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Bonjour Sire Cédric. Première question : pourquoi ce pseudo ?

Bonjour Stéphane. Mon nom d’auteur ? Il vient d’une référence à la magicienne Circé, tout simplement. On peut y voir d’autres connotations (et elles ne sont pas là par hasard, non plus) mais cela demeure tout de même la véritable origine. J’ai commencé à utiliser le pseudonyme de Sire C. en 1995, car je participais à une émission de radio en région toulousaine, un programme hebdomadaire dédié au métal sous toutes ses formes. J’en profitais pour y lire des extraits de romans qui m’avaient marqués, de Clive Barker, Poppy Z. Brite, Michael Moorcock, ce genre d’auteurs, afin d’inciter les auditeurs à découvrir leurs œuvres. Au fil des émissions, j’ai commencé à lire mes propres histoires, que j’écrivais spécialement pour un format radio. Mes amis ont pris l’habitude de m’appeler Sire C., puis tout le monde, et j’ai fini par ne plus me présenter que sous ce nom-là. Aujourd’hui j’ai un compte en banque à ce nom, et ce sera bientôt inscrit sur ma carte d’identité. Comme quoi, certains délires de jeunesse parfois refusent de nous quitter… et c’est très bien ainsi !

Quand on lit ton nom d’auteur, Sire Cédric, on pense tout de suite à un univers gothique, aux vampires, au monde de la nuit…

C’est justement pour ça que j’ai conservé ce pseudonyme. Il marque tout de suite les imaginations, et donne une image assez claire de mon univers d’auteur : un monde décalé, un rapport au sang et à la prédation omniprésent, et une certaine couleur sexuelle en fond. Cela reste néanmoins un nom d’artiste, à prendre au second degré donc.

Depuis quand t’intéresses-tu à l’écriture ?

Eh bien… ça nous mène loin tout ça. La plupart des auteurs sont à l’origine des lecteurs boulimiques. En ce qui me concerne, j’avais une dizaine d’années quand j’ai dévoré le Seigneur des Anneaux. Cela m’avait tellement impressionné que je m’étais mis à écrire une série de petites histoires avec des elfes et des dragons. J’ai même remporté quelques prix littéraires pour ados, tel que le Prix de la Jeune Nouvelle d’Onet le Château en 1989, ou le Prix Maupassant (des Palmes Académiques de Paris) en 1991. Rien de suivi, mais un plaisir solitaire auquel je revenais toujours, au bout du compte. Ce n’est que vers la fin des années 90 que je me suis dit : "Bon, maintenant, et si j’essayais de faire ça sérieusement, pour voir ?". Après quelques tâtonnements, au début des années 2000, j’ai commencé à publier de façon professionnelle, plaçant une nouvelle par ci et une autre par là, dans quelques revues spécialisées. C’est à peu près à cette période que j’ai commencé à envisager sérieusement d’en faire un métier à part entière.

Quels sont les auteurs que tu vénères, ceux qui t’ont inspiré ?

Clive Barker, le seul, l’unique ! (Rires.) Ce type est un génie et à côté le reste du monde semble forcément bien fade. Donc je suppose que je suis profondément inspiré par tout ce qu’il a fait. Je collectionne même tous ses produits dérivés, jusqu’aux tee-shirts avec des représentations de ses dessins, c’est dire si je suis un fan.
Mais il faut rendre au roi ce qui lui appartient, c’est tout de même Stephen King qui a ouvert la voie à toute la profession, à la fin des années 70. Tous les auteurs d’horreur actuels qui vivent de leur écriture lui doivent leur job, selon moi.
Ensuite, en ce qui concerne plus précisément mes sources d’inspirations, je pense qu’on y retrouve tous mes souvenirs de lecteur vorace. Cela va des séries populaires comme Bob Morane aux grands mythes shakespeariens, en passant par le fantastique des familles de Dean Koontz ou Graham Masterton. Bref, toutes les bonnes histoires qui m’ont fait rêver, et qui n’ont jamais cessé d’ailleurs.

Y’a t’il un thème que tu affectionnes particulièrement ?

