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Toulousain de naissance, Eric Valette est l’un des récents représentants français du cinéma de genre qui respire le talent, au même titre qu’Alexandra Aja ("Haute tension").
Il fait ses premières armes à la télévision française en 1988 sur Canal + en réalisant plusieurs sketches des Guignols de L’info. Parallèlement, il poursuit ses études, et finit par décrocher en 1991 sa Maîtrise en Science et Technique de communication audiovisuelle.

C’est en 1999 que tout va vraiment se déclencher. Il commence par tourner un épisode pour la série TV "Chambre n°13" intitulé "Tuez-moi" : un titre évocateur qui en disait déjà long sur les intentions futures de notre jeune cinéaste.
Puis il se lance dans le court-métrage avec "Samedi, dimanche et aussi lundi" ou le parcours de Jezebel, jeune femme machiavélique usant des pires audaces : empoisonnement, violence…
La critique d’alors reconnaît son talent puisqu’il décroche le Grand Prix du meilleur Court au Festival du Film Policier de Cognac ainsi que le Prix Panavision au Festival du Film d’Avignon.

Il continue à signer des sketches pour Canal + et réalise également de nombreux clips.

En 2000, toujours aussi "mutin" dans le choix de ses titres, il réalise "Il est difficile de tuer quelqu’un, même un lundi".
Ce film de 14’ inspiré d’un fait divers relate l’histoire d’un fan de tueurs en série, qui fait la connaissance d’un autre fan et finissent ensemble par massacrer l’ex-petite amie de ce dernier.
Le propos de Valette dans ce court est de montrer le côté fragile et humain du tueur, malgré l’atrocité de l’acte.
Là encore la critique ne s’y trompe pas et il décroche le Prix du meilleur court Européen à "Cinénygma", le Festival International du Film de Luxembourg.

(A noter que les deux Courts précédemment cités figurent en bonus sur le DVD de "Maléfique")

En 2001, il réalise un épisode (segment: "Le monstre") pour la série française "Les redoutables" où d’illustres réalisateurs ont déjà posé leurs pattes : Chabrol, Lautner, Bonvoisin… et parmi les différents castings, un certain Christopher Lee... ("Dracula Prince des ténèbres", "Sleepy Hollow"...)

2002 ou l’année de la "consécration" : après avoir réalisé "Dégustation" un nouveau court, il s’attaque à la mise en scène de son premier long métrage.
Et pour un coup d’essai, la transformation est plus que réussie pour ce film "diablement démoniaque". "Maléfique" débarque donc sur nos écrans en 2002 et se retrouve parmi la sélection de Gérardmer.
Une fois de plus son talent est reconnu puisque le Festival lui décerne le Prix Spécial du Jury.
Rapidement le film atteint une reconnaissance internationale puisqu’en 2003, il reçoit également la médaille de bronze du meilleur film étranger, ex-aequo avec "Cabin Fever" et un certain Eli Roth…

Réalisateur, artiste plasticien, Eric Valette est également Président de l’Association d’Art Contemporain jeune Création, et enseigne parallèlement à l’Université d’Amiens.

Les nombreuses récompenses qui jalonnent déjà son jeune parcours nous laissent espérer qu’à coup sûr, nous entendrons parler de lui à nouveau…

Christophe JAKUBOWICZ
Le 27/01/2006



Lionel Colnard