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La grande Sigourney (elle atteint ainsi 1m82) est la fille d’un producteur de télévision, féru d’Antiquité Romaine. Elle échappe de peu au prénom de Flavia. Son frère, lui, n’a pas cette chance et est prénommé Trajan. Sa mère, Elizabeth Inglis, était une actrice britannique qui a mis fin à sa carrière pour se consacrer à sa famille. Dès ses premiers pas à l’école, la jeune Sigourney joue le rôle d’amuseur, aidée en cela par sa déjà grande taille. Par la suite, sa famille déménage (1962-1963) : San Francisco, Connecticut. C’est d’abord dans des pièces de théâtre amateurs qu’elle fait ses débuts. Après l’obtention de son diplôme en 1967, elle part quelques temps pour un kibboutz en Israël. Se noue alors une idylle avec un journaliste, Aaron Latham, mais qui sera de courte durée. Elle entre ensuite à l’Université de Stanford, dans la section consacrée à la littérature anglaise. Après la fin de ses études universitaires, elle rejoint Yale pour suivre des cours d’Art dramatique. Mais sa grande taille se révéle vite être un handicap, ses professeurs la cantonnant dans des rôles de prostituées. Elle doit batailler ferme pour se faire alors une place.

Avant de devenir une star grâce au film de Ridley Scott, elle fait quelques apparitions à la télé dans diverses séries : "Sommerset", "The Best of families" et pour la petite anecdote, on la retrouve dans un tout petit rôle dans "Annie Hall", de Woody Allen. Le tournant de sa carrière correspond à "Alien" (1979), chef-d’œuvre de la terreur. Le rôle de Ripley est celui d’une femme forte et combattante (une nouveauté dans le cinéma, mais pas pour Sigourney qui a assimilé les valeurs de féminisme), qui vaut à la comédienne d’être citée à l’Oscar de la Meilleure Actrice. Le rôle est tellement fort que Sigourney rendosse à trois autres reprises le rôle de Ripley : "Aliens- le retour" de James Cameron, "Alien 3" de David Fincher et "Alien : la résurrection" de Jean-Pierre Jeunet. La rumeur d’un cinquième volet de la saga est sans cesse relancée mais rien de concret à ce jour. On parle fréquemment d’une possibilité de voir Sigourney réaliser elle-même "Alien 5", ou alors du retour de Ridley Scott.

Dans sa carrière, on constate que l’actrice se plait particulièrement dans l’univers du cinéma fantastique : "SOS Fantômes" (1984) et sa séquelle, "SOS Fantômes 2" (1989), deux comédies fantastiques qui lui permettent encore de se retrouver dans des films à succès, mais aussi de montrer une autre facette de son talent (plus "comique"). La parodie n’est donc pas pour lui déplaire ("The Galaxy Quest"). Dans les années 90, ce sont des rôles plus tourmentés qui l’attirent - un peu à l’image de la Ripley d’ "Alien la résurrection" : "La jeune fille et la mort" de Polanski, "Copycat" et une version "adulte" de "Blanche-Neige". Dernièrement, elle fait partie du formidable casting de "Le village" de Shyamalan.

Cantonner la belle (même en prenant de l’âge !) et élégante Sigourney aux rôles fantastiques serait une erreur. Elle sait varier les rôles et trouve bien souvent des rôles forts comme dans "L’année de tous les dangers" de Peter Weir. Alors que la comédienne connaît une ascension, un drame familial est en train de se nouer. Le 17 janvier 1983, la famille Weaver est plongée dans la tristesse, suite au suicide de l’oncle de Sigourney, Doodles Weaver.
Consciente du temps qui passe, Sigourney trouve l’homme de sa vie en la personne de Jim Simpson, qu’elle épouse en octobre 1984. De leur union, naîtra une petite fille, Charlotte, en 1990.
Dans les années qui suivirent, l’actrice a su faire les bons choix dans les rôles qu’elle a interprétés pour le 7ème Art : "Gorilles dans la brume" (où elle se retrouve dans la peau de la scientifique Diane Fossey) et la comédie "Working Girl", qui lui valent deux nominations aux Oscars. Si l’Académie ne sut pas lui décerner les statuettes, Sigourney se consola en recevant deux Golden Globes.

En 1992, elle retrouve Ridley Scott, en acceptant d’être la reine Isabelle dans "1492 : Christophe Colomb", version ciné venue fêter les cinq cents ans de la "découverte" de l’Amérique par les Caravelles de Christophe Colomb.
Elle fait, par la suite, merveille dans les rôles de femmes libérées, ce en quoi se sont souvenus Ang Lee, pour "The Ice Storm", et David Mirkin, pour "Beautés empoisonnées". Pour ce deuxième film, elle joue une mère de famille prête à tout pour séduire, en compagnie de sa fille, la bien bustée Jennifer Love Hewitt.
Il faut reconnaître que les rôles que Sigourney a interprétés ne sont jamais ceux de femmes potiches. Femme de caractère et de coeur, elle s’engage souvent dans les causes humanitaires.
Actrice pleine de classe et de charme, Sigourney Weaver est certainement l’une des plus talentueuses actuellement en exercice aux Etats-Unis.

Elle fut membre du jury au festival de Cannes, en 1998.

Gérald GIACOMINI
Le 26/01/2006



Lionel Colnard