J’espère que chaque histoire que j’écris est totalement originale et différente des autres, mais je dois reconnaître que certaines thématiques me hantent, et reviennent sans cesse, quoi que je fasse pour les camoufler, ou regarder ailleurs. Les mutations que subissent mes personnages, par exemple, les transformations de la chair, que ce soit la métamorphose en animal (dans "Hybrides" c’est un Indien qui se métamorphose en couguar) ou bien les sévices corporels (dans "Stigmates" un jeune homme se fait agresser par des skinheads qui lui gravent une croix gammée au couteau dans le dos, et il en devient fou de devoir porter ce symbole dans sa chair toute sa vie) ces thématiques ne cessent de revenir, sous de nouvelles formes à chaque fois. Et puis je mets souvent en scène des comportements vampiriques (dans "Muse" c’est un auteur qui boit son propre sang pour trouver l’inspiration, jusqu’au jour où il rencontre la demoiselle de ses rêves, qui lui offrira le sien, jusqu’à… hmm la fameuse transformation en autre chose, là encore) même si, en fin de compte, le thème principal n’est jamais réellement le vampire, ou en tout cas jamais réellement nommé comme tel. Dans "Blood-Road" par exemple, ils ont des griffes qui poussent, ils dévorent des autostoppeurs, ils dorment le jour. Ils sont qualifiés de "monstres", c’est tout.

Comment procèdes-tu pour écrire tes histoires ? Attends-tu d’être dans un état d’esprit particulier ou les mots te viennent-ils naturellement ?

Ça dépend des fois, et cela évolue au fil des années. Seul le plaisir demeure — sans doute de plus en plus intense, d’ailleurs.
À une ou deux reprises, je me suis contraint de rester assis devant mon écran jusqu’à ce que je puisse aligner une idée intéressante. J’ai écrit de cette manière "Cross-Road", une histoire de petit garçon dont le lapin est mort, et qui décide d’aller, la nuit tombée, de l’autre côté de la forêt, là où il est persuadé que se finit notre monde et où il pourra libérer l’âme de son petit animal. C’est une des histoires qui a particulièrement marqué mes lecteurs, aux échos que j’en ai eus après sa publication, comme quoi se forcer donne parfois lieu à de bonnes choses !
À d’autres moments, je bondis de mon lit à cinq heures du matin jusque parce qu’il faut que je couche une ligne ou deux, c’est une urgence.
Dans l’ensemble, j’écris toujours par saccades, par blocs de texte. C’est la succession de ces vagues successives, et qui se suivent de manière logique, qui donnent mes histoires telles qu’on peut les lire, une fois achevées.

Utilises-tu l’univers que tu côtoies dans ta vie de tous les jours dans tes histoires ou inventes-tu totalement le cadre d’action de tes personnages ?

Je crois. Disons que ce n’est pas si simple de répondre à une telle question car, forcément un auteur s’inspire avant tout de ce qu’il ressent, ou de ses projections mentales en tout cas. Mais, à ce moment-là, cela devient quelque chose de fantasmé et qui n’a plus aucun rapport avec la réalité. Ce qui est clair, c’est que je ne cherche pas, de quelque façon que ce soit, à raconter ma vie ou mes états d’âme dans ce que j’écris. Ce sont plutôt les histoires qui s’extirpent de moi parce qu’elles sont là, qu’elles veulent exister. Moi, je les écris, pour qu’elles puissent vivre, dans l’imagination des lecteurs. Pour apporter un peu d’évasion à celui ou celle qui ouvrira mes livres. Aucune autre prétention.

Je vois que tu écris surtout des nouvelles. Pourquoi ? Est-ce un format qui te convient ? Es-tu tenté d’écrire un roman complet sur une seule histoire ?

J’ai commencé par écrire des nouvelles parce que c’est une forme courte, bien adaptée pour publier en revues, et aussi parce que c’est le plus facile à lire pour un lecteur qui ne connaît pas encore un auteur, et qui hésiterait peut-être à se plonger sans préliminaires dans un pavé de 400 pages. On ne prend pas de risque en ouvrant un magazine et en lisant deux ou trois pages de fiction. Cela permet de faire découvrir un univers d’auteur. En tout cas c’est pour cette raison que j’en ai écrit autant : pour poser des bases, pour ouvrir des portes et inciter les gens à y jeter un œil. Pour leur faire rencontrer des personnages étranges, l’espace de quelques heures.
Maintenant, j’ai achevé mon premier roman, il s’intitule ANGEMORT et sortira fin septembre, aux éditions Nuit d’Avril. Je compte en écrire d’autres, j’ai déjà les idées. Une nouvelle urgence, en quelque sorte. J’ai des tas de personnages qui s’agitent dans ma tête et qui veulent vivre leurs aventures sur un format plus long, plus riche en rebondissements.
Mais, quoi qu’il arrive, je ne cesserai pas d’écrire des histoires courtes, parce que j’adore ça, tout simplement.

