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Bonjour Laurent et merci d'avoir répondu à nos questions. Pour la première, peux-tu nous présenter le parcours que tu as suivi afin de devenir illustrateur ? (école de dessins ou autres…)

Tout d'abord, je tenais à te féliciter pour la pertinence de tes questions. J'ai répondu à pas mal d'interviews "bateaux" mais là, tu tapes dans le mille, ce qui me pousse à croire que tu as bien étudié - et que tu apprécies" - ton "sujet" !

Mon parcours : tu pourras en avoir un aperçu sur mon site : http://www.melki.org , mais, pour être plus précis, je dessinais depuis toujours sur mes cahiers de cours, de la maternelle à la terminale.
Au début, j'étais un passionné de BD. J'en ai donc adopté le style : dessins à la plume et encre de chine tout d'abord, à la "Gotlieb", à la "Franquin"; j'allais à toutes les conventions sur la bande-dessinée : à la Mutualité, même à Angoulème.
J'ai un gros défaut, lorsque j'apprécie le travail de quelqu'un, que ce soit un illustrateur ou un acteur, je suis vraiment "fan", et je fais tout mon possible, par mon travail, pour le rejoindre, et le rencontrer à un moment.
J'ai donc pris le train pour Angoulème, en 1975, pour aller rencontrer mes idoles de l'époque : Fred, Franquin, Gotlieb, et Loro (déjà un style de dessins vampiriques), et leur montrer mes petits Mickeys, et avoir leur avis - et avoir surtout des dessins dédicacés - véritable trésor de guerre, dont je tapissais ma chambre.
Bien vite, mes dessins se sont obscurcis, les yeux se sont injectés, les dents ont poussé et les plaques tombales ont commencé à grincer. Je tombais dans le côté obscur de la Force !
J'ai encore aujourd'hui un flipper "King Rock" (de la marque Gotlieb !) que j'ai entièrement customisé en cercueil, avec fleurs de Lys, poignées et tentures rouges.
Mes parents, pour me calmer, m'inscrivirent aux cours du Louvre, pour ses croquis de nus - j'ai du apprendre à me servir d'autres outils : fusains, gouache, bref, j'avais le béret et la barbe du peintre qui poussait, pas trop mon style !
Ensuite, vinrent les quatre années d'ESAG, après le Bac, où nous apprenions les bases de la composition, de la chromatologie, des axes de communication, mais toujours le fusain, et les croquis de nu !
Je passais mon temps à leur rendre des dessins morbides ou ultra violents, des chats aux yeux rouges, des flics américains à tête de zombies (qui préfiguraient déjà le "maniac cop" !!), ce qui m'a occasionné un passage devant le directeur, pour "non conformité à l'éthique de l'école"!
A la thèse de fin d'année, j'ai présenté "la baie sanglante", en affiche cinéma 120160, aboutissement d'une collaboration parralèle avec "Hollywood Vidéo", premier éditeur de cassettes vidéos des années 80, pour lequel j'ai réalisé le premier volet de ma carrière, volet que je ne fermerais jamais, et pour lequel j'ai eu beaucoup de rencontres, de joies, d'émotions, dans le foisonnement de folie fantastique de ces années là : je réalisais mon rêve ! Dessiner des affiches originales de films d'épouvante qui m'avaient fait rêver - ou plutôt cauchemarder !

Si tu devais définir ton style ?

Je dirais "hyper réaliste allégorique, à tendance maniaco-artistique, commercialement incorrect..." mais je me soigne !

Y’a t’il d’autres illustrateurs que tu vénères, qui t’ont inspiré ?

Le mot "vénère" est presque faible lorsque j'évoque la perfection du trait, la patte de légende d'un certain Casaro (Rambo, pleins de sous-Rambo, de Gialli italiens...), et Mascii, l'orfèvre en matière de ressemblance, d'impact, le "patron" des illustrateurs des années 70-80 avec les productions "Canon", sans oublier les artistes créatifs, inventeurs de mondes qui n'appartiennent qu'à eux : Boris Vallejo, Frazetta (le père de l'Héroïc Fantasy), et, bien sur, notre Druillet national au graphisme hyper chargé et flamboyant.

