RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Milica Natasa JOVOVIC naît le 17/12/1975 à Kiev en Ukraine (ex Union Soviétique) d’une mère actrice (Galina Jovovic) et d’un père pédiatre.
Sa jeunesse, Milla la passe simultanément en Russie et en Angleterre, là où résident respectivement sa mère et son père. Elle fréquente alors les cours de théâtre dès 1984 et se fait remarquer par un chasseur de têtes deux ans plus tard.
Elle commence ainsi à faire quelques photos dans les magazines. En 1987 le célèbre photographe de mode Richard AVEDON l’immortalise pour la marque de cosmétiques "Revlon" : elle n’a que 12 ans !

Son image ainsi mise en avant mondialement, le milieu du cinéma ne tarde pas à s’intéresser à son joli minois. 1988 marque ses débuts sur grand écran avec le film "Two moon junction" dans le rôle d’une toute jeune fille.
Est-ce le souvenir de Brooke Shields dans "Le lagon bleu" qui incite les producteurs à rechercher une beauté identique pour envisager une suite ?
Toujours est-il qu’en 1991, Milla interprète Lilli dans "Retour au Lagon bleu", séquelle aussi mièvre que le premier opus, où Milla joue une jeune femme s’initiant à l’amour.
Malgré la médiocrité du métrage, c’est à ce moment là que le public la découvre véritablement, même si tout le chemin reste à parcourir.
Son premier rôle "intéressant" viendra en 1992 avec "Chaplin" de Richard Attenbourough, où elle campe le personnage de la première épouse du génial réalisateur.

L’année suivante, elle s’essaie à la comédie dans "Dazed and confused" (Génération rebelle), en jeune adolescente plongée dans les années 70. Durant le tournage, Milla s’éprend de l’acteur Shawn Andrews avec qui elle file illico se marier à Las Vegas (octobre 1992). Le problème est que Milla n’a pas encore 17 ans, et sa mère met immédiatement un véto sur leur union : le mariage sera annulé en novembre 1992.

C’est en 1997 que son premier grand rôle voit le jour : celui de Leeloo, l’extraterrestre hyper lookée, dans "Le cinquième élément" de Luc Besson, qu’elle épousera d’ailleurs à la fin de cette même année.
Le film cartonne non seulement partout en Europe mais également aux Etats-Unis.

Terminées les petites productions, Milla semble représenter aux yeux des producteurs une valeur sûre à présent : actrice "bankable" comme on aime à le dire outre-Atlantique.
En 1998, Spike Lee fait appel à elle pour interpréter Dakota, une prostituée, dans son film "He got game". Un film de Spike Lee, cela ne se refuse pas.

Elle retrouve alors son mari l’année suivante pour "Jeanne d’Arc", vision très personnelle de la "pucelle d’Orléans". Le film sera un échec malgré la qualité de son interprétation. Les critiques d’alors ne l’entendent pas ainsi et restent partagés : Milla est de nombreuses fois nominée en tant qu’actrice dans divers festivals, mais paradoxalement pour le meilleur et pour le pire (notamment aux "Razzies Awards" qui récompensent les pires productions et leurs protagonistes).

Juin 1999 marquera la fin de son couple avec Luc Besson et leur divorce sera prononcé le 12 du mois.

Il faudra attendre 2002 pour la retrouver dans une grosse production inspirée d’un célèbre jeu vidéo, à l’image de "resident evil" (dans lequel Milla effectue quasiment toutes ses cascades elle-même), en chasseresse de morts-vivants : "carton" planétaire qui occasionnera une suite deux ans plus tard : "resident evil apocalypse" où elle reprend son rôle d’Alice.

L’année 2006 s’annonce tout aussi riche en terme d’actualité (mais également pour son compte en banque) puisque sortira "ultraviolet" dans lequel elle campera à nouveau une héroïne, qui tentera de survivre au beau milieu d’une guerre qui fait rage entre humains et vampires.
Ce sera également la sortie du troisième volet de la saga "resident evil" : "resident evil : afterlife".

Actrice, top-model, mais aussi compositeur et chanteuse, Milla a également pu faire preuve de ce dernier talent sur quelques productions, notamment "Dummy", "les lois de l’attraction", ou plus récemment "Underworld".

Cantonnée de par ses propres choix à des rôles de femmes fortes depuis quelques années, Milla nous montre qu’au-delà d’une plastique parfaite (elle a défilé pour tous les plus grands couturiers) et d’une tête bien pleine, elle se montre capable de jouer aussi bien la comédie que le drame, même si le genre fantastique semble être sa priorité.

Besson, Spike Lee, Wim Wenders lui ayant donné raison, nul doute qu’avec le temps, mais aussi d’autres envies, elle ne manquera pas de nous prouver que son talent n’est en aucun cas usurpé, et surtout pas uniquement le fruit de Dame Nature.

Christophe JAKUBOWICZ
Le 19/01/2006



Lionel Colnard