Comment as-tu procédé pour te faire connaître ?

Vu la quantité de choses produites chaque année, en effet, un jeune auteur a intérêt à se démarquer. Je pense que je l’ai fait sans m’en rendre compte, il y a quelques années, d’abord parce que je lisais mes histoires à la radio, mais aussi parce que j’avais réalisé des plaquettes, contenant trois nouvelles à chaque fois, que j’avais diffusées par correspondance dans les réseaux underground. Je m’étais inspiré des démos des groupes de rock qui veulent démarcher les maisons de disques. Mon nom avait donc déjà un peu circulé par ce biais, mais cela demeurait très confidentiel tout de même.
C’est surtout depuis la sortie de mon premier recueil, Déchirures, que les gens m’ont réellement découvert. Il y a eu des chroniques un peu partout dans la presse, j’ai été invité aux divers salons du livre, à Paris, Épinal ou Bruxelles… C’est ce genre de choses qui fait "connaître" un écrivain. Ça, et puis le bouche à bouche des lecteurs je suppose.

As-tu rencontré des difficultés pour te faire éditer ?

Pas vraiment. J’ai mis du temps pour y parvenir, mais c’est surtout que je ne suis pas très organisé. Au début, je proposais ce que je faisais un peu au hasard, sans rien connaître du milieu de l’édition ou des règles de ce marché. Je me suis pris pas mal de refus dans la tête, ce qui est toujours déstabilisant pour un jeune auteur. Il faut savoir que peu d’éditeurs publient du Fantastique, à plus forte raison de jeunes inconnus. Mais c’est justement là que le fait d’écrire des nouvelles a joué en ma faveur. Au bout du compte, certaines ont été achetées, par quelques revues ou éditeurs pour des anthologies.
En 2004, avec déjà quelques publications d’envergure derrière moi (notamment dans French Gothic, aux Belles Lettres, ou bien l’anthologie Polar que j’avais dirigée, aux éditions de l’Oxymore) j’ai proposé une compilation de mes textes aux éditions Nuit d’Avril, qui étaient en train d’émerger comme une maison spécialisée dans le Fantastique (et qui demeure, à ce jour, le seul éditeur dédié à ce genre, exigez leurs ouvrages chez votre libraire si vous appréciez les histoires du type de celles de Masterton, King ou Lovecraft !). Le directeur littéraire m’a proposé de sortir un recueil. Nous avons élaboré ensemble la liste des nouvelles à inclure au sommaire, en choisissant autant de textes déjà parus et d’inédits. L’idée était de présenter un livre de Fantastique sanglant assez percutant. J’y ai donc misé sur des histoires très rouges : un démon qui croise, dans un club, deux fillettes adeptes de la mode gothique, le tout se finissant en bain de sang, trois adolescents qui violent leur institutrice, ou encore une demoiselle maltraitée par sa sœur jumelle qui tente de prendre son destin en main… en s’armant d’un couteau de chasse ^^ Chaque nouvelle est une tranche de cauchemar, en quelque sorte. Le recueil est sorti en 2005 sous le titre Déchirures.

Actuellement, que peut-on trouver en librairie pour qui voudrait acheter tes livres ?

Déchirures doit encore être disponible absolument partout. Ou en tout cas, si le livre n’est pas en rayon, il suffit de le demander au libraire pour qu’il le commande, cela ne doit pas prendre plus d’une semaine.
Puis, le 22 septembre prochain, mon roman devrait arriver sur les étagères à son tour. Si ce n’était pas le cas, même chose, ne pas hésiter à le demander !

Tes histoires sont-elles influencées par des films fantastiques ou d’horreurs ? Si oui, lesquels ?