Pourquoi te spécialiser dans la création d’affiche ?

J'ai vite compris que la bande-dessinée n'était pas pour moi : dessiner mille fois le même personnage dans autant de cases exigües, que d'aucun ne découvrira, faute d'acheter l'album.
Tout l'inverse de l'affiche : un seul dessin, le plus travaillé possible, l'aboutissement d'une idée, poussée à la perfection, fait pour accrocher l'oeil, pour interpeler, que l'on le veuille ou non, l'affiche s'impose - si elle est réussie, on s'en rappelera.
Une bonne affiche doit synthétiser en un coup d'oeil l'essence même du film ou du spectacle, et les fixer à jamais dans notre inconscient collectif...pas une mince affaire !
L'affiche amène, par sa facture même - illustration, composition - une deuxième notion artistique, qui peut renforcer la valeur de l'oeuvre qu'elle défend. C'est une "valeur ajoutée", une oeuvre d'art à part entière; elle doit être la vision d'un artiste sur le travail d'un autre artiste.

Dans les années 80, tu es devenu l’illustrateur culte des fans de films d’horreurs, notamment grâce à la magnifique affiche de Creepshow, mais également de nombreuses jaquettes de Vhs qui nous faisait rêver (elles le font toujours !) dans les vidéos clubs. Le cinéma fantastique et toi, c’est une histoire d’amour ou juste une opportunité qu’on t’a donné ?

Je te remercie de tant d'éloges, mais c'est la preuve que si l'on insuffle la passion que l'on a en nous, sincérement, et que l'on va jusqu'au bout, dans la réalisation de son art, dans le seul but de donner du plaisir - et du désir - à ceux qui la verront, alors cette passion sera partagée, et l'oeuvre appréciée.
Je crois que le maître mot ici est bien "sincérité". Un illustrateur qui ne "sent" pas son sujet, n'y adhère pas, et réalisera peut-être une affiche correcte, mais qui ne touchera pas en profondeur les amateurs pour qui elle est destinée, et ne restera qu'un "support".
Tu as bien compris que c'est la passion du cinéma fantastique et du dessin qui m'a ammené à choisir ce métier.

Quels sont les affiches de films d’horreurs dont tu es le plus fier ?

A l'époque, et encore aujourd'hui, l'émotion que j'ai éprouvé de voir ma première affiche en 4m par 3 sur les murs de Paris ne s'effacera pas : il s'agissait bien sur de "creepshow", mon premier film cinéma à budget, à casting, et d'auteur(s) : Stephen King, George Romero, avec, je dois dire un succès immédiat de l'affiche, suite certainement à l'énorme battage publicitaire de l'époque, et un style plutôt nouveau : le horror-movie-cartoon.
Style que l'on retrouvera plus tard avec "freddy 3 et "le cauchemar de freddy".
Je me rappelle, dans une moindre mesure, être resté en arrêt, de longues minutes, devant l'affiche du Festival du Film Fantastique du Grand Rex, que j'avais enfin réalisé, après y être allé une bonne dizaine d'année durant, voir trois films d'horreur de suite. Une époque fabuleuse.

A partir de quels éléments réalisais-tu ces affiches ? Affiche américaine, photos, ta propre vision ?

C'est très variable.
Quand on a de la chance, la version "3 étoiles" du métier pourrait être : salle de projection privée, photos du film, brief de la production.
La version favelas : même pas une cassette vidéo, une seule photocopie noir et blanc d'une photo de plateau floue, et un résumé écrit en Thaïwanais.
Le résultat doit être le même : donner l'impression qu'il s'agit d'un chef d'oeuvre, et ne jamais être en deça du film (pour certains, ça aurait été difficile ! Rires...)
Lorsqu'on me fait confiance - c'est comme les spectacles aujourd'hui, Laurent Gerra, le Cirque Bouglione ou les films de Belmondo -je peux exprimer ma propre vision du film, y apporter mon univers. C'était le cas de tous les films vidéos des éditeurs indépendants, pour lesquels j'ai développé le style d'illustrations fantastiques que tu connais, et que je concevais comme des tableaux.

