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Peux-tu te présenter, ainsi que toute l’équipe derrière Slayer ?

Mon nom est Ed Peduzzi, je suis un New Yorkais fauché de 23 ans, et la majorité de mon casting / staff était du Massachusetts, puisque nous avons filmé alors que nous étions élèves au Hampshire College à Amherst, Massachusetts. Nous avons tourné "Slayer" entre l’automne 2004 et le printemps 2005, à cette époque la majorité d’entre nous avait 21 ans. Attention ! Pour info, il ne s’agit pas du téléfilm de science fiction avec Casper Van Dien, aussi appelé  "Slayer"

Comment en es-tu arrivé à réaliser des films ?

C’était plutôt accidentel. Quand j’étais un petit garçon je jouais un peu avec la camera de mes parents, mais pas plus qu’un autre. Rien qui soit monté ou vraiment réalisé. Jusqu’à ce que j’aille dans un camps de vacances appelé Buck’s Rock, où l’on a appris à monter avec deux magnétoscopes. J’avais 15 ans, et j’ai passé tout l’été à faire un triptyque comique appelé Dumb Bond 0007 (NdT : Débile Bond 0007), dans lequel James Bond était un crétin fini. Après je n’ai fait que m’y mettre de plus en plus.

Pourquoi avoir choisi le film de genre, c’est un style de film qui nécessite habituellement pas mal d’effets spéciaux qui peuvent s’avérer assez chers… ?

Bon, c’est de ma faute là, parce que bien que nous ayons présenté "Slayer" comme un film d’horreur et de vampire, ce n’en est vraiment pas un. Je sais que certaines personnes pourraient avoir quelques scrupules à faire ça, mais comme je n’avais pas de sous pour la publicité j’ai tendu autant que je pouvais du côté de la scène horreur/indé. La vérité c’est que " Slayer " c’est un petit budget tourné à la barbare avec des créatures qui ressemblent à des vampires mais qui n’en sont pas. Je crois que c’est pour cette raison que j’ai pensé que ça ne coûterait pas trop cher. Si c’était un véritable film de genre, j’aurai probablement eu besoin d’effets pour montrer les pouvoirs et les faiblesses des vampires. C’est un peu la raison pour laquelle nous n’avons pas de vampires aux longues canines, c’était trop chiant à gérer, et sans crocs faits sur mesure, les acteurs avaient du mal à parler avec les fausses dents dans leurs bouches. Tout le temps passé dans les effets a été passé sur le rotoscoping digital, l’animation des armes, dans le but que les gens pensent que nous avions peu, voir pas d’effets dans le film.

Bien que les films de genre aient un peu le vent en poupe en ce moment, ils sont très souvent considérés comme un sous-genre par le public. Qu’en penses-tu ?

Pour être vraiment honnête je n’en ai aucune idée, je ne suis pas la scène de l’horreur indé, c’est un peu par hasard que j’ai atterri là.

Quelle est la situation actuelle pour un jeune réalisateur américain qui voudrait s’atteler à un tel film ?

Bof, je ne sais pas trop. La plupart des jeunes réalisateurs travaillent dur pour se creuser un trou, même si cela implique de commencer sur le tournage d’un petit budget indépendant. Comme je n’ai travaillé que sur des films sans budget, je ne connais pas bien ce milieu. Je ne crois pas que je pourrais passer des années à tenter de me faire une place, il y a tant de gens horribles dans le business, des personnalités et d’ego atroces, que je voulais m’épargner cela, et passer par la case " Pas de Budget " avec des gens qui n’ont jamais rien eu affaire avec le cinéma. En ce qui me concerne, essayer de lancer un nouveau film, il est encore un peu tôt pour en parler. "Slayer" est auto distribué depuis seulement un mois maintenant, espérant de trouver un distributeur commercial digne de ce nom, donc je doute avoir suffisamment d’expérience pour te donner une réponse intéressante. Pose moi plutôt la question dans trois ans, et j’aurais déjà un meilleur aperçu de la chose.