Je suis un fanatique de culture bis et de genre. Tous les films d’horreur me fascinent. Leur recherche d’esthétisme, surtout. Quand on parle de la chair, on est forcé de trouver des images et des prises de vue qui impactent les esprits. Et au final cela dépeint notre inconscient bien mieux que tous les films soi-disant "sérieux". On retrouve cette influence dans toutes mes histoires. Des films comme ceux de Rob Zombie sont de la cocaïne pour l’imagination.
L’idée, toute bête, à la base de mon roman ANGEMORT, par exemple, m’est venue en revivant en rêve la scène des pièces immergées d’Inferno de Dario Argento. Je me suis levé au milieu de la nuit et j’ai griffonné sur mon carnet une phrase toute simple qui allait donner lieu à tout le livre : "Il a trois demeures : ANGEMORT, ANGEREVE et SAINTANGE, trois portes vers l’Éther."

As-tu des périodes préférées ? (Universal, films de la Hammer, gothisme italien, films récents…)

A priori non, je n’ai aucune préférence particulière. Les films que je vénère ont tendance à être des créations des années 80, comme Hellraiser, les Prédateurs ou les Griffes de la nuit. Mais le Nosferatu de Murnau me hante tout de même, je le regarde régulièrement avec une fascination sans fin. J’aime le cinéma de genre, c’est tout. En ce moment, je suis plongé dans la série des Masters of Horror, un pur délice.

Y’a t’il un film en particulier qui serait le reflet de tes écrits, au sujet duquel tu pourrais dire à une personne : "si tu as aimé ce film, tu aimeras mes histoires" ?

Hmm, je ne sais pas trop. Surtout les films de série B, bourrés d’action et de cadrages à l’arrache, créant une atmosphère bouillonnante. On peut retrouver un côté Une nuit en Enfer dans mon roman, donc plutôt ce genre de film, plein d’humour noir, de mauvais goût jouissif, et d’euphorie enfantine. Dans l’ensemble, si les gens aiment l’univers de Clive Barker (Hellraiser, Le Maître des Illusions…) ou bien de Dario Argento pour le côté déviant et poésie surréaliste, alors je pense qu’ils ne seront pas en terre étrangère chez moi. Après tout, on trouve, dans mon roman, des catacombes meublées comme une galerie d’art secrète, ou encore une immense bibliothèque labyrinthe peuplée de livres vivants.

As-tu un droit de regard sur la couverture de tes livres ? Est-ce toi qui choisis le visuel ?

Jusqu’à présent, j’ai eu une chance assez phénoménale, je crois. Quand j’avais dirigé l’anthologie Polar, en 2004, j’avais précisé à l’éditeur (l’Oxymore) que je voyais un illustrateur précis pour la couverture : Aleksi Briclot (dessinateur de Spawn entre autres). Nous nous sommes mis en contact et Aleksi a réalisé l’illustration de couverture et les trois illustrations intérieures en fonction de ce que je souhaitais. Le résultat est purement superbe.
Pour Déchirures, l’éditeur (Nuit d’Avril) avait déjà réservé les services d’une illustratrice maison (Michelle Blessemaille) et il m’a mis en contact avec elle. J’ai pu lui expliquer ce que j’imaginais comme visuel, et elle m’a proposé plusieurs illustrations, jusqu’à ce que nous arrivions à la couverture de mes rêves, là aussi.
En ce qui concerne mon second livre chez eux, j’avais à nouveau une personne précise en tête : Dorian Machecourt, dont je suis un grand fan. J’ai donc demandé à l’éditeur si je pouvais choisir moi-même l’illustrateur, et il n’y a eu aucun problème. C’est donc bien Dorian qui m’a fait l’honneur d’illustrer la couverture d’ANGEMORT. Elle représente l’héroïne, Jad, exactement telle que décrite dans le roman.

Les critiques de tes écrits sont plutôt très positives. Comment appréhendais-tu ces critiques ? Quel effet ça t’a fait de voir que les gens et les professionnels aiment tes histoires ? Tu t’y attendais ?