Question bête mais pas tellement au vu de certaines jaquettes de films (pas les tiennes) : regardais-tu le film sur lequel tu devais travailler ? T’inspirait-il pour la réalisation de l’affiche, son ambiance ?

Evidemment, voir le film est le carburant de l'imagination - quand il est bon, ça te donne des ailes, et il faut être du niveau - mais quand le film est nul, il n'y a plus qu'à imaginer le même film tourné par Dario Argento, y mettre ses couleurs, sa folie, et transformer le navet en citrouille géante.
Inventer un slogan accrocheur : "suppliez le pour qu'il vous tue d'abord", puis un bon titre "pyromaniac" ! Un film que j'ai eu l'impression de faire tout seul ! Mais un bon résultat... En fait, imaginer le film idéal que l'on aimerait voir, et en réaliser l'affiche qui nous donnerait l'envie d'y aller. Ca, c'est du Fantastique !

Quelle place tiens l’affiche par rapport au film lui-même pour toi ?

L'affiche doit être aussi artistique que le film. C'est un spectacle parralèle, une bande annonce en une image, elle doit impérativement transcender le film, le rendre incontournable.
J'ai un rapport très charnel à l'affiche : lorsque j'avais une quinziane d'année, les affiches racontaient ce qu'on alait voir, ou donnaient une vision magnifiée de ce qui se cachait derrière. Elles étaient narratives, colorées, exultantes, et elles reflétaient en plus du film, la vision de leur créateurs, voir la fabuleuse affiche d'Inferno de Dario Argento.

Malheureusement, je trouve qu'avec les studios de création, les "créateurs" ne créent que du "photoshop", des montages photos, et sont, semble t'il, beaucoup plus timorés, ou n'ont plus la latitude et la liberté de délirer.
Le cinéma est une telle industrie que c'est devenu avant tout une affaire de sous, où l'on ne prend plus le moindre risque, et où tout est pasteurisé, pour ratisser le plus large, où beaucoup d'affiches se ressemblent, ne racontent plus rien, ressemblent de plus en plus à la une des magazines, et ne prennent en fait qu'un seul risque : celui de lasser.
Certains distributeurs et producteurs recommencent à se rendre compte qu'une bonne affiche doit se démarquer des autres, avoir énormément d'impact, et attirer les spectateurs.

Si je te dit que pour certaines VHS que tu as illustré, ton affiche est meilleur que le film, ça te fait plaisir ?? (lol)

Et comment ! C'est mon but, donner la meilleure image d'une oeuvre - aussi ratée soit-elle !
Cela m'a d'ailleurs déservi à une époque, avec Scherzo Vidéo, les gens repéraient facilement mon style, et se doutaient - à tort ou à raison - qu'ils ne trouveraient pas forcément la même qualité, la même vision dans la boite !

Pourquoi ne pas avoir mis plus d’affiche de films d’horreurs sur ton site ? Il n’y a même pas Creepshow, juste Freddy 4 ! Tu veux mettre cette partie de ta carrière de côté ??

Bien sur que non...
Un site doit être le reflet de ce que tu fais au moment "T".
Internet, c'est l'information à la minute. Il n'y a pas de place pour le passé.
J'ai fait ce site pour présenter le Laurent Melki d'aujourd'hui. La demande a changé et l'on risquerait de ne me cataloguer que dans ce style là.
Ceci dit, devant les mutliples sollicitations que je reçois, il faut bien que je me rende compte qu'une génération d'amateurs de fantastique m'a considéré comme le représentant de cette période.
Je te promets de créer une sorte "d'alcove", où je présenterai une grande partie de mes affiches d'épouvante !
(chose faite depuis peu, avec l'ajout de la rubrique "culte" ! Merci Laurent !! NDR)

Connais-tu approximativement le nombre d’affiches que tu as réalisé au cours de ta carrière ?