Est-ce que "Slayer" est ton premier film ? (Sans parler des courts)

"Slayer" est en fait mon second long métrage sans budget. J’ai écrit, réalisé et monté mon premier quand j’avais 17 ans avec une DV de location. A l’époque j’étais convaincu que si je montais moi-même, je pourrais faire passer un Sans Budget, pour un petit budget qui aurait pu coûter quelques millions de dollars à produire. J’ai atteint cet objectif, cependant j’étais tellement obsédé par la volonté de le faire ressembler à un vrai film, que j’en oubliais qu’il fallait qu’il ressemble à un vrai bon film, ce n’en était pas un. La réalisation et le montage ressemblaient à du professionnel, mais l’histoire et le script étaient à chier, écrit en 10 jours, mes priorités étaient les mauvaises. Je ne te donnerais pas le nom du métrage car je compte bien en effacer toute trace, il ne valait pas grand-chose, et j’espère qu’il restera planqué dans le placard de ma mère pour toujours.

Comment s’est fait la création du scénario de "Slayer" ?

Plutôt bizarrement, ça aussi ce fût un accident. Dans ma première année de fac, j’ai fait un court métrage d’action qui était supposé ressembler à une grande bande annonce appelée “Vampires on Campus". Le casting était composé de la plupart des acteurs que l’on retrouve dans "Slayer", mais c’était plus orienté Vampire de série B avec des dents pointues, et des pouvoirs de vampires. C’était volontairement nanar, et les gens ont semblé apprécier cela. Au cours de l’année suivante, l’idée d’une bande-annonce, mêlée à l’idée que j’avais pour un gros budget sérieux – que je n’avais aucun espoir de réaliser – germa. Les deux concepts se mêlèrent en quelque sorte pendant un certain temps, jusqu'à ce que je commence à écrire les premiers jets de ce qui deviendrait "Slayer" des années plus tard.

Quelles ont été tes principales influences pour tourner "Slayer" ?

Je dois avouer, "Il faut Sauver le Soldat Ryan". Ca peut paraître ridicule pour qui n’aurait pas vu "Slayer", mais j’espère que les autres comprendront. Spielberg a compris deux règles importantes du monde réel quand il a fait ce film, des règles dont peu de personnes ont conscience. La première, quand des gens se font tirer dessus, poignarder ou blesser, il tombent rarement raide mort comme la plupart des méchants dans la majorité des émissions ou des films. Le seul cas où une personne s’écroule immédiatement, c’est si elle a été atteinte à là tête, dans les autres cas il devrait y avoir des convulsions, des cris, de lents saignements, et des fluides divers s’écoulant de divers endroits. Je pense que l’une des raisons pour lesquelles les gens sont désensibilisés à la violence ce n’est pas parce qu’ils la voient tout le temps, mais plutôt parce qu’ils ne la voient jamais. La violence à la télé et dans les films n’est pas du tout réaliste, il n’y a aucune réaction ni conséquence réaliste, je ne peux pas supporter que les politicards se plaignent qu’il y ait trop de violence, il y a trop de fausse violence. Avec cette fausse violence les gens se sentent cool, alors qu’avec la vraie ils y réfléchissent à deux fois. Je voulais ce rendu, de l’action moins " cool " et de la violence brutale plus réelle, le genre rapide et triste, et qui ne donne pas au public l’impression de voir un héro vaincre un méchant, mais plutôt qu’une personne en tue une autre. Ce qui m’amène au second point que Spielberg a vu juste dans le Soldat Ryan, les méchants étaient des êtres humains aussi, pas des monstres maléfiques. Quoique vous pensiez de vos ennemis, s’ils doivent manger, dormir et chier comme vous, c’est probablement parce qu’ils ressentent et saignent comme vous. Exception faite du principal méchant, j’ai essayé de donner un aspect sympathique aux protagonistes de Slayer, même si vous ne pouvez que souhaiter leur mort. Les méchants n’ont plus jamais peur dans les films, moi, au contraire, je voulais qu’ils la ressentent.

Comment as-tu trouvé tes acteurs ? Je suppose qu’ils étaient des amis ; dans ce cas ce sont d’incroyables acteurs.

