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De son vrai nom Ronald Walken, le petit Chris (son surnom) voit le jour dans le cœur de New-York durant la Seconde Guerre mondiale. Très tôt, son envie de monter un jour sur scène se fait sentir. C’est ainsi qu’il intègre une école pour suivre des cours de comédie, mais aussi de chant et de danse. Christopher veut tout faire et se donne les moyens pour y arriver. Rapidement il se fait donc remarquer, et c’est ainsi qu’il débute tout d’abord sa jeune carrière au sein de comédies musicales principalement, avant de se tourner par la suite vers le théâtre où il interprète bons nombres de pièces dramatiques.
Christopher se marie en 1969 avec Georgianne, son épouse actuelle. Pas de divorce, ni de remariage donc. Assez rare dans ce milieu pour être remarqué.

C’est Sidney Lumet qui le premier va voir le potentiel du jeune homme, et lui donnera sa toute première chance en 1971 dans "Le gang Anderson". Christopher vient de mettre un premier pied dans le monde du cinéma. Les années suivantes vont lui permettre de travailler certes, mais il ne s’agit là que de tout petits rôles dans divers films, aussi bien pour le cinéma que la télévision. A ce moment précis, il lui manque juste LE film qui le mettra sur le devant de la scène. 1977 sera cette année là, lorsque Woody Allen l’engage pour jouer dans "Annie Hall". Ca y est, le public met un visage sur ce talent qui ne demandait qu’à s’épanouir.
1977 est aussi l’année où, en compagnie de Harrison Ford et Nick Nolte, son nom est retenu par George Lucas pour interpréter Han Solo dans "la guerre des étoiles". La suite est connue…

Michael Cimino saura se souvenir de la prestation de notre homme dans "Annie Hall" et fera appel à lui pour tourner dans "Voyage au bout de l’enfer" : film devenu culte depuis.
Christopher Walken n’est certes qu’un second rôle (il suffit de voir le casting du film pour comprendre), il n’empêche que son interprétation lui vaut l’Oscar du Meilleur second rôle masculin cette année-là.

La carrière de Christopher est bel et bien lancée à présent et les propositions affluent de toute part. Christopher retrouve Cimino en 1980 pour "La porte du paradis", mais hélas la magie ne se reproduira pas et le film est un échec.
A partir de cette décennie, il va tourner un bon nombre de films dans le genre qui nous intéresse particulièrement : horreur, fantastique, science-fiction : Christopher se rappelle à son bon souvenir lorsqu’il était enfant et qu’il voulait goûter à tout. Hétéroclite, il tournera alors dans tous les genres possibles : western, comédies, drames…

Mais revenons en 1983 pour être précis : "Dead zone" de Cronenberg le hisse au rang d’acteur incontournable, tant sa performance est criante de vérité. Derrière ce film, doit se cacher forcément un autre talent ? Cronenberg vient de le mettre en selle, et l’on comprend mieux aujourd’hui l’alchimie. Les deux hommes sont de la même trempe et devenus amis avec le temps. Cette année là sort également "brainstorm" où Natalie Wood partageait la vedette avec lui. L’imparfait, car deux ans auparavant, celle-ci trouvait la mort par noyade alors qu’elle se trouvait à bord d’un yacht en compagnie de Christopher. L’affaire fit grand bruit. Malgré les nombreuses rumeurs, l’accident était réel, et le calme revint.

Dans les années 80, obtenir le rôle du "vilain" dans un 007 faisait figure de consécration. Christopher l’obtient dans "Dangereusement vôtre" en 1985, en incarnant un industriel mégalo et adversaire de James Bond ; son charisme fait une fois de plus merveille.
A ce jour, il a tourné plus d’une centaines de films, voilà pourquoi il nous intéresse ici juste de faire le tour d’horizon de ses interprétations dans notre domaine de prédilection.

Toutefois, il convient de faire quelques entorses, tant certaines de ses compositions sont hallucinantes ! 1986 et "Comme un chien enragé", histoire inspirée d’un fait divers : il joue le rôle d’un père de famille, escroc et meurtrier, face à la rebellion de son jeune fils, interprété par Sean Penn : un face à face époustouflant, un film fort et terrible, très certainement l’un de ses plus grands rôles au cinéma.

En 1989, notons sa participation à "Communion", un film d’extra-terrestres qui ne restera pas dans les annales. La décennie suivante lui offre alors pour débuter un portrait de personnage qu’il revêtira plusieurs fois par la suite : Abel Ferrara le fait tourner en 1990 dans "The King of New-York" comme roi de la Pègre. La mafia sera un terrain de jeu dans lequel Christopher évoluera encore sur un tournage français, "Le grand pardon II" d’Arcady en 1992, "True Romance" (1993), "Dernières heures à Denver" (1996) entre autres…

En 1992, Tim Burton fait appel à lui pour "batman le défi" qui rencontrera le succès que l’on connaît. Une fois de plus, Walken est génial, et permet avec l’ensemble du casting d’être sans conteste l’un des épisodes les plus fidèles et réussis de la saga.
En 1994, il participe à "Pulp fiction" en tant que narrateur.
Il retrouve en 1995 Abel Ferrara sur le tournage de "The addiction", un film de vampires, puis une nouvelle fois en 1998 pour "New Rose Hotel".
Les années 1990 lui offrent un grand nombre de films, et c’est en 1995 qu’il tourne "The prophecy" qui deviendra une trilogie : "The prophecy II" verra le jour en 1998, tandis que "The prophecy III : The ascent" cloturera la saga en 2000.
En 1999, il retrouve alors Burton qui fait appel à lui pour jouer le cavalier sans tête dans "sleepy hollow" : l’œuvre est à la hauteur du talent des deux hommes. Gothique, poétique, admirablement interprété par l’ensemble du casting, le film est un véritable moment de grâce.

Les années 2000 verront notre homme aborder la comédie avec bonheur à l’instar de "Couple de stars" où il joue un réalisateur complètement fou (2001), "Attrape-moi si tu peux" aux côtés de Léonardo Di Caprio (2002). Puis c’est le tour de "L’amour six pieds sous terre" avec un numéro d’entrepreneur de pompes funèbres très particulier, et le
très passable et surtout dispensable "Serial noceurs".

A noter qu’en 2004, il participe au remake de "Les femmes de Stepford" (un classique du fantastique de 1975) avec Glenn Close et Nicole Kidman pour partenaires.

En 2001 il remporte le MTV Video Music Award pour sa participation chorégraphiée dans le clip de Fatboy Slim "Weapon of choice". Sa composition est tout simplement gigantesque ! Il a alors 58 ans, et son agilité fera rougir plus d’un(e) débutant(e).

L’actualité de Christopher pour 2006 lorgne du côté de la comédie une fois de plus avec deux projets en cours : "Man of the year" avec Robin Williams entre autres, ainsi que "Click", comédie orientée fantastique en compagnie de Kate Beckinsale ("van helsing", "underworld").

Christopher Walken fait partie de cette "race" d’acteurs qui possèdent une vraie "gueule" et un talent sans cesse revisité. N’ayant jamais peur de se lancer de nouveaux défis, simple de nature et fidèle en amitiés artistiques, il est l’un de ceux qui apportent à leurs personnages (mêmes les plus petits rôles) cette touche de génie qui caractérise les plus grands.
Un acteur qui aura marqué le genre que nous chérissons tant, et qui à coup sûr laissera son nom dans l’histoire du cinéma.

Christophe JAKUBOWICZ
27/12/2005



Lionel Colnard
LUMIèRE SUR