Je suis le premier surpris (rires) mais je ne vais pas me plaindre. En tout cas, toutes les gentilles choses qu’on dit sur moi dans la presse me flattent, forcément. Mais mon souci principal reste de faire des livres qui plaisent aux gens, c’est très clair. Je suis mille fois plus heureux quand un lecteur me contacte en me disant qu’il a aimé mes histoires, qu’elles lui ont apporté de l’évasion, plutôt que de lire une critique, la plus élogieuse soit-elle, dans un magasine. J’écris pour eux — les lecteurs. Les critiques flatteuses, c’est la cerise à déguster pour l’ego.

Ton nouvel ouvrage s’appelle ANGEMORT. Tu peux nous le présenter et nous parler de sa genèse ?

ANGEMORT repose sur un concept tout simple, mais qui me tenait à cœur depuis longtemps : le fait qu’il existe des portes, dans notre monde, qui mènent au monde des anges et des démons.
J’avais très envie, à la base, de faire un clin d’œil aux romans gothiques du XVIIIe, en mettant en scène des personnages richissimes, dévorés par des obsessions bizarres et qui n’ont que faire du "monde réel" autour d’eux. Les lieux où se situe l’action sont également inspirés des codes du roman gothique traditionnel : toujours des endroits étranges et isolés, comme les catacombes meublées en galerie d’art par exemple, ou un immense château campé au milieu de rosiers sauvages, et protégé par des feux follets en guise de chiens de garde.
La façon dont l’histoire est racontée, par contre, est très moderne, et le style aussi dépouillé que possible. Je ne voulais pas ennuyer mon lecteur, ni m’ennuyer en écrivant. J’ai donc misé sur un découpage de pure série B, rythmé par des scènes d’action, débordant de sexe à toutes les pages, où l’on retrouve Jad, une jeune fille douée de la faculté de revivre le passé des choses par simple contact physique. Elle vit avec un collectionneur morbide, toujours tout de cuir vêtu, et amateur de cadavres. Le roman débute lorsque celui-ci fait l’acquisition d’une peau humaine… ou du moins ce qu’il croit être une peau humaine, car en fait il s’agit de la dépouille d’un ange. Non seulement l’âme de celle-ci est toujours emprisonnée à l’intérieur mais, le vrai souci, c’est que les personnes qui ont dépecé l’ange sont à sa recherche, et qu’il est déconseillé de se heurter à ce genre d’individus…
Hmm, et je peux difficilement en dire plus sans trop révéler de l’intrigue !

J’ai remarqué que le titre de tes histoires ne se compose que d’un mot. Pas de phrase ou de titre à rallonge. Est-ce un choix réfléchi ou juste une coïncidence ?

Je suis un maniaque psychorigide, c’est tout. J’éprouve une fascination pour le fait de regrouper toute l’essence de ce que je viens d’écrire en un seul mot. Quelque chose que l’on peut tenir dans la main presque, et dire : c’est ça. Ça parle de ça.

Quels sont tes projets pour le futur ?

Il me tarde déjà d’avoir mon roman en main, il part à l’impression cette semaine et dire que je suis tout excité est un euphémisme politiquement correct. J’ai déjà plusieurs autres projets sur lesquels je travaille tranquillement. Dont un nouveau recueil de nouvelles, où il sera essentiellement question du pouvoir de nos rêves, de nos désirs, et du fait de frôler ces autres mondes qui nous entourent. Il est également question d’un livre en collaboration, qui me tient très à coeur, mais je ne peux pas encore en parler car rien n’est officiel. Mais quoi qu’il en soit je compte continuer d’écrire et de publier chaque année de nouvelles choses, c’est certain.

La dernière, toujours la même : si tu as eu le temps de surfer sur Horreur.com, qu’en as-tu pensé ?

J’adore. Il est très complet (dossiers, interviews fouillées ^^ nombreuses références) et la navigation aisée. Je l’ai déjà consulté maintes fois et j’ai toujours trouvé mon bonheur. Les divergences d’avis sur les films, dans les commentaires, sont par ailleurs très intéressantes. Cela permet de se faire une idée beaucoup plus riche des œuvres. Du super boulot.

Merci à toi !

C’est moi qui te remercie, Stéphane !
Félicitations encore pour le site et, comme je le dis toujours : Rock’n roll !

Sire Cédric

MERCI A SIRE CEDRIC POUR SA DISPONIBILITE A REPONDRE A NOS QUESTIONS !

Interview réalisé par Stéphane Erbisti.



Lionel Colnard Sat, 10/06/2012 (All day)

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