Certains étaient de meilleurs amis que d’autres, bien qu’à l’époque la plupart n’était que de simples connaissances. En sachant les maladresses commises sur mon premier long, j’ai pu en tirer des leçons pour le casting des acteurs. Puisque la majorité des acteurs étaient des étudiants, et qu’ils n’étaient pas payés jusqu'à ce que nous ayons fait quelques ventes des années plus tard, je savais que la qualité la plus importante chez mes acteurs devait être le manque d’ego. Je ne les connaissais pas tous aussi bien à l’époque, mais j’ai réussi à trouver des gens avec peu ou pas d’ego. Le jeu n’était pas vraiment la première chose que je cherchais, je voulais quelqu’un qui ne se plaindrait pas et n’aboierait pas pour toute la durée du tournage. La vérité est que, de toutes les personnes qui ont auditionné, les seuls qui étaient " officiellement " acteurs, c’est-à-dire ceux qui avaient pris des cours de théâtre ou de jeu d’acteur, étaient horribles. Il sur jouaient, et déformaient tout, cela ne ressemblait jamais à ce qu’une personne normale aurait pu dire. C’est pour cela que je n’ai pas recruté d’acteurs, un acteur est supposé prétendre être quelqu’un d’autre, donc j’ai trouvé les personnes les plus proches des protagonistes que je voulais qu’ils incarnent. Ensuite je leur ai seulement dit de lire les lignes comme s’ils parlaient à quelqu’un et pas comme s’ils jouaient. Ca m’a semblé être la meilleure façon d’obtenir une performance réaliste.

Quelle a été la durée du tournage ?

Puisque c’était en période scolaire, nous avons étalé le tournage sur 8-9 mois, après lesquels j’ai fait quelques rapides prises de vue à New York. Nous devions tourner en fonction des emplois du temps scolaire du casting, et comme les acteurs avaient peu, voir très peu de cours durant le mois de janvier, nous avons sauté sur l’opportunité, et tourné la plupart des scènes d’intérieur alors qu’il faisait trop froid et trop sombre dehors.

Quel matériel as- tu utilisé sur le tournage ?

Le film a été tourné et monté avec ma camera (DVX100ap) et mon ordinateur (MacG5), pour éviter d’avoir à payer de colossales frais de locations d’une camera et d’une salle de montage. Les lumières et l’équipement son, nous les avons empruntés à l’école, en prétendant être des étudiants en cinéma, ce qui s’est avéré être un petit problème, et au bout d’un temps, nous avons dû envoyer différentes équipes pour aller emprunter le matériel. Le truc c’est que je n’étais pas techniquement qualifié pour emprunter le matériel puisque je n’étais pas vraiment un étudiant en cinéma, je n’ai pas pris les cours de cinéma parce qu’ils étaient bien trop élémentaires, et que les prof ne savaient se servir ni de l’équipement, ni des logiciels. Apprend sur le tas, les cours sont inutiles, au delà du fait d’apprendre une interface pour un équipement particulier.

Avez-vous rencontré quelques difficultés pendant le tournage ?

