documentaire ("The Nomi song") sur une autre icône musicale, le génial et regretté Klaus Nomi.

En 2005 il prête sa voix au film d’animation de Luc Besson "Arthur et les minimoys", pour le personnage de Maltazard le maudit.

En 2006 devrait sortir "The prestige" de Christopher Nolan ("batman begins") pour lequel ses partenaires de jeu ne seront autres que Hugh Jackman ("van helsing", "xmen"), Christian Bale ("the machinist") et Michael Caine ("pulsions", "batman begins").

Sexuellement libéré, junkie, provocateur, excentrique, la presse à scandale a relaté ses faits et gestes durant les trois dernières décennies. Aujourd’hui, Bowie s’est assagit mais une chose reste sûre : sans toutes ses dérives (il plongera à corps perdu dans la drogue durant les 70’s), nul doute qu’un pan de sa créativité n’aurait jamais vu le jour.

Compositeur unanimement reconnu, la jeunesse actuelle de la scène rock anglaise ne manque pas d’évoquer son influence. Concernant le cinéma, il a su apporter jusqu’à aujourd’hui le petit plus à chacun de ses rôles : son charme et un charisme évident.

*** A noter que la critique du film est présente sur le site.

Christophe JAKUBOWICZ
Le 14/03/2006



Lionel Colnard