A une période, avec l'explosion de la vidéo et de ses petites productions de films de série B, qui sortaient fièrement dans le commerce et entamaient une nouvelle vie en vidéo après le cinéma ("2000 maniacs", "soeurs de sang", "trauma", "frissons", "le venin de la peur"...), je travaillais sous perfusion. Cela pouvait aller jusqu'à 4 affiches par mois, le public répondait présent, car il pouvait enfin assouvir sa soif d'interdit, car ces films, pour la plupart, étaient interdits en salle aux moins de 18 ans, n'étaient pas tous distribués au cinéma, et ne passaient jamais à la télévision. D'ailleurs, un éditeur vidéo (René Château - NDR), avait choisi comme slogan : les films que vous ne verrez jamais à la télévision !".
Pour l'anecdote, je me souviens, à la sortie en salle de ce qui, pour moi, représente le vrai film d'épouvante : "Suspiria", de Dario Argento, être allé le revoir et avoir filmé en super-huit (!!) la scène des ressorts, et celle des yeux verts - la qualité était immonde mais j'avais réussi à avoir le film chez moi, bien avant la démocratisation de la vidéo !
Pour répondre à ta question, j'ai bien du faire deux cents affiches d'épouvante !

Combien de temps prend la réalisation d’une affiche ? Avec quels matériels travailles-tu ? (pinceau, aérographe…)

Pour une affiche de jaquette vidéo ou de cinéma, il faut le temps de visionner le film, faire des esquisses, choisir la meilleur, dessiner le projet au crayonné, puis effectuer la mise en couleur. Ce processus peut mettre d'une semaine à un mois.
Ma technique est simple : crayonné au crayon sec, puis gouache en aquarelle au petit pinceau, en couches succesives, puis aérographe pour les fonds, et pour soutenir les couleurs.

L’orientation de ta carrière a changé avec les ans, où tu sembles plus te consacrer à illustrer "des personnes", des acteurs, les rendant le plus réaliste possible. Pourquoi ce changement ?

Excellente question !
Il faut bien dire que l'âge d'or du fantastique (productions indépendantes, festivals (Avoriaz, Grand Rex), magazines, films sortis en salle pour un public de connaisseur, véritables réalisateurs passionnés et filmant avec les tripes plutôt qu'avec 15 directeurs de productions et essort de la vidéo) est, hélas, derrière nous.
Les films fantastiques actuels ne sont plus des films d'artistes mais des commandes de studios, qui ne bousculent plus les codes du genre... bien au contraire, les cantonne à des films pour teenagers américains décérébrés, allant au ciné le samedi soir pour renverser Cindy sur les fauteuils, derrière un bol de pop-corn XXL.
L'horreur est aseptisé, le fantastique s'est fast-foodisé et le vrai sang des vampires de la Hammer, des Templiers morts vivants, detecteurs de battements de coeur, ou giclant de l'imaginaire visionnaire d'un Dario Argento ou d'un Lucio Fulci, s'est transformé en ketchup.
Moins de films, un style qui s'essoufle, un public lassé, trop "daubérisé", j'ai du changer mon pinceau d'épaule, et ai pris d'assaut la presse des magazines, tout d'abord en réalisant des couvertures pour l'Express, Le Point, Vsd, (Mad Movies, Impact, Toxic également ! NDR) avec quelques incartades dans le charme et les pin-ups : couverture de Lui avec Danièle Gilbert, Anne Sinclair ou Vanessa Paradis, mais aussi Les Folies Bergère, les Hot D'or.
Que l'on dessine Freddy ou Bernard Tapie, la méthode est la même : c'est la quête de la ressemblance.
C'est ce qui m'a toujours fasciné : aller plus loin que la photo, l'hyper réalisme, le trompe l'oeil.
A force de dessiner des stars TV, des acteurs, des chanteurs, je me suis spécialisé dans les portraits de stars, pour pouvoir accéder aux affiches de films à casting, et aux affiches de spectacles.
Mis en confiance, ceux qui me confiaient des affiches de films fantastiques m'ont confié des films de renom comme "La Piscine" avec Delon, puis "Le Professionnel", "Le Solitaire", et d'autres films de Belmondo.

J’ai lu que tu vénères Belmondo et Delon. Tu les as rencontré pour la réalisation des affiches de Fil à Film ? Comment ont-ils apprécié ton travail ?