Burp, je crois que j’ai un peu de vomi dans la bouche. C’est une question que je pourrais répondre avec un putain de bouquin de 1000 pages. Tout n’a été qu’un merdier immonde, donc je vais te donner une réponse TRES résumée de ce qu’il s’est passé. Le fait étant que si je devais répondre à toutes les questions que pourrait soulever ma courte explication, on en aurait pour l’éternité. Donc, au départ, "Slayer" était supposé être en partie un film d’étude, ce qui voulait dire que j’allais être noté. Mais à cause d’une erreur de mon tuteur qui s’est montré trop lâche / incompétent pour prendre un projet de cette envergure en main, et la faute à la bureaucratie scolaire qui a retardé le début du tournage de 6 semaines, j’ai décidé de faire scission avec l’école et de faire la production du film de façon totalement indépendante. Au fait, l’école dont il est question est l’université Hampshire College, et elle a le plus bas taux de réussite de tous les états unis, c’est dire si c’est mauvais ! Bien sûr, comme nous avons été retardés de 6 semaines, nous devions rattraper le retard ; ça a blindé notre agenda de tournage, au point que nous avons fini la photo principale, 16 heures avant que la plupart du casting passe leurs exams, à ce moment là, je finissais pour ma part de ranger et de me casser de ce trou à rat. Au départ nous étions partis pour tourner "Slayer" en seulement 4-5 mois, et finir en tournant d’un bloc les intérieurs en janvier, mais comme nous avons perdu ces 6 premières semaines, nous avons dû les rattraper durant les 4 derniers mois. Si ça a pris autant de temps pour rattraper le temps perdu, c’est qu’au second semestre mon équipe finissait son projet de quatrième année, quelque chose qui habituellement prend tout votre temps. En plus de cela, le second semestre signifiait aussi que nous allions perdre la lumière tôt, ce qui diviserait le temps de tournage journalier par deux ou trois, suivant l’emploi du temps des acteurs. Et puis il y avait ma santé. Dans la course après le temps, il y a eu pas mal de café, et avec cela, très peu de sommeil, et avec tout ce travail et ce café pendant la journée, la seule façon de s’endormir était de siffler de l’alcool, et de s’écrouler. Après 4 mois de ce régime, j’ai commencé à en ressentir l’impact sur mon corps, mais nous en étions à la moitié, et ce film était vraiment tout ce que j’avais (et c’est toujours la seule chose que j’ai) donc j’ai continué. Les effets dont je parle étaient d’étranges palpitations cardiaques, et un bourdonnement continu, qui m’empêchaient de dormir la plupart du temps. Ca a empiré au fur et à mesure, et 3 semaines avant les exams, j’en étais arrivé au point où je me suis retrouvé dans la salle des urgences après une sorte de choque d’adrénaline. Une semaine plus tard nous continuions à tourner, deux semaines plus tard le tournage était fini. Bien sûr le montage m’a pris 1000 ans, et il y a bien eu trois mois avant que je puisse me remettre au montage parce qu’il fallait que je me trouve un appartement, et que j’aille mieux. Au final ça a pris au moins un an à mon cœur de revenir à la normale. Pour ne pas arranger les choses, comme j’ai passé plus d’un an à finir le montage/trucage/étalonnage/son, je suis devenu un peu gros, à rester assis à fumer toute la journée. Ensuite toute cette fumée m’a donné une infection pulmonaire, et j’ai dû passer deux mois au lit. C’était il y a 8 mois et je n’ai toujours pas récupéré à 100%. Mais je suis content que toute la graisse ait disparu, ce n’était pas marrant, toute ma vie j’ai été le gamin aux genoux cagneux ! De plus, Hampshire College étant une institution si inutile, ils clament la moindre publication que leurs diplômés obtiennent, pour cette raison – et plein d’autres encore – je n’ai pas officiellement déclaré le moindre de mes travaux, du coup ils n’ont pas pu me donner de diplôme. Je suis en ce moment même en train de tenter de récupérer mes frais d’inscription, et puis ce n’est pas la seule raison, au final ils n’ont rien fait de ce qu’ils m’avaient promis en me racolant pour que je m’inscrive 6 ans auparavant, donc qu’ils aillent se faire foutre.

Comment le budget a-t-il influencé le tournage ? As-tu ressenti que tu aurais pu être plus créatif avec un budget un peu plus gros ?

Tout ce qu’un plus gros budget aurais pu m’apporter aurait été plus de gens, trop de fois, les scènes demandaient deux méchants, et nous nous sommes retrouvés avec un seul. Ce dont j’avais besoin était un planning qui aurait nécessité une équipe et des acteurs payés, et pas de mettre en place tout ce satané éclairage moi-même. En ce qui concerne l’aspect créatif, c’est toujours plus confortable quand on peut se concentrer sur la réalisation, et pas sur le travail de 10 assistants de production, mais bon, c’est comme ça…

Qu’est-ce qui aurait été différent si tu n’avais pas eu à te soucier du budget ?

Si le film avait bénéficié d’un plus grand budget, nous n’aurions pas eu à couper une grande partie des sous intrigues, juste parce que nous n’avions ni le temps, ni les gens pour le filmer. C’est le principal problème, jamais assez de temps, jamais assez de gens.

Quelle a été ton approche des effets spéciaux ? Avais-tu prévu d’utiliser des effets numériques dès le départ ?