Comme je te l'ai dit, étant maxi fan de Jean-Paul Belmondo, j'ai eu l'occasion, en réalisant tous ses films récents pour Fil à Film, de le rencontrer.
Je lui ai présenté, au Théatre Marigny, l'affiche du "Solitaire" et celle du "Professionnel".
Il était fidèle à lui-même, écharpe blanche, costume clair, sourire à la boutonnière, entouré, tel le Roi Soleil, d'une vingtaine de sujets.
Il a adoré, et m'a confirmé son goût pour l'illustration et la mise en scène graphique, magnifiant le personnage.

Tout l'inverse de Delon.

Même écharpe blanche, sourire aux oubliettes, yeux Python 357 (nuance de bleu), m'annonçant lors d'une interview qu'il donnait au festival du film Policier de Cognac, dont j'avais fait l'affiche, alors que je lui demandais pourquoi il n'avait, à l'instar de Bebel, jamais fait appel à un illustrateur pour sa série de "pourri de flic dans la peau d'un flic qui dort" : "je fais tout moi-même, je produis, je joue, je choisis moi-même la photo et je fais l'affiche". Don't Acte !

Mais lorsque plus tard, je lui ai montré l'original de "la piscine", il était très ému de voir Romy Schneider et m'a simplement gratifié d'un "mille merci".

La rencontre avec des gens d'exception ne peut que te faire évoluer. C'est un des cadeaux de ce métier.

Quelle affiche de film ou de spectacle rêverais-tu d’illustrer ?

Faire l'affiche du prochain Bruce Willis, un petit Spielberg, la Reine Margot 2 le retour, Rambo 4, de la prochaine comédie musicale qui cartonnera pendant 10 ans, et beaucoup d'affiches de spectacle.
Evidemment, si Dario Argento lit ces lignes, il peut être sur que je lui ferais un chef d'oeuvre digne de sa folie visuelle !

Sur quels projets travailles-tu en ce moment ?

Je viens de terminer la nouvelle affiche du Cirque d'hiver Bouglione, pour la troisième année consécutive.
Tu vois, la magie de ce métier, c'est de faire rêver.
De "creepshow" au clown blanc, finalement, il n'y a qu'un trait...

Que peux t’on te souhaiter pour l’avenir ?

D'aller comme je l'ai toujours fait, où mes envies me portent, essayer de redonner à l'affiche illustrée la place qu'elle mérite, en offrant une alternative aux affiches-marketing qui banalisent notre imaginaire... et pourquoi pas, que la mode des films d'horreurs revienne, avec son cortège d'abominations, pour que je reprenne mes mauvaises habitudes !!

La classique pour la dernière : si tu as eu le temps de surfer un peu notre site, qu’en penses-tu ?

Raaaahhh !! Ca donne envie d'aller au ciné se faire une toile bien rouge... C'est hyper complet, très visuel, pleins de photos, super logo, j'ai aimé les avis des internautes ! Il y a des fidèles...
Un autre truc que j'ai adoré, c'est la section "musique de films". C'est très rare et pourtant, la musique d'épouvante tient une place prépondérante dans l'univers et le succès d'un film... Elle crée le climat autant que les images.
A quand une interview ou un dossier sur "les Goblin", géniaux compositeurs de la musique de Suspiria, ou d'Emerson, avec son opéra baroque dans Inferno et Frizzi avec la musique martelante de "frayeurs".
J'avais d'ailleurs, pour le dernier festival du Grand Rex, composé la musique diffusée à l'entracte, sévérement pompée sur Frayeurs - le public défonçait les fauteuils en suivant la batterie !!
Comme tu l'as compris, je suis aussi fou de musique de films...mais...je ne vais pas te raconter ma vie !!

Voilà Stéphane, mon feutre donne des signes de faiblesses (Laurent m'a envoyé cette interview par écrit, soit 9 pages de textes !! NDR).
J'espère que tu t'en sortiras à retaper tout ça !
Encore merci de ton intérêt et de ta fidélité !

Amicalement

Laurent Melki !

MERCI A LAURENT MELKI POUR TOUT LE TEMPS QU'IL A PASSE A REPONDRE MANUELLEMENT A CET INTERVIEW ET LONGUE CONTINUATION A LUI !

Stéphane ERBISTI & Jérémie Marchetti



Lionel Colnard Fri, 10/05/2012 (All day)