La plupart de nos effets digitaux se limitent à la rotoscopie, comme quand on frappe quelqu’un avec une batte ou qu’on lui rentre dedans avec une voiture. On tourne les deux éléments séparément, et on les assemble, ou plutôt devrais-je dire je les ai assemblés, puisque je n’avais absolument pas d’argent pour embaucher quelqu’un d’autre pour le faire. J’ai utilisé des effets numériques simplement lorsque les battes, couteaux ou cailloux devaient être projetés, de cette façon nous pouvions rassembler en un seul plan la tenue de l’arme, son jet et l’impact. Par contre, c’est du CGI plutôt basique puisqu’il s’agissait d’objets solides qui n’avaient aucune partie en mouvement. Le seul piège était pour que leur comportement physique semble réaliste.

Est-ce que tu penses que d’avoir filmé les produits de Nintendo pourrait poser problème ?

Je n’y ai pas vraiment songé quand nous tournions, c’est un autre domaine ou un secrétaire, ou assistant aurait été utile. Quelqu’un pour me dire ce que nous pouvions nous permettre de faire, de montrer, ou pas. Nous avons dû contacter pas mal de compagnies outre Nintendo, comme Jim Beam et Volkswagen (qui s’est montré étonnamment sympa envers nous qui avons utilisé leur voiture pour tuer des gens) mais Nintendo était probablement la plus importante. Une fois la première mouture du film faite, on nous a dit qu’il était peu probable que Nintendo nous accorde les droits, et que nous aurions à couper les séquences en remplaçant cela par des bruitages génériques. Mais comme il est fait mention des jeux par leurs noms, ç’aurait été merdique. Heureusement, nous avons envoyé la copie à Nintendo qui nous a dit qu’ils ne se permettaient jamais d’être associé avec quoique ce soit d’aussi violent, mais que la compagnie étant présentée sous un angle si positif, ils acceptaient. J’ai poussé un soupir de soulagement quand j’ai appris cela, je ne pensais pas que ça allait passer.

Que t’as apporté le tournage de "Slayer"?

Comme je l’ai dit “Apprendre sur le tas", si la vie était un jeu de rôle, je dirais que deux ans et demi après avoir commencé à tourner, mes points d’expérience pour la réalisation, les effets, le montage, le son et l’étalonnage des couleurs ont augmenté de manière significative. Et puis, je ne referais plus jamais de putain de film Sans Budget, jamais ! J’en ai fait deux, et si je vivais jusqu’à 100 ans, j’aurais fait 2 Sans Budgets. Je compte sur " Slayer " pour me permettre d’aborder un autre projet avec une vraie compagnie, parce que je ne ferais plus jamais, au grand jamais de film sans budget. Plus jamais.

T’attendais-tu à recevoir ce prix de la part du New York Independent Film and Video Festival ? Est-ce que tu penses que ça va aider Slayer à trouver un distributeur ?

Je ne savais pas à quoi m’attendre. Encore une fois comme je suis parfaitement débutant en matière de distribution et de vente, je n’en ai aucune idée. J’espère que oui. Slayer a été projeté dans deux festivals à ce jour, et nous devrions être projetés dans 10-15 autres au cours de l’année, donc j’espère qu’ils nous aiderons.

Des Projets pour le futur ?

Je suis en train de bosser sur le script d’un film, juste au cas où quelqu’un qui serait intéressé par distribuer " Slayer " me le demanderait. Je veux retourner aux comédies dans le style de " Y a-t-il un flic pour… " que tous mes précédents courts-métrages véhiculaient. Ils peuvent être vus en ligne : http://video.google.com/videosearch?num=30&hl=en&safe=off&c2coff=1&client=firefox-a&rls=org.mozilla:en-US:official&q=%22ed%20peduzzi%22&btnG=Search&ie=UTF-8&oe=UTF-8&um=1&sa=N&tab=wv ou : http://youtube.com/profile?user=acornfilms

Quelque chose à ajouter à propos du film ?

S’il vous plait, achetez le, je n’ai pas une thune…

Toute l’équipe vous souhaite bien du courage et du bonheur pour la suite. Thanks!

INTERVIEW REALISE PAR COLIN VETTIER



Lionel Colnard

LUMIèRE SUR